> Comment l’UMP veut diviser les Français… par les primaires socialistes !

18022011

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« Il vaut mieux être né dans le 8e, dans le 7e ou dans le 6e arrondissement de Paris pour participer aux primaires que dans le midi viticole, dans le Limousin ou dans la Haute-Vienne. C’est des primaires de bobos ». Les récentes déclarations de Christian Jacob sont autant affligeantes (d’aucuns y voient de douteux relents) que comble pour quelqu’un qui prétendrait donc que le président de la République devrait mieux que DSK représenter la France rurale « qu’on aime« . L’UMP aime peut-être la France rurale, mais rien n’est moins sûr réciproquement. Sans parler des magistrats et des enseignants. De là à évoquer les dictatures tunisienne et égyptienne…

Gageons que les Limousins, qui au passage n’ont pas demandé à être moins bien servis que les habitants défavorisés des 6, 7, 8e arrondissements de Paris, se déplaceront aux primaires socialistes, et plus encore, c’est là le plus important, aux urnes de la République pour élire un président et des parlementaires plus dignes de les représenter que M. Jacob.

Espérons aussi que la gauche saura se mobiliser au mieux, dans le courage et l’harmonie, et ne pas céder aux attaques scandaleuses de la droite et à la facilité de certains de ses représentants. Les sondages prédisant Marine Le Pen à 20 % doivent rester un avertissement sans suite.




> 3e circonscription : MFPD ne rempilera pas en 2012

16012011

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mfpd2011.pngLa réforme actée du découpage électoral des circonscriptions législatives était claire : la Haute-Vienne perdrait pour les prochaines élections législatives un de ses 4 sièges de députés. Sur le terrain, c’était la circonscription de Monique Boulestin qui était condamnée, mais dans les faits, l’inconnue alimentait les conversations depuis plusieurs mois. Il semblerait que l’issue réside en la déclaration de Marie-Françoise Pérol-Dumont, qui ne se représentera pas en 2012.

Elue députée pour la première fois en 1997 sur la 3e circonscription du département, elle avait succédé à Jean-Claude Peyronnet à la tête du conseil général de la Haute-Vienne en 2004, étant à l’époque une des rares femmes à occuper une telle fonction en France. Invitée de France 3 Limousin vendredi midi, elle a réfuté l’invocation du cumul des mandats comme facteur de décision, et a par la même occasion critiqué l’imposition de cette interdiction par son parti, regrettant qu’aucune loi ne l’impose à l’ensemble des partis. C’est la crise, budgétaire comme dans leur identité même, à laquelle sont confrontés les départements, qui motiveraient Marie-Françoise Pérol-Dumont dans sa volonté de se recentrer sur sa fonction à la tête du département.

Comme le soulignait assez justement la Jeune garde 87, la question du cumul des mandats est à nouveau posée, avec forcément en ligne de mire l’avenir politique de la présidente du Conseil général et du maire de Limoges Alain Rodet, qui avait lui aussi plus ou moins éludé la question, invité de La Chaîne Parlementaire à l’automne dernier.

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> Frédéric Bolotny doute du projet de nouveau stade

14012011

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bolotny.pngFrédéric Bolotny, consultant en économie et marketing du sport, qui travaille entre autres pour le centre de droit et d’économie du sport à Limoges en tant que chercheur, particulièrement médiatisé (citons pêle-mêle France 5, L’Equipe et Libération), était interrogé par Le Populaire du centre cette semaine, au coeur de l’effervescence suscitée par la présentation concrète du grand projet de réaménagement du stade de Beaublanc. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne paraît pas totalement séduit.

S’il estime qu’un changement était plus que nécessaire, il doute que le projet soit porté à son terme, soit 20 000 places. Il pointe du doigt l’absence de club résident astreint au nouveau stade, une situation qui serait « unique en France » et qui risquerait de ne pas faire vivre le site. Frédéric Bolotny rajoute qu’une infrastructure d’une telle capacité est propre, en terme de fréquentation et donc (surtout !) de financement, aux clubs de premières divisions sportives, le Top 14 pour le rugby (l’USAL est actuellement en Fédérale 1, soit le 3e échelon du sport), et la Ligue 1 (oui la Ligue 1 !) pour le football, alors que le LFC végète à Saint-Lazare en 6e division.

En décembre 2008, lors de la première évocation chiffrée du projet, Eric Martin, directeur des services de la ville de Limoges, assurait que « [l'engagement de la ville] n’est pas conditionné aux résultats sportifs« . Une affirmation qui tient sans doute à la promesse d’organisation de manifestations diverses dans l’enceinte, mais qui paraît surprenante et surtout un peu décalée, tant par l’absence de toit sur le stade que par la taille d’une infrastructure de cette dimension, qui par son coût, se doit de ne pas rester une coquille vide.

Le financement devrait rester strictement public, à la charge des collectivités, ce que Frédéric Bolotny ne manque pas de souligner avec perplexité : « non seulement, il existe une véritable inconnue concernant ce stade, mais on est quand même sur des investissements uniquement publics importants alors que le modèle actuel est plus public-privé« .

