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> LGV : tout reste à faire après le rapport Delebarre

31072017

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S’il consacre enfin l’abandon du tout-LGV, et s’il est porteur d’idées intéressantes (électrification de Poitiers-Limoges, reprise du TGV Brive-Lille…), le rapport de Michel Delebarre sur l’accessibilité du Limousin demeure quasiment silencieux sur les liaisons transversales. En outre, par son refus de défendre une option forte pour améliorer la liaison entre Paris et Limoges, il entretient l’idée que le POLT, concurrencé par la toute nouvelle LGV Tours-Bordeaux, pourrait se satisfaire d’une amélioration a minima. Il faudra une prise de position forte de la part des élus pour éviter un atermoiement préjudiciable.

réduction temps parcours ferroviaire 1978 2013

Gains de transport entre Paris et la province entre 1978 et 2013. Limoges, grande oubliée des innovations nationales… (c) UMR ESO, pour RFF.

Michel Delebarre, sénateur PS du Nord, a enfin remis le rapport (« Accessibilité du Limousin et des territoires limitrophes », consultable en ligne) que Manuel Valls, alors Premier ministre, lui avait commandé en décembre 2016 pour réfléchir aux solutions pour désenclaver le Limousin. Cette commande, partant du constat du déclin des dessertes en Limousin, ces trois dernières décennies, et consécutive à l’annulation par le Conseil d’Etat de la Déclaration d’utilité publique le 15 avril 2016, laissait déjà présager l’abandon définitif du projet de LGV Poitiers-Limoges. Aujourd’hui, les conclusions du rapport vont ouvertement dans le sens de cet abandon, comme le laissait déjà entendre Emmanuel Macron. On peut légitimement s’en satisfaire, tant ce projet, dans sa forme autant que dans son essence, a pollué la capacité des acteurs locaux à ébaucher de façon critique et constructive un projet alternatif et porteur pour le Limousin.

Mais maintenant que se dessine a priori la fin du feuilleton LGV, par quoi compenser le retrait d’un projet qui a monopolisé les discours et hélas les finances publiques depuis dix ans ? Comment assurer la desserte d’un territoire en marge, fragilisé par la création d’une nouvelle région immense et hélas peu solidaire ? Zoom sur les propositions alternatives avancées par ce document.

L’abandon des projets LGV, enfin acté

Le rapport de M. Delebarre comporte plusieurs bonne nouvelles qu’il s’agira de concrétiser. La première d’entre-elles réside donc en la préconisation explicite d’un abandon définitif du projet de ligne nouvelle à grande vitesse entre Poitiers et Limoges (p. 33). Critiqué ces dernières années par plusieurs instances politiques et économiques, des experts et de nombreux citoyens (Commission Mobilité 21, FNAUT, Cour des Comptes, élus de l’Indre, de la Vienne ou de la Creuse…), ce projet est battu en brèche tant pour son incohérence budgétaire que pour les nombreux territoires qu’il laisserait à l’abandon. M. Delebarre (p. 35) met aussi en évidence à raison que l’hypothèse d’un rattachement de la ligne classique à une future LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon (dite POCL) est plus qu’hypothétique, pour les mêmes raisons financières. Enfin, il signale aussi que les relations finalement mises en place avec l’ouverture de la LGV Tours-Bordeaux en juillet 2017 entre Paris et Poitiers, ne laisseraient finalement que peu de place à des raccordements performants pour les hypothétiques rames TGV qui bifurqueraient à Poitiers vers Limoges (seulement 4 trains par jour apporteraient des améliorations notoires de temps de parcours dans les conditions actuelles !). Raison de plus pour « laisser tomber » l’option LGV, donc.

Paris-Limoges en 2h40 : entre Poitiers et Orléans, ne faut-il pas choisir ?

A ces hypothèses « LGV », M. Delebarre préfère donc une amélioration des liaisons existantes, sur POLT comme sur Poitiers-Limoges.

[…] pour les choix à opérer rapidement pour l’avenir, je recommande d’envisager des aménagements et des améliorations de desserte à la fois sur la ligne existante Limoges-Poitiers et sur la ligne historique POLT.

En somme, pour la première fois dans un propos se voulant « post-LGV », ce n’est plus POLT qui concentre les attentions, puisque la liaison classique existante Poitiers-Limoges est présentée en alternative. Cette proposition inédite de faire de la liaison TER une nouvelle opportunité de desserte entre Paris et Limoges me semble hélas porteuse d’incertitudes.

Concrètement, l’idée ici développée par le sénateur Delebarre est de parvenir à des gains de temps de parcours conséquents entre Paris et Limoges non plus exclusivement via la ligne historique POLT, mais via la ligne classique entre Poitiers et Limoges, moyennant des travaux sur cette dernière. Il s’agit en fait de faire profiter Limoges de l’ouverture de la LGV Tours-Poitiers-Bordeaux, qui a mis la préfecture poitevine à moins de 2h de Paris. On se dit que ce serait un juste retour des choses, tant les collectivités limousines ont dépensé pour cette LGV (leur participation au financement de la LGV Sud-Europe-Atlantique s’expliquait par le fait que c’est sur cette ligne que devait se connecter la LGV Poitiers-Limoges). Une fois les travaux réalisés sur la ligne classique, les gains escomptés en termes de temps de parcours seraient donc suffisamment importants pour inciter une partie des voyageurs empruntant POLT pour rallier Paris à préférer le passage par Poitiers… mais il s’agirait en parallèle de veiller à ce qu’ils demeurent modérés pour ne pas complètement assécher POLT, et donc parvenir à ce que les deux options soient gagnantes.

