> Municipales : brèves de campagne #2

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> Municipales : brèves de campagne #2 dans Actualité locale b-limoges2014-300x25

 

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La création de débats citoyens, les témoignages de Cyril Cognéras, les ambitions de Guillaume Guérin… c’est l’actualité de la campagne municipale à Limoges !

- Nous nous sommes retrouvés à cinq, place de la République. Modeste réunion, mais la motivation et l’envie de créer quelque chose étaient présentes. Déjà sensibilisés à la question politique, actuels ou anciens militants politiques, nous nous sentons d’ores et déjà concernés par les enjeux tus ou affirmés des prochaines élections municipales. Nous ne créerons pas de liste, certains étant déjà engagés. Mais notre objectif est  de créer les conditions d’un débat citoyen, au-delà des échéances prochaines mais profitant du contexte électoral, l’élection municipale étant l’élection concrète et locale par définition, par essence. Le but ultime, c’est que chacun se réapproprie son statut de citoyen et le fasse vivre en s’intéressant à la vie publique locale, en interpellant ses élus, et éventuellement en s’engageant par la suite, dans la politique, mais aussi et pourquoi pas avant tout dans le milieu associatif, ou par le dialogue, tout simplement. Bientôt, nous serons plus nombreux, car vous serez conviés à nos débats citoyens.

- Figure emblématique du conseil municipal de Limoges, tête de liste des Verts en 2008, unique élu de la liste, qui avait créé un groupe écolo-capitaliste avec les deux élus NPA en 2009, puis revenu à Europe-Ecologie Les Verts, Cyril Cognéras a décidé avec simplicité, parler vrai et sincérité de rendre compte de son expérience, de son vécu d’élu municipal sur son blog.

- Profitant de la venue de Laurent Wauquiez à Limoges, qu’il a lui-même invité avec son organisation Haute-Vienne Alternance, le jeune Guillaume Guérin a d’ores et déjà lancé sa carrière politique active. Certain d’être élu au conseil municipal sur la liste UMP dont on ne connaît pas encore avec certitude le meneur, le meilleur espoir de l’UMP depuis le retrait d’Alain Marsaud a réussi à réunir autour de sa personne et de son ambition une fédération départementale haut-viennoise totalement éclatée. Et nourrit de bons espoirs pour 2014 (Aixe-sur-Vienne, Bellac, Magnac-Laval sont les objectifs), et même 2015, puisqu’il devrait conduire la liste régionale !




> Comme un parfum de municipales… (Brèves de campagne #1)

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> Comme un parfum de municipales... (Brèves de campagne #1) dans Actualité locale b-limoges2014-300x25

Articles de la presse régionale, premiers sondages nationaux, création d’un nouveau groupe au Conseil municipal, un blog et un groupe Facebook dédiés… A onze mois du premier tour des élections municipales, la campagne limougeaude semble plus que jamais imminente. Et le contexte politique national marqué par les rumeurs de remaniement et le spectre insistant d’une défaite de la gauche aux prochaines échéances n’y est sans doute pas pour rien. Si les premières listes et propositions. Retour sur ces quelques actualités qui ont tout juste fait bruisser le microcosme politique local ces dernières semaines :

limoges2014-bandeau-300x93 dans Aménagement du territoire- On l’avait signalé, les élus Nouveau Centre du groupe d’opposition au Conseil municipal de Limoges ont quitté leurs collègues de l’UMP pour créer un nouveau groupe centriste avec leur homologue du MoDem Nadine Rivet. Sans doute échauffés par les sorties verbales du conseiller Viroulaud, mais aussi motivés par la perspective de constituer une liste autonome, conforme aux voeux de l’UDI nationale, ces trois élus (Mme Rivet et Philippe Pauliat-Defaye et Marie-Pierre Berry) ont également concrétisé leur stratégie par la mise en place d’un compte Twitter et la publication sur leur site d’une déclaration de principes... en forme de pré-programme municipal ! Des grands axes qui interpellent également par le fait qu’ils diffèrent sensiblement des projets habituels de la droite limougeaude… Parmi ceux-ci : un « plan d’urbanisme cohérent, mêlant modernité et mise en valeur du patrimoine« , un souci accordé à « l’Université pour faire de Limoges un pôle d’excellence universitaire au rayonnement européen » ou le « renforcement de l’activité touristique de la ville autour du label « Ville d’Art et d’Histoire » mais également autour des traditions industrielles« .

