> Comme un parfum de municipales… (Brèves de campagne #1)

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> Comme un parfum de municipales... (Brèves de campagne #1) dans Actualité locale b-limoges2014-300x25

Articles de la presse régionale, premiers sondages nationaux, création d’un nouveau groupe au Conseil municipal, un blog et un groupe Facebook dédiés… A onze mois du premier tour des élections municipales, la campagne limougeaude semble plus que jamais imminente. Et le contexte politique national marqué par les rumeurs de remaniement et le spectre insistant d’une défaite de la gauche aux prochaines échéances n’y est sans doute pas pour rien. Si les premières listes et propositions. Retour sur ces quelques actualités qui ont tout juste fait bruisser le microcosme politique local ces dernières semaines :

limoges2014-bandeau-300x93 dans Aménagement du territoire- On l’avait signalé, les élus Nouveau Centre du groupe d’opposition au Conseil municipal de Limoges ont quitté leurs collègues de l’UMP pour créer un nouveau groupe centriste avec leur homologue du MoDem Nadine Rivet. Sans doute échauffés par les sorties verbales du conseiller Viroulaud, mais aussi motivés par la perspective de constituer une liste autonome, conforme aux voeux de l’UDI nationale, ces trois élus (Mme Rivet et Philippe Pauliat-Defaye et Marie-Pierre Berry) ont également concrétisé leur stratégie par la mise en place d’un compte Twitter et la publication sur leur site d’une déclaration de principes... en forme de pré-programme municipal ! Des grands axes qui interpellent également par le fait qu’ils diffèrent sensiblement des projets habituels de la droite limougeaude… Parmi ceux-ci : un « plan d’urbanisme cohérent, mêlant modernité et mise en valeur du patrimoine« , un souci accordé à « l’Université pour faire de Limoges un pôle d’excellence universitaire au rayonnement européen » ou le « renforcement de l’activité touristique de la ville autour du label « Ville d’Art et d’Histoire » mais également autour des traditions industrielles« .

- La presse régionale multiplie les articles spécialement consacrés. Après un premier jet qui révélait il y a quelques mois les choix des maires sortants de Haute-Vienne pour le prochain scrutin, Le Populaire a fait savoir l’apparent renoncement de Monique Boulestin, ex-première adjointe de Limoges, mais aussi confirmé la présence d’une liste FN, l’existence de discussions à l’UMP sur le nom de la tête de liste, les interrogations quant à la stratégie du PCF, tiraillé entre sa loyauté au bilan commun avec le PS et la tentation d’une liste Front de gauche avec les anticapitalistes…

- Lancé il y a tout juste un mois par un militant PRG, un groupe Facebook ouvert à tous et appelant au débat citoyen informel sur la campagne et ses enjeux a été ouvert. Pour l’instant riche d’une quarantaine de membres seulement, parmi lesquels Catherine Beaubatie, Monique Boulestin, Camille Geutier ou Marie-Françoise Pérol-Dumont, mais aussi quelques journalistes locaux, il ne demande qu’à accueillir de nouveaux citoyens avides d’échanges fructueux ! La campagne sera citoyenne ou ne sera pas.

- Figure reconnue du paysage artistique et littéraire limougeaud, Laurent Bourdelas a lancé il y a quelques jours un blog indirectement consacré à la prochaine élection. A travers ce nouvel espace, c’est une « vision plutôt historico-poético-littéraire » qui sera proposée, invitant davantage à la réflexion, à la prise de recul, qu’à l’engagement politique propre. Les premiers épisodes incitent à repenser Limoges par la géographie, la littérature, la déambulation et le paysage. Une ambition habilement complémentaire des débats politiciens et programmatiques !

- Enfin, les travaux préparatoires du secteur des Casseaux, plusieurs mois après l’ouverture polémique du nouveau McDonalds dans l’enceinte de l’ancienne usine Royal Limoges, devraient être lancés à la fin de l’année. Le grand chambardement fonctionnel et esthétique espéré est enfin en vue aux Casseaux. Un bénéfice pour les flux urbains, mais aussi pour l’image de la ville : 50.000 véhicules transitent quotidiennement par cet axe essentiel. C’est aussi un dossier majeur de la mandature qui va être définitivement ouvert… avec l’implication que cela peut avoir dans la campagne.




> Le centre se recompose au conseil municipal de Limoges

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> Le centre se recompose au conseil municipal de Limoges dans Actualité locale blim

A tout juste un an des élections municipales, les élus centristes NC et MoDem du conseil municipal de Limoges ont fait le choix de créer leur propre groupe. Conformément à la dynamique que Jean-Louis Borloo veut insuffler aux forces du centre à travers l’UDI, les élus du Nouveau centre quittent le groupe d’opposition UMP-NC. Sans doute incitée par le retrait de la scène médiatique de François Bayrou, miné par son double échec électoral l’an dernier, et dans la perspective d’une candidature indépendante de l’UMP, Nadine Rivet ancre donc à nouveau officiellement et logiquement le MoDem limougeaud au centre-droit.

conseil-municipal-de-limoges-300x285 dans Limoges

Elue en 2008 conseillère municipale MoDem aux côtés de Jean-Jacques Bélézy, décédé en 2011, Nadine Rivet s’est également présentée aux élections législatives de juin 2012 dans la 1e circonscription de Haute-Vienne, recueillant 2,50 % des voix et finissant 6e, loin derrière les 49,31 % d’Alain Rodet. Remplaçant M. Bélézy à sa disparition, l’avocat Philip Gaffet, 3e de liste en 2008, avait quitté le MoDem en novembre dernier et rejoint la majorité de gauche en s’inscrivant au Parti radical de gauche, nouveau parti de Monique Boulestin. Laissant Nadine Rivet seule. Cette situation inconfortable a dû la convaincre de s’allier avec le centre-droit et ses deux élus, Marie-Pierre Berry et Philippe Pauliat-Defaye. Votant souvent avec la droite, Nadine Rivet se démarque toutefois régulièrement sur ses positions concernant les transports urbains, notamment.