En somme : d’un côté, des rames TGV circuleraient à vitesse normale sur une voie modernisée jusqu’à Poitiers, puis continueraient à grande vitesse pour Paris, pour un trajet de 2h30. Sur cette même ligne pourraient aussi circuler des TER en complément, de manière à renforcer les liens entre les deux capitales régionales déchues. De l’autre, une ligne POLT rénovée (suppression de passages à niveaux, correction de tracés, nouveau matériel…) permettrait une desserte efficace en Intercités entre Limoges et Paris, aux alentours de 2h30 également. Une répartition « naturelle » des trafics serait donc attendue, sans doute en fonction des préférences budgétaires de chacun.

[…] si le temps de parcours entre Limoges et Paris [par la ligne classique Limoges-Poitiers, ndla] peut passer en dessous du temps de POLT, le gain de temps sera moindre qu’avec la LGV Poitiers-Limoges, et donc la répartition des usagers entre POLT et les liaisons Paris-Poitiers-Limoges via la LGV SEA sera plus équilibrée en fonction du surcoût de l’utilisation du TGV par rapport au train classique.

[…]

Une desserte « légère » via un petit nombre de TGV complété par des TER directs jusqu’à Poitiers permettrait aux voyageurs les plus pressés de rejoindre ou quitter Limoges en empruntant la ligne à grande vitesse Paris-Bordeaux. Sans « concentrer » tous les voyages sur cette liaison, la place resterait pour l’utilisation du POLT avec une desserte optimisée. La ligne POLT, qui assure une desserte plus fine du territoire, avec Uzerche, Cahors, mais aussi La Souterraine et Vierzon, resterait privilégiée par les usagers qui y trouveraient des tarifs plus attractifs et un gain de confort important, leur permettant de vivre le temps passé dans le train comme du temps qui n’est pas perdu. Le Limousin trouvera aussi, avec cette politique équilibrée, un double accès dans Paris, via la gare d’Austerlitz ou la gare Montparnasse.

C’est ici que l’idée a priori séduisante me semble moins convaincante. Comment garantir un équilibre entre les deux options ? M. Delebarre estime les deux options complémentaires : la première (par Poitiers) servant à renforcer la cohésion régionale, l’autre à renforcer les liens avec Paris sans délaisser le centre de la France. Cela s’entend, mais n’est-ce pas utopique ? Surtout, l’idée de faire circuler des TGV sur ligne classique entre Poitiers et Limoges, option certes plus économe que la construction d’une LGV, pose de sérieuses questions quant au financement d’une pratique que l’on sait très coûteuse. C’est d’ailleurs ce qui a amené la Région Nouvelle-Aquitaine à abandonner le financement du TGV Brive-Lille, que M. Delebarre propose pourtant de remettre lui aussi en service (à juste titre à mon avis).

Electrifier la ligne entre Poitiers et Limoges pour la rendre plus attractive et ainsi offrir une alternative à la mise en quatre voies de la RN 147, est une hypothèse très intéressante, car ces deux villes ont des choses à se dire et gagneraient à se regarder autrement qu’en concurrentes. Mais encore faudrait-il ne pas être trop gourmand en menant de front deux chantiers permettant l’un comme l’autre à Limoges d’être à moins de 2h40 de Paris. Nos capacités de financement sont-elles à cette hauteur ? Le potentiel de trafic entre Poitiers et Limoges cumulé à celui des territoires de l’Indre et du Cher, est-il à même d’assurer le succès parallèle des deux options ? Comment garantir que l’un des projets ne se fasse pas au détriment de l’autre ? Qu’un service très ambitieux sur l’une des lignes ne soit pas handicapé par la mise en place d’une desserte concurrente sur l’autre ? Que les passagers les plus pauvres soient contraints à un omnibus de seconde zone ? Pourquoi cette impression, partagée d’ailleurs par Frédéric Soulier, maire LR de Brive (Le Populaire du 28 juillet), de n’avoir pas su prendre de manière plus résolue le part de l’une ou de l’autre des options ? La modernisation de Poitiers-Limoges est bien entendu essentielle, mais ne peut-on penser que sa vocation est avant tout de garantir une desserte régionale de qualité, quand celle de POLT est aussi de demeurer un maillon d’intérêt national ? On est donc en droit de ne pas partager l’optimisme de M. Delebarre, dont la réussite des projections demeure toutefois assortie d’un vœu pieu, celui d’une discussion constructive entre Etat et Région :

Cette option, qui aboutit à rendre un service d’équilibre du territoire à la fois par le POLT en « Train d’équilibre du territoire » et par un mixte de TER et de TGV n’est pas classique, mérite d’être approfondie en termes de gouvernance, et nécessitera des discussions approfondies sur les rôles respectifs de l’État et de la Région Nouvelle Aquitaine dans la mise en place de ce service.

L’idée de moderniser conjointement les deux axes est donc autant enthousiasmante qu’incertaine.