- La presse régionale multiplie les articles spécialement consacrés. Après un premier jet qui révélait il y a quelques mois les choix des maires sortants de Haute-Vienne pour le prochain scrutin, Le Populaire a fait savoir l’apparent renoncement de Monique Boulestin, ex-première adjointe de Limoges, mais aussi confirmé la présence d’une liste FN, l’existence de discussions à l’UMP sur le nom de la tête de liste, les interrogations quant à la stratégie du PCF, tiraillé entre sa loyauté au bilan commun avec le PS et la tentation d’une liste Front de gauche avec les anticapitalistes…

- Lancé il y a tout juste un mois par un militant PRG, un groupe Facebook ouvert à tous et appelant au débat citoyen informel sur la campagne et ses enjeux a été ouvert. Pour l’instant riche d’une quarantaine de membres seulement, parmi lesquels Catherine Beaubatie, Monique Boulestin, Camille Geutier ou Marie-Françoise Pérol-Dumont, mais aussi quelques journalistes locaux, il ne demande qu’à accueillir de nouveaux citoyens avides d’échanges fructueux ! La campagne sera citoyenne ou ne sera pas.

- Figure reconnue du paysage artistique et littéraire limougeaud, Laurent Bourdelas a lancé il y a quelques jours un blog indirectement consacré à la prochaine élection. A travers ce nouvel espace, c’est une « vision plutôt historico-poético-littéraire » qui sera proposée, invitant davantage à la réflexion, à la prise de recul, qu’à l’engagement politique propre. Les premiers épisodes incitent à repenser Limoges par la géographie, la littérature, la déambulation et le paysage. Une ambition habilement complémentaire des débats politiciens et programmatiques !

- Enfin, les travaux préparatoires du secteur des Casseaux, plusieurs mois après l’ouverture polémique du nouveau McDonalds dans l’enceinte de l’ancienne usine Royal Limoges, devraient être lancés à la fin de l’année. Le grand chambardement fonctionnel et esthétique espéré est enfin en vue aux Casseaux. Un bénéfice pour les flux urbains, mais aussi pour l’image de la ville : 50.000 véhicules transitent quotidiennement par cet axe essentiel. C’est aussi un dossier majeur de la mandature qui va être définitivement ouvert… avec l’implication que cela peut avoir dans la campagne.




> La nouvelle médiathèque de Panazol, un outil au service de la ville durable

18032013

> La nouvelle médiathèque de Panazol, un outil au service de la ville durable dans Actualité locale bculture

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Jeudi dernier avait lieu l’inauguration officielle de la toute nouvelle médiathèque municipale de Panazol. Presque six mois après son ouverture effective, ce très bel édifice a pu profiter du passage dans la région de Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, lequel a su trouver des mots adéquats pour exprimer combien la société toute entière devait se retrouver autour de ces lieux publics, aux deux sens du terme, celui de la propriété comme celui de l’ouverture aux publics les plus nombreux et divers possibles. Il en va de la durabilité de nos villes et de notre quotidien au sein de celles-ci.

Panazol méritait bien mieux que son ancienne bibliothèque en sous-sol, austère et peu adaptée aux demandes d’une population de 10 000 habitants. Le mal est désormais réparé, et le nouveau bâtiment s’inscrit bien dans le paysage urbain, dominant le parc de la Beausserie de ses grilles ouvragées, oeuvre d’Isabelle Braud, qui n’ont pas beaucoup à envier aux plus beaux des moucharabiehs… L’architecture intérieure est elle aussi une réussite ; tout est fait et agencé pour que les visiteurs et lecteurs soient accueillis de façon optimale et aient envie de fréquenter assidûment cet espace.