En ce qui concerne les têtes de liste, si la candidature d’Alain Rodet pour un 5e mandat ne fait aucun doute, et si l’hypothèse d’une candidature centriste se précise, les autres forces en présence laissent encore planer le mystère. A l’UMP, les candidats doivent être désignés au plus tard en septembre, mais il se murmure que le jeune Guillaume Guérin, poussé par certains responsables de son parti, pourrait au moins avoir l’ambition de participer à une primaire militante. On voit également mal comment le FN, absent en 2008 mais fort de résultats électoraux plutôt encourageants aux cantonales et législatives, pourrait renoncer à présenter une liste. L’unique élu Vert Cyril Cognéras, un temps allié aux anticapitalistes, a fait son retour à EELV dans la majorité municipale, et pourrait à nouveau incarner la tête de liste du parti. Si le PRG a vu une ancienne élue de taille le rejoindre en la personne de Monique Boulestin, on voit mal comment le désir logique de revanche que celle-ci pourrait entretenir suffirait à motiver la constitution d’une liste autonome de 55 personnes… L’inconnue principale demeure en la façon dont la gauche de la gauche participera à ce scrutin. Il y a cinq ans, les communistes et l’ADS avaient fait le choix de partir avec les socialistes, dans la lignée de leur comportement depuis plusieurs années dans la région. Mais entre temps, est née l’expérience unitaire de Limousin Terre de gauche, la LCR a fondu et ses leaders au Conseil régional ont rallié le Front de gauche, et les relations avec le PS se sont détériorées.




> La fin du panachage : une exigence de transparence et d’efficacité

22012013

> La fin du panachage : une exigence de transparence et d'efficacité dans Actualité locale belections

Si, comme prévu, la loi de réforme des collectivités est bien votée avant 2014, et comprend bien un volet consacré à la modification du mode de scrutin pour les élections municipales, alors le seuil des 3 500 habitants, en dessous duquel les électeurs peuvent pratiquer le panachage des listes et le rayage des candidats, pourrait être abaissé. On parle notamment d’un nouveau seuil maximal de 1 000 habitants. Ce serait une bonne chose, tant est critiquable cette pratique du panachage.

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Une pratique, qui, sous couvert de davantage coller à la non-politisation répandue et avérée des élus des petites communes et d’être en adéquation avec la proximité des habitants en milieu rural, limite la représentativité des tendances minoritaires. Déjà, en 2008, une cinquantaine de députés pointait à raison le fait que le maintien d’un tel système nuisait à la transparence du débat et à l’intégration des néo-arrivants, au sens où les populations, en particulier les nouveaux résidents venus de la ville, se heurtaient bien souvent au moment de voter à l’absence de lisibilité des projets. Il est en effet compliqué de faire confiance à des candidats sur leur seul nom, quand ils ne composent aucune liste et qu’ils n’ont donc pas forcément réalisé de profession de foi… Dans un projet de loi présenté au Sénat en septembre dernier, Jean-Pierre Chevènement en appelait lui aussi à cette suppression du panachage, au nom d’une facilitation de la parité dans les conseils municipaux. En outre, les détracteurs du panachage cherchent à démontrer en quoi ce système ne facilite pas le remplacement des élus démissionnaires (étant donné qu’il n’y a pas de « suivant de liste »), ne contribue pas à la clarté des élections sénatoriales et limite l’importance de la cohérence des équipes et du travail de groupe en amont dans la conduite des projets. Autant d’arguments plus ou moins percutants, mais tous à considérer.

Ainsi, en Haute-Vienne, un abaissement à une population municipale de 1 000 habitants (recensement 2010, valable au 1er janvier 2013), ferait passer le nombre de communes votant au scrutin de liste de 15 à 66. 1 000 habitants semble également un juste milieu : une commune de cette taille requiert 15 conseillers municipaux. Réunir 15 candidats pour la constitution d’une liste semble faisable, ce qui aurait peut-être été plus compliqué pour des communes de 500 habitants. Les 66 communes haut-viennoises pré-citées rassemblent environ 83 % de la population départementale, contre 62 % en 2008. Autant de citoyens qui verraient davantage certifié l’aspect démocratique de leur conseil municipal. Espérons que la prochaine loi sera à la hauteur de cet impératif.