Pour ce qui est de POLT, l’idée d’une amélioration des temps de parcours au prix de travaux et d’une amélioration des véhicules, promise par l’Etat, me semble plus fiable, une trentaine de minutes pouvant être gagnée sur la liaison Paris-Limoges. Mais là encore, je pense qu’il faudra rester vigilant : il ne faudrait pas que l’arrivée de connexion Wi-Fi dans les futures rames Intercités entre 2020 et 2025 (ou la mise en place de vieilles rames TGV Atlantique sur POLT, comme réclamé par une pétition récente), ne soient que les petites compensations apportées aux quelques irréductibles voyageurs qui continueront d’emprunter une ligne POLT qui entre temps aura perdu en efficacité, faute de travaux d’infrastructures suffisamment ambitieux… L’une des déclarations finales ne me semble pas dissiper suffisamment les doutes :

Il appartiendra aux collectivités concernées par la ligne POLT, en concertation avec l’État, de se prononcer sur ces améliorations à poursuivre rapidement pour conforter chez l’usager l’envie d’utiliser cette ligne et sa confiance en son bon fonctionnement.

Les décideurs comptent-ils « conforter l’envie » de l’usager autrement que par de simples améliorations de la 4G ?

Liaisons transversales : peut mieux faire !

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La ligne Limoges-Angoulême à Exideuil (16), gare fermée depuis l’an dernier. (c) L. D, 2013.

Je suis d’accord avec l’idée que la création de la nouvelle grande région suppose des améliorations substantielles entre les villes appartenant autrefois à des régions différentes (principalement Poitiers-Limoges, on vient de l’évoquer, et Bordeaux-Limoges, qui fait l’objet de réflexions approfondies de la part de la Région Nouvelle-Aquitaine). M. Delebarre reste en revanche fort peu loquace quant à l’avenir des liaisons transversales vers l’est, pourtant essentielles pour assurer le désenclavement des territoires centraux et des marges des nouvelles grandes régions. Tout juste trouve-t-on :

Je tiens d’ores et déjà à souligner l’importance qu’il y aurait pour la région Nouvelle Aquitaine à entamer des discussions avec sa voisine Auvergne-Rhône-Alpes afin de coordonner les horaires des liaisons « transfrontalières », qui permettent notamment à Aurillac d’accéder aux trains vers Paris à Brive.

Au-delà, aucun mot concret sur les moyens de parvenir à relancer les liaisons suspendues, qu’il s’agisse d’Ussel – Clermont-Ferrand ou de Limoges – Guéret – Montluçon – Lyon, alors que leur devenir est crucial pour la cohésion territoriale. À peine plus au sujet d’Angoulême – Limoges, bien malade pourtant, ou de liaisons dynamisées entre Brive et Bordeaux. Rien non plus sur l’électrification de Saint-Sulpice-Laurière – Guéret – Montluçon, promise depuis des années, et qui pourtant serait tout à fait complémentaire de la modernisation de Poitiers-Limoges. Sans doute aurait-il été pertinent de missionner une étude sur la desserte ferroviaire du grand Massif central…

En définitive…

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Passage du dernier TGV Brive-Lille en gare de Limoges (30 mai 2016). Cette liaison relancée peut constituer une solution à court terme pour limiter les effets de la relégation. (c) L. D., 2016.

Au final, si ce rapport a le mérite d’évacuer la relance de la LGV, et si je suis convaincu par l’idée de moderniser la ligne classique Poitiers-Limoges, l’idée a priori stimulante d’en faire une alternative à la liaison Paris-Orléans-Limoges, me semble à terme préjudiciable à l’avenir de la ligne POLT historique. Je suis dubitatif quand à la circulation de TGV entre Poitiers et Limoges, qui pourraient assécher POLT et donc à terme recréer les effets néfastes de la LGV Poitiers-Limoges sur la liaison classique. Nos territoires peuvent-ils se permettre un projet en demi-teinte, qui peine à choisir entre deux options séduisantes mais potentiellement réciproquement excluantes ? Ce sera aux acteurs politiques de trancher, enfin.

Je trouve en revanche que le retour des circulations TGV Brive-Limoges-Roissy-Lille est porteur d’opportunités plus intéressantes et moins concurrentes, en ce qu’il permet l’ouverture au réseau européen que l’arrivée à Paris-Montparnasse de rames TGV venant Limoges et Poitiers, certes plus rapides, ne peut assurer. Si cette liaison était effectivement déficitaire, l’absence de communication faite à son sujet n’y était sans doute pas pour rien.

Je regrette enfin que le rapport n’ait pas fait de l’amélioration de POLT le cœur de son développement, et ne s’inspire qu’à la marge des propositions faites dans le cadre du projet « THNS – Des trains pour tous » dont j’ai déjà parlé ici. Les liaisons transversales, régulièrement négligées, brillent aussi par leur absence.

Ce rapport n’a certes de vocation qu’indicative. Le plus difficile sera sans doute de créer les conditions de la construction collective d’un nouveau projet fédérateur, sérieusement financé, et de s’épargner un nouveau gaspillage monumental d’argent public comme l’a impliqué le projet LGV Poitiers-Limoges. Gâchis autant déplorable qu’imputable à l’aveuglement de certains responsables politiques qui ont cru bien faire en s’obstinant à défendre un projet bancal. La proposition à deux têtes qu’avance M. Delebarre me semble hélas préfigurer de nouveaux affrontements de vues entre des responsables politiques que l’on attend pourtant au tournant. J’espère me tromper !




