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> Mes voeux pour 2018 !

3012018

voeux 2018 simple

Ce message s’adresse à tous ceux qui ont contribué à mon année 2017, à Limoges, à Lille ou ailleurs, et à ceux qui feront un peu de mon année 2018, que je le sache déjà ou que je n’en sois pas encore conscient.

Puisse donc cette année qui s’annonce donner à chacun et chacune d’entre-vous les moyens de mener à bien les projets que vous entendez construire et partager.

Puisse cette année, comme l’année qui s’achève et conformément à mes voeux pour 2017, être une année de bienveillance, sans conditions ni préjugés.

Au-delà, pour cette année 2018 tout particulièrement, je nous souhaite, en toutes circonstances, de trouver les ressources pour déjouer les facilités et les habitudes qui nous entravent, ébranler les certitudes qui méritent de l’être, repousser les convenances qui exigent d’être transgressées, et porter les idées qui gagneraient à prospérer. L’époque exige de nous du lien, de l’inventivité et sans doute un peu d’audace, pour bâtir tout un tas de beaux édifices accueillants. Tâchons pour cela de bien nous entourer, de jouer collectif, et de savoir exprimer aux autres les évidences qui ne paraissent plus toujours en être.
C’est ce que je me souhaite personnellement et plus que jamais pour cette année, et c’est ce que j’espère pour vous tous.

En attendant de vous revoir, et, pourquoi pas, au-delà des mots, de construire quelque chose ensemble, je vous souhaite donc une très belle nouvelle année. Qu’elle puisse vous apporter les satisfactions, professionnelles et personnelles, que vous attendez, et la force de surmonter les difficultés.

Bien amicalement à tous, et je l’espère, à très bientôt, ici en Ariège*, ou ailleurs !

Lucas

* Pour ceux qui l’ignoreraient, je travaille depuis octobre au sein du Pays d’art et d’histoire des Pyrénées cathares, où je m’occupe plus précisément de la thématique du patrimoine industriel. C’est loin, mais c’est beau !




J’ai 10 ans ! Et maintenant ?

5122017

10 ans déjà…

Le 5 septembre 2007, je publiais le tout premier article de ce blog. Sobrement intitulé « Bienvenue ! », il n’avait certes pas encore la tonalité politique que mes écrits prendraient peu après et progressivement, mais il constituait le point de départ d’une aventure personnelle, à la fois numérique et politique.

Il y a donc un peu plus de dix ans. Dix ans d’âge ; une éternité dans le petit monde des blogs, et au-delà, à l’échelle de la société numérique. Alors florissante, dynamique, symptomatique d’une nouvelle façon de créer et prolonger les débats d’idées, la blogosphère semble avoir été progressivement ringardisée par les renouvellements successifs et effrénés des codes de la communication et de la discussion numériques, dont les réseaux sociaux sont la principale incarnation.

En une décennie, la galaxie des blogs limousins s’est effectivement rétractée. Parmi les principales adresses qui à l’époque contribuaient à l’animation des débats politiques avant, pendant et après les périodes électorales, et prolongeaient (voire concurrençaient pour certaines) la presse locale, citons notamment le blog de Tristan Bromet, sans doute le plus actif et le plus riche en révélations, le carnet de Vincent Léonie, les blogs des socialistes la Jeune garde du 87 (ouvert pour les municipales de 2008) ou de Maxime Nègremont, celui du centriste Pascal Appanah, du lycéen Pierre Dumazeau, ou encore ceux des écologistes Cyril Cognéras, Yann Dano et Florent Mignot. Au plus fort de leur activité – les élections de 2008, donc – tous ces blogs généraient plusieurs centaines de visites par jour, de nombreux commentaires, et leur lot régulier d’évocations dans la presse traditionnelle. Il faut bien avouer qu’ils avaient contribué à souligner le manque d’appétence des élus locaux pour la communication numérique : Nadine Rivet, alors élue d’opposition Modem, aujourd’hui devenue adjointe de l’équipe Lombertie, faisait presque figure d’exception (également en tant que femme !), bien que son blog ne rendît plus compte que des résultats du CSP lors des deux dernières années de son existence…

Surf sur la blogosphère- 27122007

 

Aujourd’hui, les blogs survivants sont rares. Le tournant date vraisemblablement de la pré-campagne présidentielle de 2012, qui consacre l’avènement massif des posts Facebook et des tweets dans la communication politique comme dans l’action militante. À cette époque, on s’étonne de l’absence de la plupart des élus locaux du Limousin des réseaux sociaux (décidément le web ne les séduit pas), et c’est déjà la preuve d’un changement d’époque, voire d’une fracture entre deux ères.