> Plaidoyer pour l’audace des transports publics limougeauds

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> Plaidoyer pour l'audace des transports publics limougeauds dans Actualité locale blim

trolley-articule-300x224 dans Aménagement du territoire

L‘arrivée tant attendue des trolleybus articulés sur le réseau des transports en commun urbains de Limoges est un bon signal. Avec le remplacement très prochain, sur la ligne 6, des ultimes valeureux mais archaïques ER 100.2 H en service depuis 1989, la STCL aura parachevé le remplacement intégral de ses véhicules. Une opération entamée en 2006, qui a été accompagnée d’une légère hausse de la fréquentation, et qui aura notamment permis de faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite, et conforté le choix politique de la ville pour un mode de transport en commun écologique, très répandu en Suisse ou en Italie, mais assez original en France (seuls Lyon, Nancy et Saint-Etienne possèdent encore des trolleys). Mais à choix politique de conservation d’un transport pertinent, appelons-en désormais à la volonté politique de le dynamiser et de l’étendre.

trams-trolleys-limoges-171x300 dans LimogesForce est de constater qu’au-delà de l’entretien du réseau existant et du renouvellement du parc, la carte des lignes de trolleybus n’a qu’assez peu évolué depuis que la municipalité de Léon Betoulle a, en 1951, après avoir visité Liège, choisi de remplacer les trams par ces véhicules silencieux et plus pratiques. La carte des lignes du trolley ressemble beaucoup à la carte des lignes de tram du début du siècle dernier. Partant de ce constat, on est en droit de penser que l’emprise du réseau adapté à une ville ouvrière et dense de 90 000 habitants, ne l’est pas à une agglomération de 190 000 habitants… Et depuis le prolongement de la ligne 6 dans les deux sens en 1996, et l’extension de la ligne 4 sur trois stations jusqu’à la clinique Chénieux en 2009, aucun autre projet ambitieux d’agrandissement de ce réseau pourtant prometteur n’a été évoqué publiquement. La multiplication des lignes de bus dans la deuxième moitié du XXe siècle a certes en partie compensé cette croissance urbaine, mais quoi de mieux que des lignes de trolleybus pour structurer un réseau prometteur en ce qu’il serait électrique et porteur en terme d’image ?

Je reste convaincu que le réseau de la STCL, trop peu fréquenté en comparaison de réseaux d’agglomérations de taille similaire, mériterait de voir ses lignes fortes étendues et électrifiées. Il pourrait potentiellement transporter bien plus d’usagers, si étaient prises des mesures audacieuses et cohérentes visant l’optimisation de la circulation des véhicules. Les retards récurrents, favorisés par l’absence en de nombreux endroits de lignes en site propre, autrement dit de couloirs de bus, la trop longue attente entre deux passages (souvent au-delà de 10 minutes, durée dissuasive) et l’absence de bus à haut niveau de service sont des facteurs limitant, nuisibles à la conviction du réseau. Voici quelques pistes pour relancer durablement l’utilisation des transports en commun à Limoges :

étendre les lignes de trolleybus vers les quartiers et communes périphériques, pour faire bénéficier les populations concernées d’une desserte rapide et moderne, et assurer la cohérence géographique du réseau en l’adaptant à la croissance de la zone bâtie de Limoges et de son agglomération. Ainsi, dans un premier temps, la ligne 2 pourrait être prolongée vers Isle et le terminus La Cornue de la ligne 5. La ligne 4 pourrait être prolongée d’un arrêt jusqu’à Beaublanc, avec terminus en site propre, connecté à une future ligne circulaire à haut niveau de service (cf. plus bas). Dans un second temps, après études nécessaires, la ligne 1 pourrait être prolongée de six arrêts jusqu’au centre de Panazol, voire vers le nord dans le cas d’une intégration effective de Couzeix à Limoges Métropole, et la ligne 2 pourrait être rallongée vers la zone industrielle Nord ou Beaubreuil.

électrifier tout ou partie des lignes 8 et 10, parmi les plus fréquentées du réseau. Ce serait un beau symbole, preuve de la motivation qu’aurait la ville de Limoges à présenter le trolley comme alternative au bus, et non seulement comme moyen concurrent. Le passage de ces deux lignes en alimentation bifilaire (autrement dit, une exploitation par trolleybus) pourrait dans un premier temps se limiter aux portions centrales, entre le lycée Dautry et la fac des sciences pour la ligne 8, entre ESTER et le CHU pour la ligne 10, par exemple. Signalons que le coût investi dans la construction des lignes électriques semble pouvoir s’amortir avec le coût moindre à l’exploitation de ces véhicules, sans oublier leurs avantages écologiques et sonores. La pollution visuelle que certains voient en l’obstruction du ciel par les fils semble tout à fait négligeable.

bhns-limoges-300x268 dans Municipales 2014 créer une ligne circulaire au niveau des boulevards extérieurs. A l’instar des plans du Grand Paris, il est prouvé que les relations de centre à périphérie des lignes de bus, typiques du décalcage des mouvements pendulaires automobiles, ne sont pas exclusifs. Or, dans la plupart des plans de réseau de transports urbains, Limoges compris, peu de lignes permettent à ce jour la circulation de périphérie à périphérie. Ces liaisons se font nécessairement via le centre, ce qui nuit en qualité de transport et en sur-fréquentation des véhicules en centre-ville. Renforcer la ligne 14, qui emprunte une bonne partie des boulevards susnommés, et l’étendre à l’est de la ville, pourrait être la meilleure solution. Cette nouvelle ligne viendrait délester les autres lignes du centre-ville et, par son passage sur les quais de Vienne, sous-exploités, elle permettrait de créer une alternative à la traversée de Limoges. En outre, en reliant l’ensemble des sites universitaires de Limoges, elle viserait à dynamiser ce pôle d’enseignement qu’est la capitale régionale. Il s’agirait aussi d’atténuer l’isolement des cités-dortoirs. On pourrait aussi imaginer cette réalisation à travers deux branches circulaires, aux mêmes terminus. La première (branche Est 1) demeurerait rive droite, reliant le CHU à La Bastide via la gare SNCF. La seconde (branche Est 2) passerait sur la rive gauche et emprunterait l’A20 pour relier les secteurs d’ESTER-Technopole et de la gare, à la zone industrielle sud. Plus éloignée du centre, elle se doit d’être très convaincante en temps de parcours pour qu’elle puisse être attractive (de longues portions en site propre à envisager), et nécessiterait donc des réflexions plus approfondies.