Photo (c) Les Dessous du sport

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> Si y’en a que ça les dé(m/r)ange…

24102010

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sarkozysaletetetgp.jpg« On n’a pas le droit de prendre en otage des gens qui n’y sont pour rien, dans leur vie quotidienne », disait Nicolas Sarkozy la semaine passée, lors d’un déplacement dans l’Eure-et-Loir. Cette thématique chère à la droite en temps de grève, qui joue sur l’exaspération de ces mêmes « pris en otage« , naufragés du RER ou des halls d’aéroport, soulève un problème. 

Tous les soirs, les journaux télévisés, de plus en plus stéréotypés, serinent par de récurrents (lassants ?) reportages de seconde qualité, véritables marronniers des jours de mobilisation, le ras-le-bol de ces franciliens pressés. Cela ne changera jamais, et c’est bien plus le traitement des sujets que leur contenu même qui peut poser problème. Mais la partialité des médias, c’est une autre histoire, et je ne cherche pas à parler de cela ici…

Nous n’en sommes plus, et ce depuis longtemps, à se lamenter de voir un Président de la République se replacer sans cesse en chef d’un parti, en défenseur d’une partie de la population et pourfendeur de l’autre. S’attarder davantage sur cette marque de fabrique du chef de l’Etat paraît de moins en moins utile, tant le bafouement des principes républicains est devenu une nouvelle valeur du régime. Mais pour couper court à tout soupçon de laxisme ou de laisser-aller, nous nous devons de pointer du doigt la vulgarité qui émane de tels propos.

Un otage, d’après le Larousse, c’est une « personne prise ou livrée comme garantie de l’exécution de certaines conventions militaires ou politiques« , ou encore une « personne dont on s’empare et qu’on utilise comme moyen de pression contre quelqu’un, un État, pour l’amener à céder à des exigences« . Le dictionnaire juge bon de préciser que « la loi punit la prise d’otage de la réclusion criminelle à temps ou à perpétuité« . Bien entendu, pas d’amalgame, il n’y a pas de crime dans les propos du président. Mais de tels propos venant d’un tel personnage paraissent bien marques d’irrespect et de faute dans la mesure. Est-il utile de rappeler que plusieurs français sont actuellement otages (et au vrai sens du terme cette fois !) en Afrique et en Afghanistan ?

Mais après tout, la sémantique sarkozienne, n’est-ce pas un peu ça, aussi ?

 




> Merci Télérama

5092010

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Les lecteurs réguliers de Télérama conaissent bien la rubrique « Ca va mieux en le disant », courrier des lecteurs de l’hebdomadaire. Merci à eux de contribuer à son existence et sa relative impertinence, et notamment de rétablir la vérité quand au fait qu’un professeur ne peut comme bon lui semble partir en vacances, comme c’est le cas dans Plus belle la vie, le soap opera de France 3, scène ayant choqué bon nombre de téléspectateurs.

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 Télérama n° 3164




> Le syndrome de Vichy existe toujours, hélas…

1052010

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rousso.pngLa censure par une mairie française d’une lettre écrite par une ancienne déportée, Ida Grinspan, sous prétexte qu’elle stigmatise la profession des gendarmes, alors qu’une allusion était faite à leur responsabilité dans la déportation-même sous l’Occupation, paraît déjà dérangeante. Mais le fait que l’argument défendu ensuite par l’adjoint « chargé des affaires patriotiques » (dénomination déjà douteuse) soit une volonté d’en finir avec l’époque du « repentir« . « Nous en avons assez [...], c’est fini, on n’en parle plus« , assène l’élu, par ailleurs ancien gendarme…

Est-ce une preuve de la persistance chez certains du syndrome de Vichy, défini par l’historien Henri Rousso, comme l’habitude que les autorités et les spécialistes eux-mêmes avaient dans les années 60 ou 70, de fermer les yeux sur le passé vichyste au nom de la réconciliation nationale ? Voici ce que disait par exemple le président Georges Pompidou en 1962, à l’occasion de sa très controversée grâce de l’ancien milicien Paul Touvier :

« Le moment n’est-il pas venu de jeter le voile, d’oublier ces temps où les Français ne s’aimaient pas, s’entre-déchiraient et même s’entre-tuaient ?« 

En 2010, il apparaît effrayant, et même choquant, qu’un élu de l’Etat de la France, dont la responsabilité dans la déportation a été reconnue il y a 15 ans par le président Chirac, et dont le rôle dans l’attribution des pleins pouvoirs au maréchal Pétain n’est pas à prouver, (alors que la gendarmerie elle-même a reconnu son rôle depuis 1992) puisse avoir 40 ans de retard dans sa vision de telles atrocités criminelles, encadrées par l’Etat français lui-même. Pour rappel, voici un extrait du discours prononcé par Jacques Chirac le 16 juillet 1995 :

« Oui,la folie criminelle de l’occupant a été, chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l’Etat français. La France, patrie des Lumières, patrie des droits de l’homme, terre d’accueil, terre d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable« .

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Les précisions et excuses apportées par le maire en personne sont bien la moindre des choses.

 







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