Certains des anciens blogueurs limousins ont changé d’horizon ; c’est le cas de Tristan Bromet, qui avait fermé son blog dès la fin 2009, au grand regret de nombreux internautes. Recruté quelques mois chez France 3 Limousin comme chroniqueur, puis parti à Paris où il fut plus récemment au cabinet d’Anne Hidalgo à la mairie, il est depuis quelques mois chef de cabinet de Brigitte Macron à l’Élysée (quel parcours !).

 Parmi ces blogueurs historiques, d’autres demeurent actifs à Limoges ; ils ont parfois pris un peu de distance vis-à-vis de l’engagement partisan, parfois au contraire l’ont fait perdurer, voire fructifier. Vincent Léonie a pris une autre dimension politique, puisqu’il est aujourd’hui adjoint au maire de Limoges en charge des questions d’urbanisme. Maxime Nègremont est élu municipal d’Isle. Cyril Cognéras, ancien conseiller municipal, parmi les pionniers (blog ouvert en 2006), continue d’alimenter son site, où politique et écriture se côtoient toujours. S’il garde ses sympathies pour la gauche alternative, Florent Mignot a pris quelque distance avec l’engagement partisan depuis sa dernière candidature aux départementales en binôme avec l’insoumise Marie Labat. Cette dernière, connue autant pour son activité d’auteure de polars que ses récentes participations aux scrutins locaux, est une des figures de cette nouvelle génération de militants connectés, de fait pas forcément plus jeune mais certainement pas moins engagée. Quelques rares élus incarnent ce mouvement : Laurence Pache, ex-élue régionale creusoise, ou Danielle Soury, sa camarade insoumise élue à Limoges, ont renouvelé le paysage en ouvrant leurs blogs respectifs. Le blog Limoges Reconquête, héritier de la Jeune garde, distille aussi, quoique de façon fort épisodique, les espoirs d’une gauche locale encore atomisée, et atone… Ponctuellement, au gré des scrutins, quelques blogs éclosent puis s’éteignent – on se souvient notamment des « portraits cachés » de Cyril Marchan lors de la campagne municipale de 2014, ou plus loin de l’expérience avortée de « Libre à Limoges », magazine papier et web alternatif d’opposition à la majorité Rodet…

C’est une évidence, la blogosphère n’est plus ce qu’elle était. Les rares blogs encore actifs sur Limoges parlent avant tout de patrimoine et de belles photographies (« Limoges passionnément » par exemple). Désormais, l’actualité politique vit donc largement sur Facebook ou Twitter : outre Marie Labat, c’est largement sur les réseaux sociaux que s’expriment les élus et militants comme Emile-Roger Lombertie (le maire de Limoges dispose aussi d’un « carnet »), Gérard Vandenbroucke, Philippe Reilhac, Marie-Anne Robert-Kerbrat, Guillaume Guérin, Pierre-Edouard Pialat, Stéphane Bobin… Certains sont actifs sur plusieurs fronts, et croisent les engagements : on pense aux parutions régulières de Laurent Bourdelas, qui mêlent toujours de façon engagée actualité culturelle et histoire locale, ou encore à celles de Vincent Brousse, non dénuées d’humour.