créer des lignes de bus à haut niveau de service (BHNS ou Busway). Ces lignes de bus améliorées sont entièrement repensées de façon à faciliter les correspondances, optimiser la vitesse des véhicules tout en assurant la sécurité des usagers de la route par la création de voies réservées (site propre réel). Les fréquences de passage sont proches de 5 minutes aux heures de pointe (contre 9 minutes prévues au minimum pour les lignes limougeaudes). Des avantages à concrétiser, de façon à convaincre le maximum de gens de préférer les transports en commun à la voiture individuelle. Par ailleurs, à terme, on pourrait lancer une étude quant à l’installation de guichets automatiques de vente de titres de transport, afin de gagner encore du temps. Dans un premier temps, la ligne 10 – la plus fréquentée du réseau – pourrait être réaménagée en ligne de BHNS (en complément ou remplacement d’une électrification partielle, par exemple), outre les projets de lignes circulaires.

A ces objectifs s’en ajoutent d’autres, qui plus largement pourraient être les grands axes d’une nouvelle politique des mobilités urbaines (nouveaux services de transport en centre-ville, nouvelles réflexions sur  la place du vélo, intégration du réseau STCL au programme intermodal régional Passéo, repenser l’implantation des parcs-relais, etc.). Et pourraient faire de Limoges une ville exemplaire.

Garder et relancer le trolleybus, en prouvant qu’il s’agit de la solution idoine, du juste milieu entre les bus, essentiels mais insuffisants, et le tramway, séduisant mais trop ambitieux et peu adapté, c’est aussi une manière de conserver une part de l’histoire limougeaude, un pan de l’identité de la ville, tout en modernisant. A l’heure où son engagement pour la durabilité est mis en avant, Limoges se doit plus que jamais de faire le pari de l’audace en matière de transports publics. Un enjeu pour 2014.

Illustrations : Limoges-Métropole ; L. Destrem, 2013




> L’image de Limoges ? On y travaille !

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> L'image de Limoges ? On y travaille ! dans Actualité locale blim

Mairie-site-Limoges-300x115 dans Aménagement du territoireA l’heure de la réouverture du musée Adrien-Dubouché, les travaux du conseil municipal évoquent aussi une certaine envie de moderniser l’image de la ville. Tant mieux !

Lundi soir, en la salle du conseil de l’hôtel de ville de Limoges, se réunissait le conseil municipal. La riche actualité politique a largement inspiré les commentaires des traditionnels « animateurs » de séance, comme Philippe Reilhac (PS) à gauche, et Camille Geutier (UMP) à droite (le « vous regretterez le temps béni de la droite ! » a évidemment déclenché de grands éclats de rire…). L’élection d’un nouveau président de la République et d’une députée, Catherine Beaubatie, déjà élue limougeaude, et les visites successives à Limoges de plusieurs ministres en l’espace de quelques jours, suffisaient ainsi à assurer le minimum de spectacle.

De gesticulations et d’apostrophes, il en a donc été parfois question, mais les élus avaient aussi (surtout !) plusieurs dizaines de dossiers à discuter et/ou voter, souvent d’importance capitale. Si l’on a parlé des difficultés consécutives aux modifications de carte scolaire, si Cyril Cognéras (Alternatifs) et Nadine Rivet (MoDem) se sont pour une fois retrouvés sur le sujet effectivement problématique de la subvention à une église évangélique, alors que la question de la laïcité a déjà échauffé la salle d’assemblée de l’hôtel de région, si l’on a acté la démolition et la reconstruction du foyer des Coutures, si l’on a parlé de comptes municipaux, de marché dominical de Landouge et de culture occitane, on a aussi évoqué des sujets assez pratiques, qui touchent directement à l’image de Limoges, et dont l’aboutissement est particulièrement attendu.

En effet, la réaffectation et le réaménagement du site de l’ancienne caserne Marceau et de l’entrée de ville des Casseaux, puisque c’est de ça dont il s’agit, posent de grands enjeux. En terme d’image donc, puisqu’ils sont directement visibles aujourd’hui en venant de l’A20 et demain, peut-être, en venant de TGV, mais aussi, et en partie par extension, des enjeux en terme de dynamisation socio-économique et de cohérence urbanistique de la ville. Non contents de garantir une modernisation souhaitée et qu’il faut optimale, les travaux sur ces deux espaces doivent permettre de revivifier des quartiers stratégiques mais sous-utilisés, délaissés ou mal organisés.