> Les mille conditions à la LGV Poitiers-Limoges

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> Les mille conditions à la LGV Poitiers-Limoges dans Actualité locale bamnagement

La semaine dernière, alors que tout le monde s’émouvait des conclusions imminentes de la commission Duron enterrant le projet de LGV Poitiers-Limoges, après plusieurs semaines d’incertitude, je participais à un des mini-débats organisés par la Ville de Limoges dans le cadre de l’exposition Limoges 2025*. La rencontre « Limoges ville-capitale », animée par Jean-Pierre Limousin, était l’occasion de revenir sur le sujet brûlant de la LGV et de requestionner la confiance aveugle dans la réalisation du projet polémique qui est celle des élus socialistes haut-viennois. Si mon sentiment vis-à-vis du projet demeure divers, j’estime en fait que la LGV ne peut fonctionner qu’à de très (trop ?) nombreuses conditions.

La rencontre à laquelle j’étais inscrit, animée par Jean-Pierre Limousin, président du CESER et de la CCI mais aussi de l’association de promotion du TGV Paris-Limoges-Brive, permettait d’aborder le thème de « ville capitale ». Autrement dit, savoir quelle place donner à Limoges dans le contexte national et international de mise en concurrence des territoires, de métropolisation (poids croissant des fonctions de commandement et d’organisation des villes métropoles nationales et régionales) et aussi en filigrane de déterritorialisation progressive des activités dans le cadre de la mondialisation, qui accorde de plus en plus d’importance à la présence numérique.

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Poitiers, Limoges, Brive… ces trois villes veulent-elles réellement travailler ensemble ? (c) Association TGV PLB

Si la très faible participation citoyenne – deux citoyens lambda – à cette rencontre est déjà un problème en soi – Jean-Pierre Limousin confiait lui-même sa déception et ses interrogations concernant les moyens d’assurer une démocratie participative vivante –, on pouvait également se demander ce qui avait pu motiver la programmation de ces rencontres ô combien intéressantes en plein milieu de la journée en semaine… Passons. Le sujet a forcément dérivé sur le sujet de la ligne à grande vitesse. Pour M. Limousin, l’intérêt de la LGV est à trouver dans l’impératif de rééquilibrage du grand Sud-Ouest que Limoges soit d’incarner par rapport à Bordeaux et Toulouse, et plus largement assurer la survie et la relance d’un Limousin bien moins dynamique que ses voisins occidentaux. Impératif qui ne peut s’effectuer que dans l’association métropolitaine de Poitiers et Limoges, qui ensemble incarneraient un pôle urbain concurrent et compétitif d’environ 300 000 habitants. Tout cela s’appuyant sur la bonne intégration de Poitiers aux réseaux d’échanges existants, sur l’intérêt qu’elle aurait à ne pas suivre Orléans et Tours dans l’étouffement parisien, ainsi que sur la notoriété sous-estimée mais réelle des noms de « Limoges » et du « Limousin » à l’étranger, notamment en Asie. Ce nouveau binôme Poitiers-Limoges aurait ainsi la nouvelle capacité de peser dans les décisions d’aménagement et la captation des richesses et des flux de toutes sortes, ceux-ci étant ensuite réinvestis dans la dynamisation du territoire annexe. Présenté ainsi, on en serait presque convaincu, la LGV serait un atout pour la ville et la campagne. Restait tout de même à « régler » plusieurs sujets majeurs : convaincre les acteurs picto-charentais, élus et citoyens, de leur intérêt à s’associer avec le Limousin, prouver la pertinence économique du projet, assurer la réussite du passage du concept théorique à l’application territoriale, avec ses spécificités et ses limites, et enfin en convaincre les populations. Je vais y revenir.

L’extrême-confiance de Jean-Pierre Limousin, Alain Rodet ou Jean-Paul Denanot pourrait même passer pour suspecte, certains y voyant la trahison de quelques doutes dans leur relation de confiance avec l’exécutif suprême, d’autres une attitude bornée et déconnectée des réalités, voire électoraliste, de mauvaise augure dans la perspective d’une revalorisation de l’image de l’acteur politique, tant attendue. C’est encore un autre sujet.

Au-delà de l’aspect économique, la LGV est encore bien loin d’avoir prouvé sa pertinence en terme de projets partagés entre Limousin et Poitou-Charentes, alors que la synergie Limoges-Poitiers est jugée essentielle…

En définitive, pour moi, la LGV Poitiers-Limoges n’est pas un projet uniformément et forcément néfaste. Mais au-delà des polémiques liées à la façon dont les études préliminaires ont été menées depuis 2006, elle n’a de pertinence que si l’on « oublie » l’inoubliable. Autrement dit, des facteurs qui peuvent paraître annexes mais qui mettent en lumière les brèches de la conduite du projet et en sont tout bonnement la condition de succès. Pour l’instant, ces facteurs inoubliables demeurent occultés. Et ainsi, la LGV fonctionnera si l’on continue de les occulter :