Les échanges sur ces réseaux sont sans doute plus vifs, probablement plus vivants… mais pas forcément plus sincères. Le pire côtoie le meilleur. Surtout, ils sont plus éphémères. Les traces ne subsistent pas, vite remplacées par l’actualité du lendemain. On peut en ressentir de la nostalgie, mais désormais sans doute s’informe-t-on et débat-on autrement. Les réseaux sociaux ont en partie aboli les hiérarchies sociales, culturelles, ce qui n’est pas un mal en soi. Ils paraissent plus paritaires, aussi, saluons-le. De manière générale, ils semblent aujourd’hui essentiels pour des décideurs décidés à renouer avec leurs administrés. Ils ont facilité le développement de mouvements citoyens alternatifs soucieux de bousculer les pesanteurs et de donner un petit coup de fouet au débat public (55 citoyens pour Limoges en est un exemple évident). Mais sans doute n’y a t-on pas toujours gagné en sérénité… Le web n’est pas une fin en soi !

De mon côté aussi, les publications se sont faites plus rares – et en même temps plus denses et toujours plus « localistes ».

Si je devais revenir sur quelques moments marquants de cette expérience, sans doute pourrais-je citer :

2008-2012 blog

Sur un plan plus statistique, mon blog c’est

  • 538 articles publiés, essentiellement entre 2007 et 2013 j’en conviens.
  • 808 commentaires (modeste, j’en conviens aussi), dont 28 sur la page de description personnelle (merci pour votre soutien!)
  • Plus de 430 000 visites (mais il s’agit de chiffres à prendre avec bien des pincettes…)

Ce sont aussi quelques lecteurs que je sais avoir été réguliers, même sur une période ancienne.

Merci à tous ceux qui depuis le début ou depuis plus récemment, ou plus ponctuellement, ont suivi les débats et les idées qui ont émaillé l’actualité, en même temps qu’ils ont rythmé (et ont été rythmés !) par mes successives pérégrinations, en Suisse et à Lille notamment. De l’adolescence à l’âge adulte…

Mon quotidien a changé. Depuis octobre, j’habite en Ariège où je m’occupe désormais de patrimoine industriel. Je n’ai pas quitté le Limousin pour autant ; comme « toujours », j’y reviens autant que possible, toujours animé par le même attachement à ce territoire riche de ce qu’il ne sait pas toujours… Assez logiquement, mes nouvelles obligations, un nouveau mode de vie, m’invitent à modifier l’utilisation de cet espace, déjà un peu délaissé dernièrement. Pour éviter de revenir une fois encore sur mes propos, je n’annoncerai pas la suspension de ce blog. Sans doute y publierai-je encore, au gré de mes engagements, de mes passions, de ma sensibilité aussi. Patrimoine et politique continueront, je l’espère et le souhaite, de s’y mêler. Soit dit en passant, l’essentiel de mes activités est accessible via cet espace annexe, qui condense publications et engagements associatifs et plus personnels.

A bientôt, et merci encore aux quelques irréductibles qui par fidélité ou par hasard, passeront par ici. :-)




> Des citoyens candidats aux élections départementales !

14032015

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Vous ne voterez pas dimanche.

Ou alors, vous ne savez pas pour qui voter.

Ou encore, vous vous dites que vous allez certainement voter « utile », sans illusions…

Ou même, vous n’êtes pas inscrits sur les listes et ça vous est bien égal.

Vous êtes désabusés, quoi qu’il en soit. Déçu, blessé.

Un instant. Juste quelques minutes. Pas longtemps.

Et si… des citoyens lambda, enseignants, commerçants, demandeurs d’emploi, étudiants…, hors du système politique fatigué, bref des citoyens comme vous, faisaient le choix de casser les codes et, se disant que les choses ne peuvent pas rester figées et à ce point démoralisantes, se présentaient à vos suffrages ? Des candidats tout neufs. Oh, ils ne sont pas providentiels ces candidats. Ils ne révolutionneront rien, que ce soit clair. Et ce n’est pas parce qu’ils se disent « indépendants » qu’ils n’ont pas de convictions marquées. Non non. Simplement, ils se sont dits qu’ensemble, ils pouvaient à leur toute petite échelle incarner la preuve que tout à chacun a légitimité à ouvrir les débats. À montrer que chaque citoyen a légitimité à interpeler ses élus, à proposer des idées, à dire que ça ne va pas bien, et que lui, par son expérience de vie, peut contribuer à améliorer les choses.