La classification en ZAC du secteur Marceau pourrait profiter au réaménagement du quartier
Presque logiquement, ces épineux sujets sont des points de discorde parmi d’autres entre majorité et opposition, sur la forme comme sur le fond. En rendant compte de leurs observations et de leurs aspirations sur l’avenir de la caserne Marceau, Daniel Clérembaux (NPA), à partir du questionnaire envoyé aux riverains et des aspirations sociales qui en découlaient, et Camille Geutier, rappelant le projet à vocation économique, ambitieux mais controversé que le groupe d’opposition a présenté, rendaient compte – certes bien différemment – de leur impatience à voir la majorité du conseil proposer un véritable débat. Comprendre un débat qui puisse associer tous les élus et la population. Le leader de la droite au conseil regrettant que la majorité socialiste se contente de suivre les recommandations du cabinet Sémaphore. Le député-maire Alain Rodet a souligné que l’heure de l’échange viendrait, et qu’une éventuelle classification du secteur en ZAC (ndlr : Zone d’Aménagement Concerté, quelle autre meilleure appellation pour un espace voué au débat public ?) le rendrait d’autant plus nécessaire. En effet, une ZAC pose des enjeux d’aménagements et de structures, mais aussi de voirie. Une compétence de la communauté d’agglomération.

En attendant une nouvelle ambition en matière de transports publics…
Cette requête de clarification s’est une nouvelle fois vue formulée autour des perspectives de l’entrée de ville des Casseaux, véritable verrue de l’est de la ville, peu pratique, nouveau centre d’intérêt de la ville après la Bastide, et dont la reconfiguration s’est pour le moment limitée à l’arrivée de McDonalds dans une aile de l’ancienne usine Royal Limoges. Daniel Clérembaux a regretté qu’une meilleure information des conseillers ne soit pas effectuée, et Philippe Pauliat-Defaye (NC) de s’interroger sur la délégation de la maîtrise d’ouvrage à l’agglomération alors qu’il s’agit d’une entrée de ville. Ce à quoi Alain Rodet a rétorqué qu’une véritable procédure transversale de consultation et de concertation avait été menée il y a deux ans, et que l’enquête publique à la fin de l’année 2012 devrait recontextualiser les enjeux et réaffirmer l’actualité et l’urgence du projet. Si des documents ont en effet été communiqués en 2010, et que l’information du grand public sur ce site a, au moins à ce moment-là, été réalisée et incitée, la médiatisation a été moins importante ces derniers mois, contribuant peut-être au flou et à l’oubli par les limougeauds des impératifs formulés. Il est par ailleurs à regretter qu’une profonde réflexion sur la place des transports en commun le long de l’axe fluvial de la Vienne n’ait pas été menée, même si on peut raisonnablement penser que le résultat sera forcément plus appréciable que la situation actuelle.

Quoi qu’il en soit, et quelles que soient l’échéance et le résultat des réalisations, ces questions influenceront sans nul doute les programmes en vue des élections municipales de 2014. Une échéance qui s’annonce passionnante.

panneau-Limoges-2000-ans-dhistoire-300x117 dans GouvernementDe nouveaux panneaux sur l’A20
Sujet moins polémique et moins complexe, sans pour autant être simplement cosmétique, celui de la signalisation touristique de la ville a été abordé. Les fameux panneaux marronnasses qui annoncent depuis de nombreuses années quelques-uns des symboles de notre ville (2000 ans d’histoire, arts du feu, etc.) vont, résultats d’un accord trouvé entre l’Etat qui gère l’A20 et la mairie, par-delà la complexe réglementation, enfin être changés, et avec eux montrer (au) mieux, on l’espère, les atouts de Limoges. En espérant qu’ils arrêtent les touristes !

Quant à moi, c’est pour la première fois que je me rendais à la séance publique (sachez-le !) du conseil municipal, qui ne s’était plus réuni depuis février dernier. Et je m’engage à m’y rendre le plus souvent possible, tant, en dépit de discussions parfois un peu lassantes et de sujets peu attractifs, il s’agit de la manifestation la plus évidente et parmi les plus concrètes de l’exercice de la démocratie locale. Celle dont les acteurs, directement élus par les citoyens, parlent école, culture, aménagement, sport, comptes publics, où se trament, se font et se défont les ententes politiques qui déterminent les modes de gestion de la cité, et où colères et différends peuvent parfois devenir caricaturaux. Mais où, envers et contre tout, tant bien que mal, au final, se dessine et s’organise continuellement notre cadre de vie. S’intéresser à la vie de la cité, c’est déjà y participer. Se sentir concerné, s’efforcer de s’informer, c’est le premier et le plus important des engagements citoyens.




> Florent Mignot : « Prendre les choses en main et ne pas nous résigner. »

12042012

> Florent Mignot : « Prendre les choses en main et ne pas nous résigner. » dans Actualité locale b2012b

Premier jeune responsable politique à répondre à mes questions, Florent Mignot, jeune écologiste, évoque son engagement politique et sa perception de la campagne présidentielle. Pour lui, engagement collectif et associatif servent sa volonté de porter l’écologie au cœur des considérations actuelles, comme vecteur d’espoir pour le plus grand nombre. « Confronter les diverses solutions et propositions permettant de résoudre les problèmes » est sa motivation.