  • La LGV fonctionnera si l’on oublie la situation des finances publiques – mais qui le peut ? – du côté de l’Etat mais aussi des collectivités, de plus en plus appelées à mettre la main au porte-monnaie mais en pleine incertitude à l’heure d’un nouvel acte de décentralisation bien confus. Mais on ne peut pas l’occulter.
  • La LGV fonctionnera si l’on oublie aussi le fait que désormais, l’Etat ne peut hélas que difficilement se permettre de financer à lui seul les grands projets. C’est regrettable mais c’est un fait, et si l’on peut évidemment critiquer l’attitude de Ségolène Royal dans ce qu’elle tient de l’obstination, du caractère personnel et d’une mauvaise appréciation d’un territoire potentiellement partenaire mais sous-estimé – le Limousin –, voire d’une certaine condescendance, on se doit de comprendre sa réticence à engager le financement du projet. C’est regrettable mais on ne peut l’occulter.
  • La LGV fonctionnera si l’on parvient à dépasser les divergences de vue des habitants du Limousin et du Poitou-Charentes, et en particulier de leurs élus. Si l’on conditionne la réussite du projet à la synergie entre Poitiers et Limoges, comme l’avance Jean-Pierre Limousin, comment compter sur la concorde pour l’instant très partielle des élus des deux régions, puisqu’à ce jour, autant le Conseil régional de Poitou-Charentes que le Conseil général de la Vienne (sans oublier les réserves croissantes des élus corréziens) se montrent sceptiques vis-à-vis de cette future ligne. Je pense aussi à l’existence de projets collectivement portés, et à l’existence de structures formelles et institutionnelles de partages de projets, d’ambitions pour les deux régions.
  • La LGV fonctionnera si l’on oublie que la SNCF et l’Etat n’ont pas seulement rechigné à engager la modernisation de la ligne POLT avant la LGV pour des raisons d’adhésion pure à la grande vitesse, mais aussi compte-tenu des incertitudes portées par l’ouverture du rail français à la concurrencerendant périlleux le financement massif en faveur d’une adaptation des voies aux 220 km/h si ce n’est plus la SNCF qui demain à le monopole de la gestion des trains. En ces temps où rarement le modèle socio-économique n’aura été remis en cause, on ne peut l’oublier.
  • La LGV fonctionnera si l’on oublie également le fait que la défense de ce projet fait bien écho à l’aura nostalgisante du sigle TGV,  évocateur de promesses de développement des territoires, et que donc la défense de ce projet tient au moins en partie d’un fantasme compréhensible mais un peu vain des populations locales un peu frustrées de n’avoir pu bénéficier du formidable espoir de dynamisme apporté par les LGV Est européenne, Atlantique ou Méditerranée, et d’attendre une concrétisation d’un projet évoqué depuis trente ans. Il y a du fantasme dans cette quête de la grande vitesse, symbole de la puissance française du XXe siècle. D’aucuns y assimileront le Concorde…
  • La LGV fonctionnera si l’on oublie enfin que la LGV n’est pas automatiquement un vecteur de développement intégral et lissé des territoires, étant donné l’effet tunnel indubitablement provoqué par de telles infrastructures, qui profitent avant tout aux terminus (Poitiers et surtout Limoges). En effet, les effets bénéfiques aux territoires environnants, s’ils sont possibles (il faut quand même le dire), ne sont garantis que si l’on associe l’arrivée de la grande vitesse à d’autres chantiers, pour autant de nouvelles conditions à la pertinence du chantier…
La LGV ne peut et ne doit fonctionner que si elle est mise en complémentarité de la modernisation des axes ferroviaires et routiers annexes. Or, financièrement, peut-on se le permettre ?

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En effet, outre l’impératif bien douteux d’occulter tous ces points, il conviendrait au promoteur de la LGV d’assurer la complémentarité des projets d’aménagement et de considérer les obstacles techniques après les éléments moraux et politiques. A l’infaisable moral, à ces oublis manifestes auxquels les défenseurs du projet souscrivent sans hésitation, ajoutons ce qui pour l’instant est malheureusement peu brandi dans les débats et arguments, ces idées qui font donc pour le moment figure d’infaisables techniques et financiers alors qu’elles ne le sont pas, qu’elles conditionnent le succès de la LGV et qu’elles paraissent bien plus utiles au développement territorial :

  • la modernisation des axes routiers majeurs, à la fois condition au développement des territoires, au désenclavement du centre de la France et à la sécurisation de secteurs dangereux : la RN 147 vers Poitiers, la RN 79 vers Mâcon, la RN 21 vers Périgueux ;
  • l’électrification de la ligne Limoges-Guéret, et le réaménagement de la gare de Saint-Sulpice-Laurière de sorte à ce que le demi-tour des trains n’y soit plus obligatoire (suppression du point de rebroussement), ce qui améliorerait l’intégration de la préfecture creusoise au réseau national, mais qui aurait pu faire profiter à la Creuse de l’effet grande vitesse et au-delà d’impulser de nouvelles liaisons « grandes lignes » entre l’est et l’ouest de la France. Ces deux points ont eux-mêmes été évoqués par Jean-Pierre Limousin, qui y voit l’occasion manquée des Creusois de soutenir la LGV.
  • Et évidemment la modernisation de la ligne POLT, au nom de l’équité des territoires prônée par le gouvernement Ayrault.

Beaucoup de conditions, donc. Si la LGV ne se fait pas, ces conditions n’en demeureront pas moins des outils de développement à étudier sérieusement, car elles ne sont pas conditionnées à la grande vitesse, elles. Si elle se fait, comme le soutient mordicus M. Limousin, alors au-delà d’un « fait du Prince » un peu déroutant, elle n’en demandera pas moins de toute urgence la réalisation des projets annexes et complémentaires que j’ai cités. Mais pourra-t-on – financièrement, techniquement, moralement – se le permettre ?