Des citoyens candidats aux élections départementales. Au nom de quoi ? De ce statut de citoyen, si dévoyé, instrumentalisé, et pour autant fondement de notre démocratie. Le pouvoir n’est-il pas censé être celui du peuple ? Mais les élections départementales, pourquoi ? Le département, échelle de proximité par excellence, bien que son avenir soit flou, est l’acteur de la politique sociale, des collèges, du développement culturel, associatif et économique… c’est dire s’il est au cœur de notre quotidien ! Alors mobilisons-nous !

Quelle folle aventure que celle dans laquelle nous nous sommes lancés ! Folle, intense, mais réfléchie ! Si nous nous engageons tous à titre personnel – une association ne saurait financer une campagne – c’est bien dans la foulée des dossiers thématiques présentés par 55 citoyens pour Limoges sur le patrimoine et les mobilités. D’autres suivront. Des dossiers qui sont le fruit de notre passion pour notre ville, de notre envie d’apporter notre petite contribution au débat public, oh oui, le public, le bien commun, ces idées auxquelles nous souhaitons croire, encore.

Nous ne voulons pas additionner nos voix à celles qui crient que les politiques sont tous les mêmes, et qu’il ne sert plus à rien de voter. C’est donc là le sens de notre engagement, que d’aucuns jugeront insensé et démagogique. Reposons-nous la question bon sang : qu’est-ce qui doit motiver l’engagement pour la collectivité ? Le compte en banque ? Non. Le fait d’être bien né ? Non plus. Le fait d’être en odeur de sainteté avec une fédération parisienne qui se substitue bien trop souvent à l’intérêt général des citoyens sur le terrain ? Sûrement pas ! Pas plus que l’âge, l’origine, l’héritage… Halte à la professionnalisation de la politique ! L’expérience, ça se construit si l’on ose donner leurs chances à d’autres personnes, d’autres visions, d’autres parcours de vie.

Cet article est également une occasion de répondre à certaines attaques et accusations infondées. Non, nous ne sommes pas le sous-marin du Front national. Nos membres sont des sympathisants de toutes tendances républicaines, marqués par des engagements associatifs, humanitaires, syndicaux, qui tous sont placés sous le signe de la lutte contre les inégalités, les injustices et les préjugés. Non, notre engagement, aussi dérisoire puisse-t-il paraître aux yeux de certains adeptes du cumul, n’est pas bêtement motivé par la rancœur contre un parti qui n’aurait pas su satisfaire nos ambitions de pouvoir.

Je vous propose ci-joint de prendre connaissance de notre circulaire de campagne.

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Ainsi qu’un exemplaire de notre tract, que nous distribuons actuellement en ville. Vous y retrouvez les grands axes de notre programme :

Tracts9

Notre programme également ici :

- ne pas cumuler plusieurs mandats politiques.
- consulter la population, comme cela a déjà été fait dans d’autres territoires, en cas de grand projet engageant des dépenses importantes pour le département (LGV, centre aquatique de Saint-Pardoux, grands équipements routiers…).
- revenir sur la décision autoritaire qui écarte les jeunes majeurs des dispositifs d’aides.
- soutenir toutes les initiatives citoyennes qui favorisent le bien vivre ensemble sur un territoire commun (budget participatif, participation aux commissions, soutien aux entreprises solidaires et aux associations locales, création de micro-crèches).
- organisation d’Ateliers participatifs sur les services publics (rencontres dans les cantons entre élus et citoyens pour définir les besoins)
- ou encore : refonte du festival « La culture au grand jour » (élargissement des thématiques), création d’un Conseil départemental des jeunes…

Nos candidats :

Canton de Limoges-4 La Bastide-Beaune-Beaubreuil :
Titulaires : Stéphane BOBIN (technicien audiovisuel) et Geneviève LEBLANC (enseignante)
Remplaçants : Lucas DESTREM (étudiant) et Elisabeth SOUTENET (demandeur d’emploi)

Canton de Limoges-6 Centre-ville :
Titulaires : Muriel JASNIAK-LASKAR (commerçante) et Philippe PASQUET (employé La Poste)
Remplaçants : Adrien LAUMONNIER-NADAL (étudiant) et Françoise LEFLAIVE (retraitée, militante associative)

Dans quel canton votez-vous ?  Cliquez sur « Calques » en haut de la page, puis sur « Cantons » dans le bandeau à gauche.