Nom : Florent Mignot
Âge : 28 ans

Parcours : Diplôme d’Études Universitaires Scientifiques et Techniques (DEUST), Maîtrise de Sciences et Techniques en Technologies de l’Information et de la Communication (MST TIC)

Emploi : Webmaster

Engagement : Jeunes écologistes

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à vous engager dans un mouvement de jeunesse politique, et a fortiori, chez les Jeunes écologistes ?
J’ai approché courant 2006 les Jeunes verts (devenus depuis les Jeunes écologistes), à l’approche des élections présidentielles. Ce fut un premier pas vers la politique sachant que je n’allais adhérer aux Verts – dont j’étais depuis longtemps sympathisant – que 2 ans plus tard.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’engagement politique ?
L’engagement politique permet de faire avancer collectivement et concrètement ses idéaux. J’aime confronter les diverses solutions et propositions permettant de résoudre les problèmes.

Avez-vous envisagé de poursuivre et amplifier cet engagement avec le temps (adhésion à EELV si ce n’est pas déjà fait, engagement électoral, etc.) ?
Après avoir relancé les Jeunes Verts en 2007-2008, j’ai participé aux campagnes municipales (candidat des Verts sur la liste sur Limoges) et cantonales de 2008 (sur le canton de Limoges-Landouge). J’ai ensuite adhéré et pris de plus en plus de responsabilités, bénévolement, au sein des Verts. Depuis peu, je suis directeur de campagne pour les législatives en Limousin.

Des câlins gratuits pour les passants limougeauds. Une démarche originale pour faire connaître le mouvement... et son goût pour la non-violence ? © Jeunes écologistes LimogesComment votre engagement est perçu par votre entourage (famille, amis, proches) ?
Cet engagement est plutôt bien perçu même si certains peuvent craindre que je consacre parfois beaucoup trop de temps à la politique.

Ci-contre : Des câlins gratuits pour les passants limougeauds. Une démarche originale pour faire connaître le mouvement… et son goût pour la non-violence ? © Jeunes écologistes Limoges.

La campagne présidentielle est globalement jugé tendue, voire agressive, ceci au détriment de l’expression des programmes. De manière générale, comment percevez-vous cette campagne électorale, tant sur la forme (atmosphère, échanges entre les candidats, …) que sur le fond (positionnements, propositions, …) ?
Cette campagne a été particulièrement agressive, et notamment à l’encontre d’Eva Joly. Celle ci a d’ailleurs été la cible de beaucoup d’attaques dès janvier 2011, quand Nicolas Hulot a été pressenti pour être son concurrent pendant la Primaire de l’Écologie. Comme si certains avaient déjà choisis leur champion et qu’Eva Joly n’avait pas le droit de participer à la vie politique.
Ailleurs sur l’échiquier politique, on passe bien plus de temps à s’attaquer qu’à parler du fond. Les politiciens ont une tendance à enrober leurs propos avec de grandes et petites phrases plutôt qu’à faire des propositions concrètes.

Vous êtes engagé avec les Jeunes écologistes. Pouvez-vous sans détailler nous présenter rapidement le mouvement (emprise nationale, relation avec EELV, effectifs militants à l’échelle nationale et à l’échelle locale, …) ?
Les Jeunes écologistes (anciennement les Jeunes verts) sont une association autonome de Europe Ecologie-Les Verts mais défendant les mêmes valeurs. C’est une fédération de plusieurs centaines d’adhérents dont les groupes locaux se sont multipliés ces 3 dernières années. En Limousin, une grande majorité des militants habite à Limoges et les rangs se sont beaucoup étoffés, surtout depuis 2 ans, au point que nous sommes devenus un des groupes locaux les plus actifs en France, notamment grâce aux nouveaux venus…

De quelle manière votre mouvement et vous-même personnellement participez à la campagne présidentielle, en France et dans la région ? On connaît la forte dimension associative dans la structure militante d’EELV. Est elle importante dans cette campagne ?
Je fais personnellement partie du réseau des écologeeks qui a vu le jour en 2008 pour les européennes. Ce réseau s’occupe tout particulièrement de la campagne internet des écologistes mais aussi fait avancer les questions numériques au sein du mouvement.

« Pour la droite, […] toute personne qui ne réussit pas est responsable de ses éventuelles faiblesses. »

Quel regard portez-vous sur la politique du gouvernement Fillon à l’égard de la jeunesse, depuis 2007 (forces, faiblesses, erreurs, réussites, promesses, jugement) ?
La politique à l’égard de la jeunesse est la même, en pire, que celle à l’égard de l’ensemble des français.

A ce titre, pouvez-vous donner un exemple de ce qui vous semble le plus injuste ou le moins adéquat ?
Ce qui m’a toujours choqué de la part de la droite est de considérer les jeunes comme des flemmards ou pire parfois, des délinquants. Pour la droite la réussite se mérite et toute personne qui ne réussit pas est responsable de ses éventuelles faiblesses.