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Le président Bartolone, à l’aise et sans notes, a eu un discours très remarqué dans lequel il a mis en évidence l’application française à faire de l’espace public l’espace de rencontre, l’outil de cohésion sociale, celui où les générations apprennent les unes sur les autres et ou chacun a conscience de la différence d’autrui, mais aussi et surtout de l’impératif de dépasser les craintes et de faire de ces différences des richesses. Un discours trop enjoué et vivant pour qu’il puisse être réduit à sa dimension stylistique ou politicienne. Une rhétorique efficace. Claude Bartolone plaçait son propos en creux des approches anglo-saxonnes, où c’est autour de l’espace privé, franchisé, celui du centre commercial par exemple, que s’articulent et s’entretiennent les relations sociales. Avec ce que cela peut impliquer en terme de rapport à l’acteur politique et à la démocratie, mais aussi de repli sur soi et de consumérisme.

Cette ambition de redonner toute sa place à l’espace public me semble très intéressante si elle est au mieux intégrée à un projet global de politique municipale (puisque l’on parle de ville, ici). Les déplacements urbains, l’intégration des établissements scolaires, l’organisation des installations de loisirs et des parcours sportifs, mais aussi de façon plus transversale encore, la reconquête par les piétons et les riverains de la rue trop longtemps abandonnée à la voiture : tout cela a avoir avec une bonne gestion des espaces publics. Au service d’une ville où il fait bon vivre et travailler. Ce n’est pas une incantation, mais c’est ce qui doit redéfinir – si l’on y travaille sérieusement et méthodiquement – de véritables politiques urbains multisectorielles et pluriactorielles, où l’ensemble des acteurs et des activités seraient considérées conjointement à travers une même finalité, celle de la durabilité.




> Le centre se recompose au conseil municipal de Limoges

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> Le centre se recompose au conseil municipal de Limoges dans Actualité locale blim

A tout juste un an des élections municipales, les élus centristes NC et MoDem du conseil municipal de Limoges ont fait le choix de créer leur propre groupe. Conformément à la dynamique que Jean-Louis Borloo veut insuffler aux forces du centre à travers l’UDI, les élus du Nouveau centre quittent le groupe d’opposition UMP-NC. Sans doute incitée par le retrait de la scène médiatique de François Bayrou, miné par son double échec électoral l’an dernier, et dans la perspective d’une candidature indépendante de l’UMP, Nadine Rivet ancre donc à nouveau officiellement et logiquement le MoDem limougeaud au centre-droit.

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Elue en 2008 conseillère municipale MoDem aux côtés de Jean-Jacques Bélézy, décédé en 2011, Nadine Rivet s’est également présentée aux élections législatives de juin 2012 dans la 1e circonscription de Haute-Vienne, recueillant 2,50 % des voix et finissant 6e, loin derrière les 49,31 % d’Alain Rodet. Remplaçant M. Bélézy à sa disparition, l’avocat Philip Gaffet, 3e de liste en 2008, avait quitté le MoDem en novembre dernier et rejoint la majorité de gauche en s’inscrivant au Parti radical de gauche, nouveau parti de Monique Boulestin. Laissant Nadine Rivet seule. Cette situation inconfortable a dû la convaincre de s’allier avec le centre-droit et ses deux élus, Marie-Pierre Berry et Philippe Pauliat-Defaye. Votant souvent avec la droite, Nadine Rivet se démarque toutefois régulièrement sur ses positions concernant les transports urbains, notamment.