*Cet exercice de prospective sur les perspectives attendant notre ville dans les prochaines années, critiqué pour son tempo, à quelques mois des municipales, et son message, vu comme partisan, est encore accessible aux citoyens jusqu’à la fin de semaine, à la Bfm de Limoges.  




> Réinstaurer une culture de débat : une exigence démocratique

30052013

> Réinstaurer une culture de débat : une exigence démocratique dans Actualité locale bsocit

dnte-300x223 dans Aménagement du territoireDans le cadre du Débat national sur la transition énergétique que le gouvernement a voulu mettre en place en 2013, la Région Limousin a décliné l’événement à son échelle et organisé le 24 mai 2013 une « Conférence régionale des énergies », à l’Hôtel de Région, à Limoges. L’occasion de mettre autour de la table les acteurs régionaux directement impliqués pour échanger des priorités et des enjeux qui s’imposent à notre territoire à l’heure où nécessité est faite de réorienter nos choix énergétiques, en qualité et en quantité. Un moyen également de saisir l’importance du débat citoyen.

Soucieux d’associer la jeunesse à ses enjeux qui concernent à plus d’un titre les jeunes générations, la Région avait sollicité le CRJ pour qu’il présente les Trophées du développement durable, exemple parlant et concret d’une application découlant des discussions des Assises de la transition écologique de l’économie et de l’emploi, organisées en 2011. Ces discussions furent l’occasion de créer des espaces de travail citoyen participatif inédits. Ce fut l’occasion de prouver combien les jeunes limousins se sentaient impliqués dans les débats qui animent actuellement notre société, à toutes échelles.

Représentants des chambres consulaires, des secteurs public et privé de l’énergie, des consommateurs, d’associations de protection de l’environnement, des salariés, élus mais aussi citoyens lambda simplement impliqués dans la vie locale: tous avaient été conviés pour échanger à travers 4 ateliers sur les énergies renouvelables, la sobriété et l’efficacité énergétique, le financement de la transition énergétique et les scénarii pour atteindre le mix énergétique en 2025.Les conclusions de ces échanges seront communiquées au Ministère du Développement durable. Les débats, cordiaux mais parfois vifs compte-tenu des désaccords que les différentes pistes en matière d’énergies peuvent susciter, ont notamment porté sur l’intérêt d’intégrer au mieux l’ensemble de la population à ces discussions par de nouveaux modes de gouvernance, et de clarifier et simplifier les procédures visant à l’instauration de nouveaux modes de production et de gestion de l’énergie. Les propos ont aussi traité de l’importance définir le profil du mix énergétique à instaurer : un débat capital en Limousin, où l’exploitation historique de l’uranium comme les potentiels en énergies renouvelables (hydraulique et éolienne notamment) donnent matière à l’échange.

Ces rencontres avec des publics extérieurs répondent pleinement au souhait du CRJ d’ouverture et de décloisonnement des initiatives.

eoliennes_0-300x157 dans GouvernementLes intervenants, au premier rang desquels se trouvaient les représentants de l’institution régionale, tels le Président Jean-Paul Denanot et le Vice-Président Jean-Bernard Damiens, ont salué la présentation des Trophées du développement durable, dont la réussite avait été remarquée, et ont insisté sur la part que devaient prendre les jeunes aux débats actuels sur cette transition énergétique. Plusieurs des invités ont eu à cœur, dans les moments les plus informels de la conférence, de saluer la présentation de l’initiative portée par le CRJ, et de s’intéresser au fonctionnement de cette instance consultative et participative. Ces rencontres avec des publics extérieurs répondent pleinement au souhait du CRJ d’ouverture et de décloisonnement des initiatives.

J’ai pour ma part eu plaisir à échanger avec quelques-unes de ces personnalités convoquées pour l’occasion. Je repense à ce directeur de la Chambre des métiers de la Creuse, qui non content de me louer la qualité de vie et d’exercice de son activité en Limousin, s’est attaché à comprendre le fonctionnement de l’institution du CRJ. Je pense aussi à cette représentante de l’Ademe avec qui nous avons discuté de la réussite des Trophées comme des perspectives de notre Conseil. Je pense à ce représentant de l’UFC-Que choisir. Je pense aux compliments divers adressés à mon intervention et au-delà de ma personne à l’engagement de jeunes sur les problématiques de durabilité. Je pense enfin à cet échange chaleureux avec une conseillère régionale du Limousin, que j’ai connu dans un autre cadre, plus scolaire, et qui a eu à cœur de connaître mon ressenti de « jeune conseiller régional ». Je ne me gargarise pas de flatterie, mais je suis touché de ces marques d’intérêt qui doivent encourager à toujours davantage s’engager, quel que soit le domaine.