Bien entendu, rien ne remplace le contact et l’échange en direct, en chair et en os. Si nos moyens humains et financiers ne nous ont pas permis d’organiser des meetings et de louer des salles – si ça encore c’est pas une preuve que le système démocratique est ficelé avant tout pour les grosses écuries…, nous vous donnons quand même rendez-vous toute la semaine au détour des marchés et des rues des deux cantons ! Ce sera l’occasion d’échanger sur nos priorités et vos attentes pour le département.

Alors, vous pourriez voter pour nous, non ? Allez, en toute humilité… un peu d’audace ! ;-)

Ah, et aussi, je vous donne rendez-vous après la campagne pour venir nous retrouver lors de nos réunions hebdomadaires ! 55 citoyens pour Limoges est avant tout une association ouverte à toutes les bonnes volontés, tous ceux qui veulent contribuer, sans forcément vouloir se présenter à une élection, à leur échelle, à construire des projets de proximité et de développement pour Limoges et sa région ! Les seules conditions ? Aimer cette ville envers et contre tout, et aimer les gens qui la font, bon sang !




Mes projets

3112014

Sur cette page, vous pouvez retrouver un résumé de mes projets autour et à l’extérieur du blog. Je vous encourage amicalement à me contacter pour plus d’informations !

Liens utiles :

mon CV (juillet 2017)
- mon profil Linkedin

Tous mes projets sont recensés sur mon portfolio personnel

lucasdestrem.com

55 citoyens pour Limoges

Je suis un des initiateurs et des adhérents de l’association citoyenne 55 citoyens pour Limoges. Notre but ? Œuvrer à la santé de la démocratie, au développement de la ville et au bien-être de ses habitants, en suivant les dossiers de la mairie, interpelant la municipalité si besoin et en faisant des propositions si possible réalisables et novatrices.
N’hésitez pas à me contacter et consulter le blog si vous vous intéressez à nos activités et souhaitez adhérer à notre association ; nous avons besoin d’ »experts du quotidien ».

Cartographie

Sur cette page Wikipédia ainsi que sur ce portfolio, vous pouvez retrouver plusieurs de mes réalisations. N’hésitez pas à réagir et à me contacter en cas de besoin, où si vous souhaitez utiliser une de mes cartes ou faire part d’une requête que j’examinerai au plus vite.

 

Wikipédia

J’écris régulièrement sur Wikipedia, où je contribue principalement à la complétion des articles concernant le Limousin, mais aussi et plus largement la géographie française

Photographie

Je pratique la photo en amateur. Un certain nombre de mes clichés est disponible sur Wikimedia Commons. Une autre partie est sur Facebook, mais pour y avoir accès, autant faut-il être de mes « amis ». ;-)
Je suis ouvert à toute idée de projet photo collaboratif, n’hésitez pas !`

Autres

 

- Photo et article rédigé pour Le Populaire du centre (22 juin 2015)fichier pdf

 




> Cinq ans déjà, et ça continue !

10092012

> Cinq ans déjà, et ça continue ! dans Culture 2008-2012-blog-300x259En cette rentrée 2012, en cette reprise de blog, après de longues semaines d’absence, je tenais à reprendre mes activités par un clin d’oeil à tous les visiteurs qui ont lu et parfois réagi (plus de 600 fois) à mes 459 articles publiés depuis septembre 2007. A cette époque, je n’étais qu’un néo-lycéen tout juste engagé en politique (ce qui n’est plus le cas, faut-il le rappeler?), encore sous le charme de la campagne présidentielle, déjà passionné par sa ville. Sans céder au sentimentalisme ou à l’auto-congratulation, je suis fier d’avoir pu rendre compte de mes coups de cœur, coups de gueule et points de vue depuis cette date, et vous remercie chaleureusement d’avoir soutenu ce blog d’une manière ou d’une autre, en me le disant, en me l’écrivant ou tout simplement en me lisant.