En ce qui concerne les têtes de liste, si la candidature d’Alain Rodet pour un 5e mandat ne fait aucun doute, et si l’hypothèse d’une candidature centriste se précise, les autres forces en présence laissent encore planer le mystère. A l’UMP, les candidats doivent être désignés au plus tard en septembre, mais il se murmure que le jeune Guillaume Guérin, poussé par certains responsables de son parti, pourrait au moins avoir l’ambition de participer à une primaire militante. On voit également mal comment le FN, absent en 2008 mais fort de résultats électoraux plutôt encourageants aux cantonales et législatives, pourrait renoncer à présenter une liste. L’unique élu Vert Cyril Cognéras, un temps allié aux anticapitalistes, a fait son retour à EELV dans la majorité municipale, et pourrait à nouveau incarner la tête de liste du parti. Si le PRG a vu une ancienne élue de taille le rejoindre en la personne de Monique Boulestin, on voit mal comment le désir logique de revanche que celle-ci pourrait entretenir suffirait à motiver la constitution d’une liste autonome de 55 personnes… L’inconnue principale demeure en la façon dont la gauche de la gauche participera à ce scrutin. Il y a cinq ans, les communistes et l’ADS avaient fait le choix de partir avec les socialistes, dans la lignée de leur comportement depuis plusieurs années dans la région. Mais entre temps, est née l’expérience unitaire de Limousin Terre de gauche, la LCR a fondu et ses leaders au Conseil régional ont rallié le Front de gauche, et les relations avec le PS se sont détériorées.




> La fin du panachage : une exigence de transparence et d’efficacité

22012013

> La fin du panachage : une exigence de transparence et d'efficacité dans Actualité locale belections

Si, comme prévu, la loi de réforme des collectivités est bien votée avant 2014, et comprend bien un volet consacré à la modification du mode de scrutin pour les élections municipales, alors le seuil des 3 500 habitants, en dessous duquel les électeurs peuvent pratiquer le panachage des listes et le rayage des candidats, pourrait être abaissé. On parle notamment d’un nouveau seuil maximal de 1 000 habitants. Ce serait une bonne chose, tant est critiquable cette pratique du panachage.

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Une pratique, qui, sous couvert de davantage coller à la non-politisation répandue et avérée des élus des petites communes et d’être en adéquation avec la proximité des habitants en milieu rural, limite la représentativité des tendances minoritaires. Déjà, en 2008, une cinquantaine de députés pointait à raison le fait que le maintien d’un tel système nuisait à la transparence du débat et à l’intégration des néo-arrivants, au sens où les populations, en particulier les nouveaux résidents venus de la ville, se heurtaient bien souvent au moment de voter à l’absence de lisibilité des projets. Il est en effet compliqué de faire confiance à des candidats sur leur seul nom, quand ils ne composent aucune liste et qu’ils n’ont donc pas forcément réalisé de profession de foi… Dans un projet de loi présenté au Sénat en septembre dernier, Jean-Pierre Chevènement en appelait lui aussi à cette suppression du panachage, au nom d’une facilitation de la parité dans les conseils municipaux. En outre, les détracteurs du panachage cherchent à démontrer en quoi ce système ne facilite pas le remplacement des élus démissionnaires (étant donné qu’il n’y a pas de « suivant de liste »), ne contribue pas à la clarté des élections sénatoriales et limite l’importance de la cohérence des équipes et du travail de groupe en amont dans la conduite des projets. Autant d’arguments plus ou moins percutants, mais tous à considérer.

Ainsi, en Haute-Vienne, un abaissement à une population municipale de 1 000 habitants (recensement 2010, valable au 1er janvier 2013), ferait passer le nombre de communes votant au scrutin de liste de 15 à 66. 1 000 habitants semble également un juste milieu : une commune de cette taille requiert 15 conseillers municipaux. Réunir 15 candidats pour la constitution d’une liste semble faisable, ce qui aurait peut-être été plus compliqué pour des communes de 500 habitants. Les 66 communes haut-viennoises pré-citées rassemblent environ 83 % de la population départementale, contre 62 % en 2008. Autant de citoyens qui verraient davantage certifié l’aspect démocratique de leur conseil municipal. Espérons que la prochaine loi sera à la hauteur de cet impératif.