Prouver que l’échange citoyen doit être le fondement d’une véritable refonte démocratique de notre sociét

bandeau-fb-300x129 dans HollandeRépondant au même souhait de pleine intégration de la jeunesse à ces considérations énergétiques, j’ai récemment eu vent de l’organisation d’un débat sur le même sujet, par les Jeunes Ecologistes. Après-demain, le 1er juin, une grande réunion verra donc se réunir, à leur instigation, des jeunes engagés en politique de la gauche (Jeunes communistes, Jeunes radicaux, Jeunes du PG, MJS) mais aussi du centre et de la droite (Jeunes démocrates, Jeunes UDI et Jeunes Populaires). Attaché à l’existence d’espaces d’échanges formalisés, institutionnalisés pour qu’ils convainquent et fassent figure d’arguments d’autorité et d’encouragement à l’exemplarité citoyenne des représentants politiques, je ne peux que saluer une telle initiative. Non seulement, celle-ci doit permettre – je l’espère – de replacer les défis engendrés par un tel enjeu, mais aussi et surtout, en l’occurrence, au-delà des étiquettes, prouver que l’échange citoyen doit être le fondement d’une véritable refonte démocratique de notre société, à l’heure où nos institutions n’ont jamais paru si discutées. Si nous pouvons saluer François Hollande dans sa volonté de réorienter la forme de l’exercice de sa présidence, nous ne sommes que plus impatients d’attendre de lui une véritable réinvention de notre modèle démocratique, dont chaque jour nous percevons l’essoufflement. Pour ne pas dire l’obsolescence ! Ce serait un fort engagement en faveur de la durabilité la plus transversale.

Puissions-nous, ici aussi à Limoges, où la culture du débat ne demande qu’à être insufflée, prendre de la graine de cette louable initiative, du côté des jeunes engagés en politique, comme de leurs aînés siégeant actuellement dans les assemblées élues, qui doivent garder en tête qu’ils tiennent leurs sièges des suffrages des électeurs…

N.B. : une version plus courte de cet article a été publiée sur le blog du Conseil régional des jeunes du Limousin. La version publiée ici propose un point de vue plus personnel.

Photos : logo du DNTE ; éoliennes de Boussac (c) France 3 Limousin ; annonce du débat jeunesse sur la transition énergétique (c) Jeunes Ecologistes. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




> Municipales : brèves de campagne #3

23052013

> Municipales : brèves de campagne #3 dans Actualité locale b-limoges2014-300x25

A dix mois des élections municipales, le sujet fait encore un peu plus parler de lui dans le microcosme limougeaud. Et les sujets abordés dans le corps de la dernière lettre d’info municipales comme dans les tribunes politiques sont révélateurs de ce changement progressif d’atmosphère, qui annonce un été riche en constitution de listes et de programmes.

dsc_9510-300x200 dans Aménagement du territoireLimoges 2025, expo citoyenne et/ou message politique ?

« Limoges 2025, imaginons notre avenir ». Non, ce n’est pas le slogan d’une liste pour la prochaine échéance électorale, mais c’est bien le titre de l’exposition organisée par la municipalité à la BFM, ouverte le 28 mai prochain ! A travers une déambulation en 6 étapes, on sera mis en face des méthodes de l’action publique, des tendances, des atouts, des acquis, des perspectives de notre ville. Le tout surmonté de quelques animations un peu plus spectaculaires et interactives (film de la ville par un drone, animation théâtrale de l’Académie régionale de l’Union, etc.) Autant de sujets à même de captiver tous les citoyens, quels que soient leur âge et leur « rôle » dans la Cité, et donc de sensibiliser à la chose publique, ce qui est primordiale à l’approche d’une campagne de proximité.

En soi, l’approche pédagogique du sujet est fort intéressante. Et évoquer ces questions semble pertinent, à l’heure où la ville de Limoges est, comme toutes les métropoles régionales françaises, confrontée à la mise en concurrence des territoires par les phénomènes de métropolisation et de mondialisation, avec ce que cela suppose en terme d’enjeux de transports, de dynamisme économique et touristique, de développement durable… Mais la tenue d’un tel événement à quelques mois du scrutin, et surtout pendant la phase d’enquête publique du projet de LGV Poitiers-Limoges, dont la réussite serait pour les promoteurs de la grande vitesse le point de non-retour vers la réalisation de ladite ligne, peut interpeller. La LGV est d’ailleurs largement – et logiquement – évoquée dans un encart du magazine municipal accolé à la présentation de l’exposition ! Sans parler d’entretien de confusion, les détracteurs du projet apprécieront ! Si avant même l’ouverture de l’exposition, il serait faire preuve d’un peu trop d’aventure que d’assimiler l’initiative à un message politique de la majorité sortante, il va sans dire que le fond comme la présentation des projets et des enjeux présentés feront parler ! De là à parler d’expo polémique… Attendons donc de découvrir le contenu de « Limoges 2025 ».

Jetons un œil aux tribunes des groupes politiques du Conseil municipal, et l’on y décèle quelques informations intéressantes, plus ou moins entre les lignes.

A gauche, les élus du groupe communiste, tiraillés entre l’autonomisation nationale (l’attitude hostile de Mélenchon vis-à-vis du gouvernement) et locale (les groupes indépendants Limousin Terre de gauche à la région et au CG de Haute-Vienne) du Front de gauche vis-à-vis des socialistes, et leur loyauté à Alain Rodet depuis l’élection de 2008 et même avant, ont ménagé leur deux « camps »… en dissociant contexte national et contexte local ! Une façon pour eux de garder la possibilité de repartir avec le PS à la prochaine municipale, et par conséquent de conserver des postes à responsabilité et une visibilité, tout en critiquant ouvertement les déboires et les fausses routes de l’équipe Hollande-Ayrault, dont il devient compliqué de cautionner les atermoiements. Les conseillers municipaux en appellent donc à une réorientation de la politique gouvernementale, seule condition pour redonner confiance et espoir à la population administrée localement… qui dès lors pourrait voter sans état d’âme pour une équipe de gauche rassemblée !