Loeilenfriche-300x119 dans DécouverteLa régularité et la qualité de mes articles est sans aucun doute aléatoire, mais force est de constater qu’au bout de soixante mois, ce blog demeure un de mes rares projets personnels à avoir survécu au temps qui passe et au passage du lycée à l’université ! Après les aventures avortées de Géolim et de mon blog L’histoire en chansons, on aurait pu penser que ces rapides désenchantements m’auraient dissuadé de retenter une nouvelle entreprise. Las ! Je vous propose en effet de découvrir le dernier-né de mes pérégrinations photographiques. L’oeil en friche(s) – c’est son nom – est un micro-blog hébergé par Tumblr, la plateforme à la mode, sur lequel je rends compte à travers mes différentes balades de mes aperçus sur les paysages dits « ingrats ». Dépréciés, délaissés, voire tout bonnement rejetés, il s’agit de sites industriels à l’abandon, d’anciens commerces victimes de la grande distribution, ou encore de ruines imposées par l’histoire. Il est évident que je ne cherche ni à enfoncer des territoires souvent fragilisés, ni à rendre compte d’une œuvre très réfléchie. Seulement de rendre compte de l’image que certains espaces, non sans esthétisme, me renvoient personnellement, tels des monuments ordinaires, œuvres du temps qui passe et de notre (dés)intérêt.

Quant au présent blog, il continuera bien évidemment de s’animer plus ou moins régulièrement durant cette année, avec comme fils conducteurs la culture, patrimoine, l’histoire, la géographie, le développement durable et la politique locale (avec en ligne de mire les élections de 2014), et plus que tout, Limoges et le Limousin. Je ne sais pas encore de quoi l’année scolaire 2013-2014 sera faite, puisque je ne serai logiquement plus présent sur Limoges, mais nous n’y sommes pas encore, et j’aurai le temps de repenser ma présence webistique d’ici là.

Encore bonne reprise à tous, et merci de votre fidélité ! N’hésitez pas à réagir à mes publications !

Amicalement,

Lucas Destrem.




> Nous sommes tous des Creusois !

16052012

> Nous sommes tous des Creusois ! dans Actualité locale blim

Labouseoulavie2-300x201 dans CreuseNon, ce n’est pas faire preuve de chauvinisme acharné ou exprimer une fierté artificielle, que de s’offusquer de l’article traitant de la Creuse, de Guéret, et de la jeunesse qui tenterait d’y subsister, paru il y a quelques jours dans le magazine Technikart. Sujet pontentiellement intéressant mais traitement plus que douteux. D’autres ont relevé le défi du reportage en terre inconnue avec bien plus de succès, et ce ne sont pas forcément les plus provinciaux. De Ryan Lafarge (cf. article très bientôt) à Claude Miller, en passant par Michel Houellebecq et Nathalie Baye, on a pu prouver que la vie, sinon l’intérêt, était possible en Limousin, pays des tournages de cinéma, des centres d’art contemporain, des pôles de compétitivité, du webdesign, des présidents et de la céramique industrielle, et on s’étonne encore qu’en 2012, de telles conceptions, sans doute encore largement répandues dans les couloirs de métro et les open-spaces parisiens, puissent encore paraître dans une presse dite de qualité.

Ces gens-là, sous couvert d’amuser et d’offrir une enquête intelligente dans son traitement, foncent droit dans tous les poncifs du parisianisme. Désoeuvrés, consanguins, arriérés, has-been : les « bouseux » les plus heureux seraient-ils ceux qui ne s’en rendraient pas compte ?

Le ton désinvolte, faussement « djeun’s » et décontracté, contribue sans nul doute à véhiculer la condescendance. Opposer « branchés de la campagne » à ceux qui ne le seraient pas, ne parvient pas à supposer une quelconque concession de la part du journaliste. L’ambition recherchée, – on aura du mal à nous faire croire à la promotion d’un territoire –, n’est-ce pas la moquerie simple ?