> Plaidoyer pour l’audace des transports publics limougeauds

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> Plaidoyer pour l'audace des transports publics limougeauds dans Actualité locale blim

trolley-articule-300x224 dans Aménagement du territoire

L‘arrivée tant attendue des trolleybus articulés sur le réseau des transports en commun urbains de Limoges est un bon signal. Avec le remplacement très prochain, sur la ligne 6, des ultimes valeureux mais archaïques ER 100.2 H en service depuis 1989, la STCL aura parachevé le remplacement intégral de ses véhicules. Une opération entamée en 2006, qui a été accompagnée d’une légère hausse de la fréquentation, et qui aura notamment permis de faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite, et conforté le choix politique de la ville pour un mode de transport en commun écologique, très répandu en Suisse ou en Italie, mais assez original en France (seuls Lyon, Nancy et Saint-Etienne possèdent encore des trolleys). Mais à choix politique de conservation d’un transport pertinent, appelons-en désormais à la volonté politique de le dynamiser et de l’étendre.

trams-trolleys-limoges-171x300 dans LimogesForce est de constater qu’au-delà de l’entretien du réseau existant et du renouvellement du parc, la carte des lignes de trolleybus n’a qu’assez peu évolué depuis que la municipalité de Léon Betoulle a, en 1951, après avoir visité Liège, choisi de remplacer les trams par ces véhicules silencieux et plus pratiques. La carte des lignes du trolley ressemble beaucoup à la carte des lignes de tram du début du siècle dernier. Partant de ce constat, on est en droit de penser que l’emprise du réseau adapté à une ville ouvrière et dense de 90 000 habitants, ne l’est pas à une agglomération de 190 000 habitants… Et depuis le prolongement de la ligne 6 dans les deux sens en 1996, et l’extension de la ligne 4 sur trois stations jusqu’à la clinique Chénieux en 2009, aucun autre projet ambitieux d’agrandissement de ce réseau pourtant prometteur n’a été évoqué publiquement. La multiplication des lignes de bus dans la deuxième moitié du XXe siècle a certes en partie compensé cette croissance urbaine, mais quoi de mieux que des lignes de trolleybus pour structurer un réseau prometteur en ce qu’il serait électrique et porteur en terme d’image ?

Je reste convaincu que le réseau de la STCL, trop peu fréquenté en comparaison de réseaux d’agglomérations de taille similaire, mériterait de voir ses lignes fortes étendues et électrifiées. Il pourrait potentiellement transporter bien plus d’usagers, si étaient prises des mesures audacieuses et cohérentes visant l’optimisation de la circulation des véhicules. Les retards récurrents, favorisés par l’absence en de nombreux endroits de lignes en site propre, autrement dit de couloirs de bus, la trop longue attente entre deux passages (souvent au-delà de 10 minutes, durée dissuasive) et l’absence de bus à haut niveau de service sont des facteurs limitant, nuisibles à la conviction du réseau. Voici quelques pistes pour relancer durablement l’utilisation des transports en commun à Limoges :

étendre les lignes de trolleybus vers les quartiers et communes périphériques, pour faire bénéficier les populations concernées d’une desserte rapide et moderne, et assurer la cohérence géographique du réseau en l’adaptant à la croissance de la zone bâtie de Limoges et de son agglomération. Ainsi, dans un premier temps, la ligne 2 pourrait être prolongée vers Isle et le terminus La Cornue de la ligne 5. La ligne 4 pourrait être prolongée d’un arrêt jusqu’à Beaublanc, avec terminus en site propre, connecté à une future ligne circulaire à haut niveau de service (cf. plus bas). Dans un second temps, après études nécessaires, la ligne 1 pourrait être prolongée de six arrêts jusqu’au centre de Panazol, voire vers le nord dans le cas d’une intégration effective de Couzeix à Limoges Métropole, et la ligne 2 pourrait être rallongée vers la zone industrielle Nord ou Beaubreuil.