Une page plus loin, c’est par un encart que les élus UMP semblent une fois encore déplorer la scission du groupe d’opposition depuis le rapprochement des centristes Philippe Pauliat-Defaye et Marie-Pierre Berry et de la MoDem Nadine Rivet… alors que la forme des propos des deux groupes semble si proche ! Même critique de l’action et de la méthode de la majorité, et surtout même métaphore romaine, les uns et les autres voyant dans les projets de l’équipe Rodet des prémonitions de la chute d’un empire qui n’aurait su donner que des jeux sans prendre la peine d’apporter le pain de l’essor économique et médiatique. Si le centre a déjà fait part de quelques pistes d’action pour 2014, pour l’UMP, on repassera…

objectiflimoges-300x168 dans DécouverteObjectif Limoges, pour remettre le débat au centre ?

On n’en parle pas (encore) dans Vivre à Limoges, mais un nouveau collectif politique de dialogue vient d’être lancé à Limoges. Dans la foulée de la constitution du nouveau groupe centriste au Conseil municipal, un espace d’échanges et de débat, « Objectif Limoges », a été mis en place à l’instigation de Vincent Léonie, candidat radical aux cantonales en 2011 à Puy-las-Rodas et figure haut-viennoise de l’UDI, le parti de Jean-Louis Borloo. Officiellement, il s’agira d’un « espace démocratique d’écoute et d’échange, qui veut être le creuset de réflexions pour la création d’un projet, afin de réconcilier Limoges et son avenir. » Une belle ambition, mais on attend d’en voir davantage ! 

Photos :  (c) L. D., (c) compte twitter d’Objectif Limoges




Me connaître

1102007


Me connaître 48040_451868734895532_587240315_n-300x200Je m’appelle Lucas Destrem. Je suis né en 1992 à Limoges ; j’ai donc 27 ans. Titulaire d’une formation en géographie (licence à l’université de Limoges, master recherche à l’université de Genève), j’ai ensuite exercé pendant un ans comme 
assistant de recherche à Genève. En 2017, j’ai validé un Master 2 Aménagement et valorisation des patrimoines à l’université Lille 1. Depuis octobre 2017, je suis chargé de mission Inventaire et valorisation du patrimoine industriel au Pays d’art et d’histoire des Pyrénées cathares, en Ariège.

Épris de géographie, suivant d’assez près la politique nationale et locale, pratiquant la musique classique et traditionnelle dans deux ensembles amateurs limougeauds, aimant le graphisme, la photographie et le dessin, je voue une passion inconditionnelle à ma région natale, le Limousin, et à sa capitale, Limoges. C’est pourquoi j’ai décidé de créer ce blog grâce auquel je parviens à exprimer en quoi politique et géographie sont mes passions, en septembre 2007.

Ancien militant politique (2007-2010), je revendique en toute indépendance ma sensibilité de gauche (socialisme démocratique, social-démocratie, écologie politique), et donc l’orientation de mon blog. 

Toutefois, cet espace d’échange et d’information n’est affilié à aucun mouvement politique, et mon souhait d’indépendance est entier et condition-même de mon expression qui me pousse à prendre parti ou non (cf. Pourquoi un blog ?)

J’ai été élu en mars 2011 Conseiller régional jeune du Limousin, mon mandat s’étant terminé fin 2013. Je suis adhérent de l’association de veille citoyenne 55 citoyens pour Limoges, et engagé au sein du projet d’atelier d’urbanisme populaire et citoyen « Marceaudacieuse« . Je participe aussi à la rédaction d’articles sur Wikipédia, épisodiquement sur AgoraVox. Je sévis également sur Twitter.

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Le Populaire du Centre – 27 décembre 2007
 » Surf sur la blogosphère », article sur les blogs politiques en Limousin.

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Création du logo de la campagne électorale de la liste « Grand Limoges, notre ville c’est notre vie » (Alain Rodet)

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(c) Photo du meeting de François Hollande : blog de jeune-garde 87

Finissez d’entrer, sur TélimTV (13 mars 2013)

Lien vers le site de Télim.

Vidéo de présentation des Trophées du développement durable en Limousin (Région Limousin), printemps 2013

Reportage France 3 Limousin : portraits de militants (avec Florine Pruchon), réalisation Marine Guigné (juin 2013)

Reportage « Le monument préféré des Français », France 2

Image de prévisualisation YouTube

 Le Populaire du centre, 20 octobre 2014
Présentation du dossier Ambition Patrimoine par l’association 55 citoyens pour Limoges

Le Popu 20 oct 2014

L’Echo, 20 octobre 2014
Présentation du dossier Ambition Patrimoine par l’association 55 citoyens pour Limoges

L'Echo 20 oct 2014

Agora, sur RCF Limousin, décembre 2014
Présentation de l’association 55 citoyens pour Limoges (avec Adrien Laumonnier-Nadal)

Lien vers le site de RCF

Le Populaire du centre, 3 février 2015
Présentation du dossier Limoges Mobilités par l’association 55 citoyens pour Limoges

 Le Populaire, 3 février 2015

L’Echo, 3 février 2015
Présentation du dossier Limoges Mobilités par l’association 55 citoyens pour Limoges

L'Echo, 3 février 2015

Finissez d’entrer, sur Télim TV, 15 juin 2015
Présentation de l’association 55 citoyens pour Limoges (à partir de 36’40 », avec Muriel Jasniak-Laskar)

Lien vers le site de Télim







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