A partir du constat de la réponse à la question précédente, quelles réponses défendez-vous et proposez-vous aux difficultés et enjeux posés par les jeunes de 2012, pour le mandat qui va s’ouvrir pour le président élu en mai prochain ?
Notre projet est global et ne s’adresse ni plus aux jeunes ni plus aux personnes âgées. Les problèmes qui sont généralement ceux des jeunes se posent aussi aux autres classes d’âges : formation, emploi, logement, santé (…)

Eva Joly s’est taillée une réputation de compétence dans plusieurs sujets, mais on a parfois le sentiment qu’elle peine à convaincre le grand public dans les domaines propres à l’écologie politique, qui est pourtant. Le choix de cette candidate, s’il est clair et totalement légitime, n’est-il pas un pari un peu trop ambitieux ?
Je ne pense pas que la « non émergence » supposée de l’écologie dans cette campagne soit liée à la personnalité de Eva Joly. Cela est plutôt liée au ton de la campagne qui ne permet pas d’aborder sérieusement aux problématiques. Il y a alors un « bruit » qui pollue tout ce que l’on pourrait proposer… Ceci dit, sans nous, je ne pense pas que nous aurions autant parler du nucléaire (et de politique énergétique) en octobre-novembre dernier…

« L’enseignement supérieur ne remplit par son rôle égalitaire. »

Dans les propositions d’Eva Joly concernant l’éducation, on remarque l’objectif d’un service public de l’enseignement supérieur gratuit. En quoi ce sujet peut être réellement au cœur du problème actuel de l’université française ?
L’enseignement et notamment l’enseignement supérieur ne remplit pas son rôle égalitaire et a une tendance à la sélection. Une sélection qui commence bien avant l’enseignement supérieur et qui ne permet pas d’orienter correctement les élèves…

Selon vous, à quel moment le bât blesse le plus, dans le parcours scolaire ?
J’ai toujours été choqué par cette sélection qui est faites dès le collège entre un parcours que l’on veut rapidement « professionnalisant » (orienté vers les CAP) et un parcours plus général (orienté vers le Bac).
Trop souvent les premiers sont orientés comme si ils étaient « incapables » d’avoir le Bac ce qui peut être dévalorisant. Ils seront les premiers à travailler, et pourtant ce parcours scolaire se retrouve avec bien peu de moyens (profs, établissements…) Et bien trop souvent on abandonne peu à peu les matières « générales » qui peuvent pourtant intéresser ces élèves pour obtenir un certain niveau de « culture générale ».
Les seconds sont orientés vers le Bac sans aucun début de formation professionnelle (très souvent même après le Bac, il y a très peu de stages…) Ils seront plus favorisés – plus de moyens financiers – alors que leur seule « qualité » à un instant x aura été d’avoir été « meilleurs » dans la « théorie » (maths, français, …) mais pas forcément dans la « pratique ».
Les premiers auront un CAP très jeune, et auront un travail très tôt mais auront été trop souvent « dévalorisés » , les seconds auront un Bac + Y mais auront au final parfois beaucoup de difficultés à avoir un emploi car sans aucune expérience professionnelle, et devront aller multiplier les « petits boulots ».
Les premiers et les seconds auront été « sélectionnés » et « séparés » très tôt alors que tous avaient des qualités qu’il aurait fallu faire fructifier plutôt que de vouloir « séparer » très tôt les « manuels » des « cadres » créant alors très tôt un clivage entre jeunes…

Le projet d’Europe Écologie Les Verts est ambitieux en matière de rénovation des campus universitaires, et s’inscrit dans une transition écologique de la construction et d’une exemplarité des infrastructures publiques en matière d’éco-responsabilité. Les installations de l’Université de Limoges sont dispersées dans la ville et vieillissantes. Quel écho ces propositions pourraient-elles rencontrer en ce qui concerne cette situation ?
Il y a beaucoup à faire en terme d’exemplarité des infrastructures publiques. L’écologie permet à la fois de créer des emplois (ici dans le bâtiment…) et d’améliorer la qualité de vie. Dans les campus, nous avons souvent des problèmes en terme de chauffage avec des bâtiments trop froids en hiver et trop chauds quand il commence à faire chaud.

Et concernant Limoges, de quelle manière la structuration des campus vous paraît-elle inadéquate ?
Un autre problème majeur est le problème des transports afin de se déplacer dans Limoges. Les horaires ne sont pas toujours très adaptés et ne parlons même pas de la place du vélo alors que beaucoup de jeunes souhaiteraient des aménagements…

A l’heure d’une terrible crise économique et financière, ne pensez-vous pas que les scores très modestes d’Eva Joly, en terme d’intentions de vote dans les sondages, sont au moins en partie à mettre sur le compte du manque d’intérêt des gens pour l’écologie, qui serait écartée au profit de préoccupations plus « directes », matérielles, parfois plus concrètes aussi (pouvoir d’achat, emploi, etc) ? Par ailleurs, pensez-vous que cela puisse également être dû à l’intégration mentale progressive par les électeurs des problématiques environnementales, qui faute d’être encore au cœur des politiques, sont davantage dans les consciences qu’il y a quelques années ?
Pour nous l’écologie n’est pas un problème mais la solution aux problèmes. De plus la crise, les crises, que nous visons ne date pas d’hier… Ceux qui ont moins de 30 ans n’ont connu qu’une succession de crises. La crise de 2008 n’a pas empêché Europe Écologie de parler d’écologie et d’Europe, et de faire les scores de 2009.
Une grande partie des intentions de vote donnée à Eva Joly est plutôt liée au poids du vote utile (nous y perdons pour ainsi dire la moitié de nos votants potentiels) mais aussi à des accords PS-EELV qui ont été incompris par beaucoup (nous y perdons là aussi quelques points malheureusement alors que nous souhaitions préparer l’avenir et donc la future majorité à l’Assemblée nationale…)

Le logo occitan des Jeunes écologistes limougeauds. Ces derniers prennent à bras le corps la question de la place de l'identité culturelle régionale. © Jeunes écologistes Limoges
Ci-contre : Le logo occitan des Jeunes écologistes limougeauds. Ces derniers prennent à bras le corps la question de la place de l’identité culturelle régionale. © Jeunes écologistes Limoges

Donc selon vous, le problème n’est pas que les gens ont déjà bien intégré (et donc assimilé) les problématiques écologiques, mais plutôt qu’ils ne les voient pas comme centre du problème…
La problématique écologique est bien intégrée, mais à présent il faut arriver à faire comprendre que les solutions écologistes permettent de régler les problèmes économiques, sociaux et démocratiques.