Pourquoi n’avoir pas choisi de rendre compte avec justesse et justice des habitudes de la jeunesse rurale, des difficultés posées par l’enclavement d’une région, ou mieux, d’imaginer des solutions pour y remédier (quoi de mieux que de demander leur avis aux jeunes plutôt que de rire de leur survie apparente ?). Technikart n’est pas le premier journal à s’intéresser au Limousin, comme il n’est pas le premier à le moquer. Mais les exemples d’articles plus judicieux existent.

Interrogé par France Bleu Creuse sur la polémique, le rédacteur en chef de Technikart a reconnu que « l’anagonisme entre Paris et la province n’a jamais été aussi fort ». La faute à qui ? Il s’étonne que les Creusois s’indignent de propos tenus sur des réalités qu’ils ont eux-même formulées. Les Creusois sont bien en droit de formuler leur désespérance, s’ils la vivent. Mais en faire un article qui ne traite que de cela et semble presque s’en amuser, c’est loin d’être la même chose ! L’argument politique sur le clivage promu par le gouvernement sortant entre territoires et populations se défend, même si les réflexes partisans ont pu s’effacer quand il s’agissait d’impératifs de survie (le service de radiothérapie de Guéret défendu par la droite comme la gauche en est un exemple) mais ne vient pas forcément justifier une telle approche. Quant à l’argument de la non-compréhension du ton du magazine, n’est-il pas un aveu de faiblesse ? Soyons plus intelligents, nous mettrons ça sur le compte de la maladresse dans la quête d’un exotisme dont doivent furieusement manquer les élites de la capitale. Maladresse qui est évoquée par les responsables du magazine, d’ailleurs. Ce qui n’atténue pas la portée des propos.

Certains propos peuvent blesser. On peut s’amuser d’une situation, on peut tourner en dérision, avec talent et intelligence, et surtout cohérence, sans aller jusqu’à offrir un ramassis de clichés dans lequel l’ambition journalistique éventuellement louable et les points positifs et espoirs du territoire creusois se sont évaporés. Cet article n’est-il pas un révélateur du triste fossé qui semble exister entre les territoires, mais peut-être aussi (surtout?) de la vogue de certaines conceptions que les élites de la capitale ont de la province et de son développement ?

Ne nous trompons pas de combat. Quoi qu’il en soit, Technikart recevra un lien vers mon article, une manifestation de plus parmi les nombreux commentaires outrés laissés sur Facebook ou retransmis par la presse locale. En attendant un « manuel de survie contre les préjugés anti-provinciaux » ?

En prime, un petit florilège des « compliments » de Technikart :

- « Enterrée dans le Limousin, Guéret est une ville […] où [il y a] des ploucs, des viocs, des bovins en surnombre » (intro.)
- « la Creuse, ce centre névralgique de la diagonale du vide qui défigure l’Hexagone » (l. 1)
- « le tout couplé à une vie sociale un brin consanguine » (l.30)
- « deux rades se tirent la bourre pour le titre du bar le moins naze de Guéret » (l. 73)
- « les damnés, ceux qui n’ont d’autre choix que de moisir sur place ou de se tirer une balle » (l. 105)
- « des marques anachroniques comme Jules, Devred ou Brice ont la faveur, faute de choix, des autochtones mâles les mieux sapés » (l. 177)
- « Même à la cambrousse, conduire en état d’ivresse est interdit » (l. 189)

N.B : tentatives de rabibochages avec la mairie de Guéret et regrets en vue ?
Ce serait la moindre des choses. En espérant que Technikart saura trouver les bons mots et faire les bons gestes pour réparer en partie sa triste appréciation !

Photo : détournement de la photo et du titre de l’article de Technikart (groupe Facebook « Résitants creusois contre les bobos »), Lily La Fronde (tous droits réservés)

Ci-dessous, mon courriel au rédacteur en chef de Technikart.

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