électrifier tout ou partie des lignes 8 et 10, parmi les plus fréquentées du réseau. Ce serait un beau symbole, preuve de la motivation qu’aurait la ville de Limoges à présenter le trolley comme alternative au bus, et non seulement comme moyen concurrent. Le passage de ces deux lignes en alimentation bifilaire (autrement dit, une exploitation par trolleybus) pourrait dans un premier temps se limiter aux portions centrales, entre le lycée Dautry et la fac des sciences pour la ligne 8, entre ESTER et le CHU pour la ligne 10, par exemple. Signalons que le coût investi dans la construction des lignes électriques semble pouvoir s’amortir avec le coût moindre à l’exploitation de ces véhicules, sans oublier leurs avantages écologiques et sonores. La pollution visuelle que certains voient en l’obstruction du ciel par les fils semble tout à fait négligeable.

bhns-limoges-300x268 dans Municipales 2014 créer une ligne circulaire au niveau des boulevards extérieurs. A l’instar des plans du Grand Paris, il est prouvé que les relations de centre à périphérie des lignes de bus, typiques du décalcage des mouvements pendulaires automobiles, ne sont pas exclusifs. Or, dans la plupart des plans de réseau de transports urbains, Limoges compris, peu de lignes permettent à ce jour la circulation de périphérie à périphérie. Ces liaisons se font nécessairement via le centre, ce qui nuit en qualité de transport et en sur-fréquentation des véhicules en centre-ville. Renforcer la ligne 14, qui emprunte une bonne partie des boulevards susnommés, et l’étendre à l’est de la ville, pourrait être la meilleure solution. Cette nouvelle ligne viendrait délester les autres lignes du centre-ville et, par son passage sur les quais de Vienne, sous-exploités, elle permettrait de créer une alternative à la traversée de Limoges. En outre, en reliant l’ensemble des sites universitaires de Limoges, elle viserait à dynamiser ce pôle d’enseignement qu’est la capitale régionale. Il s’agirait aussi d’atténuer l’isolement des cités-dortoirs. On pourrait aussi imaginer cette réalisation à travers deux branches circulaires, aux mêmes terminus. La première (branche Est 1) demeurerait rive droite, reliant le CHU à La Bastide via la gare SNCF. La seconde (branche Est 2) passerait sur la rive gauche et emprunterait l’A20 pour relier les secteurs d’ESTER-Technopole et de la gare, à la zone industrielle sud. Plus éloignée du centre, elle se doit d’être très convaincante en temps de parcours pour qu’elle puisse être attractive (de longues portions en site propre à envisager), et nécessiterait donc des réflexions plus approfondies.

créer des lignes de bus à haut niveau de service (BHNS ou Busway). Ces lignes de bus améliorées sont entièrement repensées de façon à faciliter les correspondances, optimiser la vitesse des véhicules tout en assurant la sécurité des usagers de la route par la création de voies réservées (site propre réel). Les fréquences de passage sont proches de 5 minutes aux heures de pointe (contre 9 minutes prévues au minimum pour les lignes limougeaudes). Des avantages à concrétiser, de façon à convaincre le maximum de gens de préférer les transports en commun à la voiture individuelle. Par ailleurs, à terme, on pourrait lancer une étude quant à l’installation de guichets automatiques de vente de titres de transport, afin de gagner encore du temps. Dans un premier temps, la ligne 10 – la plus fréquentée du réseau – pourrait être réaménagée en ligne de BHNS (en complément ou remplacement d’une électrification partielle, par exemple), outre les projets de lignes circulaires.

A ces objectifs s’en ajoutent d’autres, qui plus largement pourraient être les grands axes d’une nouvelle politique des mobilités urbaines (nouveaux services de transport en centre-ville, nouvelles réflexions sur  la place du vélo, intégration du réseau STCL au programme intermodal régional Passéo, repenser l’implantation des parcs-relais, etc.). Et pourraient faire de Limoges une ville exemplaire.

Garder et relancer le trolleybus, en prouvant qu’il s’agit de la solution idoine, du juste milieu entre les bus, essentiels mais insuffisants, et le tramway, séduisant mais trop ambitieux et peu adapté, c’est aussi une manière de conserver une part de l’histoire limougeaude, un pan de l’identité de la ville, tout en modernisant. A l’heure où son engagement pour la durabilité est mis en avant, Limoges se doit plus que jamais de faire le pari de l’audace en matière de transports publics. Un enjeu pour 2014.

Illustrations : Limoges-Métropole ; L. Destrem, 2013







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