« Le débat politique n’est pas assez concret. »

On tend à pointer du doigt un éventuel désintérêt de la jeunesse pour le débat public, parce qu’il est trop technique, trop éloigné de leurs préoccupations, trop contraint aux rivalités personnelles. Qu’en pensez-vous ? Comment y remédier ? Et comment voyez-vous personnellement l’engagement politique des jeunes à vos côtés et plus globalement en France ?
Plus que trop technique, je dirais trop théorique… trop « politicien ». Le débat politique n’est pas assez concret et donc ne propose pas assez de propositions qui permettraient de changer les choses… Beaucoup d’élus ne font plus de politique mais de la « gestion ».
Pour y remédier il y a beaucoup à faire… notamment revoir nos institutions pour permettre une meilleure représentation de tous (fin des cumuls, parité, vote proportionnel, reconnaissance du vote blanc, …)
D’une manière générale beaucoup de jeunes font de la politique sans s’en rendre compte, avec les associations par exemple, mais beaucoup préfèrent surtout le concret au blabla théorique.

La gauche et plus précisément les socialistes occupent une position très majoritaire en Limousin. Quel regard portez-vous sur cette relative hégémonie, sur les relations entre les forces politiques régionales, sur les politiques menées et sur l’évolution de ces rapports locaux ?
Le Parti Socialiste local a globalement la tendance à se comporter comme n’importe quel parti qui aurait beaucoup trop de pouvoirs… Ailleurs l’UMP ou parfois le PCF font de même : refus du débat et de la contradiction, et résistance parfois « violente » quand il se sent « affaibli ». Mais je ne mettrai pas tous les élus dans le même panier, d’ailleurs nous participons à quelques majorités dans des municipalités là où nous estimons localement cela possible…


Ci-dessous : Un jardin en pleine ville. Reconquérir des friches urbaines en assurant le lien social, c’est la motivation des adhérents de l’assocation Jardinons Ensemble à Limoges. © France 3 Limousin

Un jardin en pleine ville. Reconquérir des friches urbaines en assurant le lien social, c'est la motivation des adhérents de l'assocation Jardinons Ensemble à Limoges. © France 3 LimousinLes écologistes, et notamment les Jeunes écologistes, portent sur le terrain, à Limoges notamment, de nombreux projets souvent ambitieux, notamment celui des jardins partagés. Pouvez-vous nous en parler succinctement, et surtout nous expliquer dans quelle démarche s’inscrivent ces initiatives diverses ?
L’association Jardinons Ensemble à Limoges a été « imaginée » par certains d’entre nous et notamment Nahoum Champroy, son président. A présent, l’association est autonome et chacun y participe individuellement comme plusieurs dizaines d’adhérents non membres des jeunes écologistes.
C’est un gros succès car c’est un projet concret et il y avait visiblement une grande attente.
D’autres projets voient le jour. Nous essayons d’être le plus concret possible et de penser « à long terme ». Si nous pouvons faire quelques actions ponctuelles nous privilégions actuellement les actions à long terme : il y a les paroles (voire les promesses) mais nous préférons les actes !

Quelles sont vos perspectives personnelles, ainsi que celles du mouvement, en ce qui concerne l’engagement dans les prochaines échéances électorales locales (législatives, municipales) ?
Pour le moment je me consacre pleinement aux présidentielles et législatives. Je n’ai pas d’ambition personnelle, seulement celle de faire avancer mes idées tout au long de l’année comme à chaque élection. Je ne sais pas où je serai dans 1 ou 2 ans, même si je continuerai probablement de vivre à Limoges et donc d’y faire encore de la politique dans quelques années…

« Nous devons […] agir là où nous nous sentons prêts à agir. »

Quel message voudriez-vous faire passer à la jeunesse de 2012 ?
Un seul mot : Espoir ! Et la couleur de l’espoir reste le Vert ! Nous devons tous prendre les choses en main et ne pas se résigner, agir là où nous nous sentons prêts à agir.

En une phrase, à destination des jeunes, que pourriez-vous dire pour convaincre que l’écologie n’est pas qu’une utopie ou une solution très thématique, mais bien une façon d’appréhender la société toute entière ?
L’écologie par des exemples concrets (agriculture biologique…) offre d’ores et déjà des alternatives pour changer le monde, il faut à présent les généraliser et les multiplier pour offrir un avenir durable plutôt que de continuer à accélérer en fonçant dans le mur.

Une remarque finale ?
L’écologie c’est maintenant ! Et ici !

 

Liens :
Le site des Jeunes écologistes limousins
.
La page Facebook du mouvement
.
Reportage de France 3 Limousin sur les jardins partagés de Limoge
s.







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