> La gare de Limoges chez Stéphane Bern : les enjeux du patrimoine à la télé

5072014

bculture.bmp

Capture d’écran 2014-07-05 à 10.05.14Il y a quelques jours, il m’a été donné la chance de participer à un tournage télévisuel, à la gare de Limoges-Bénédictins, pour le compte de l’émission « Le monument préféré des Français », qui sera présentée à la rentrée par Stéphane Bern sur France 2.

Sollicité par l’intermédiaire de mon blog, j’ai apparemment intéressé l’équipe de tournage pour le rôle de « fil rouge » que j’allais devoir endosser pour cette expérience. Autrement dit, celui du visiteur privilégié, à qui l’on octroierait le droit très privé de découvrir ces lieux méconnus de la gare, ceux qui ne sont jamais ouverts au public. Grâce à Christine Payen (SNCF), l’historien Pascal Plas, le responsable du « Buffet de Limoges » Alain Guillout, ou encore Eric Boutaud de l’office de tourisme, j’ai pu découvrir la gare sous un autre angle, et j’ai ainsi pu monter dans le campanile au-dessus des horloges, découvrir les travaux de restauration du dôme après sa destruction par le feu en 1998, ou encore arpenter le fameux souterrain autrefois réservé à la Wehrmacht. Des privilèges dont la valeur était pour moi encore plus élevée compte-tenu de mon vif attachement à ce monument et à sa protection.

Le principe de l’émission se calque sur celui du Village préféré des Français, dont la 3e édition a été diffusée tout dernièrement sur France 2. Dans chaque région métropolitaine, 6 monuments sont pré-sélectionnés, et seront présentés dans des émissions quotidiennes en fin d’après-midi. Les internautes peuvent voter pour celui qu’ils préfèrent (un par région) ; celui qui dans chacune des 22 régions aura recueilli le plus de votes obtiendra le droit de « participer » à la dernière émission en prime-time, qui décomptera les monuments ainsi plébiscités et pourra proclamer lequel d’entre-eux est le « préféré des Français ».

DSC_0453Si les votes sont hélas déjà clos – soyez certains que je vous aurais sinon vivement engagé à aller faire votre choix -, je n’en espère pas moins que les Limougeauds et visiteurs auront su reconnaître en la gare de Limoges le plus bel ambassadeur de notre région. Car au-delà de ce goût actuel pour les classements que d’aucuns ont peine à comprendre, je pense que le véritable enjeu de ces programmes – et c’est tout à leur honneur – est bien de replacer au cœur de nos débats l’enjeu de la protection et de la valorisation du patrimoine, une responsabilité collective. La culture n’est pas un enjeu « secondaire » que la crise et les exigences financières devraient reléguer au rang de distraction, ou même de privilège des classes aisées. La culture n’est pas une « thématique », elle n’est pas un dossier isolé et obscur que seuls les spécialistes ou les artistes pourraient défendre. Non, la culture, et avec elle, la défense du patrimoine et la valorisation touristique de ces atouts peuvent entraîner derrière elles l’ensemble de la société dans un élan productif, tant sur le plan économique, que social. Elle est un pilier transversal du vivre-ensemble et du développement durable des territoires, qui participe de l’exercice des relations sociales, de l’apaisement des tensions et de la relance de notre économie. Puissent ces programmes participer de l’affirmation de ces principes ! Car non, les voir comme un dispositif sensationnaliste et de fait réducteur est une facilité : par leur popularité, leur esthétisme, ces programmes participent de la construction d’un paysage mental duquel naissent les sentiments d’appartenance et les attachements ; cette géographie des « belles images » a des atouts dans la conscientisation collective des richesses variées de nos territoires et des enjeux de sa défense.

DSC_0387Parions ainsi que cette émission favorisera d’autant plus la réappropriation par chacun de ce patrimoine monumental, et que par extension elle accélèrera la réouverture au public d’un campanile sécurisé, qui offre sans doute la plus belle vue qui soit sur Limoges. Parions aussi que cette prise de conscience servira d’embrayeur à la protection du « petit patrimoine » qui jalonne nos rues et nos quartiers, et qui autant que les grands bâtiments, est l’expression d’une histoire et d’une culture partagées.

De mon côté, cette participation n’a fait que renforcer mon affection pour Limoges et mon envie d’en défendre et valoriser la diversité patrimoniale. Rendez-vous à la rentrée pour la diffusion !

Découvrez l’ALBUM PHOTO DU TOURNAGE :

Tournage France 2 Gare des Bénédictins
Album : Tournage France 2 Gare des Bénédictins

43 images
Voir l'album

Un grand merci à l’équipe de tournage, et à tous les participants qui m’ont permis de passer deux journées exaltantes.




> Ces trésors que Limoges ignore encore un peu trop…

27062013

> Ces trésors que Limoges ignore encore un peu trop... dans Actualité locale expressVous avez peut-être pu vous procurer le numéro de L’Express consacré aux « trésors cachés de Limoges », il y a deux semaines. Vous y avez peut-être découvert des lieux et édifices inconnus jusqu’alors. Et vous en avez peut-être déduit, à la lumière et à l’instar de ces révélations, que Limoges devait fourmiller de ces trésors méconnus mais pourtant prometteurs. Deux défis sont sous-entendus par ce supplément documentaire. Le premier, l’équilibre entre considération et valorisation du patrimoine et aménagement et développement urbain. Le second, c’est de bien comprendre qu’au-delà de ces richesses du patrimoine bâti et matériel, Limoges semble regorger de potentiels tout autant cachés mais réels, qu’elle se doit de valoriser, pour elle, ses habitants et sa relation avec l’extérieur.

Il y a quinze jours, donc, le magazine L’Express faisait paraître, dans son supplément local limougeaud, un encart spécialement consacré à la capitale régionale et ses « trésors cachés ». Une initiative intéressante, permettant de faire la lumière sur certains angles méconnus du patrimoine local, et donc, pourquoi pas, d’inciter à un regard plus insistant et plus original sur des éléments qui font l’originalité de la ville. Cette originalité s’incarne d’une part par la très grande diversité, voire disparité des richesses patrimoniales, tant en époques qu’en aspect. Beaucoup de voyageurs et observateurs le remarquent, et ce n’est pas forcément un mal que de voir se côtoyer architecture contemporaine et bâti séculaire quand la cohabitation est harmonieusement négociée. D’autre part, Limoges se distinguerait – et ce n’est pas toujours heureux – par le caractère méconnu et insoupçonné de ce patrimoine. Car si des efforts ont été récemment fournis dans la mise en valeur de certains éléments jusqu’alors minimisés ou mal connus, beaucoup reste à faire (on pense au patrimoine archéologique antique ou au patrimoine industriel).

Le patrimoine, un outil au service de la cohésion sociale

De ces idées jaillit le défi majeur de la gestion du patrimoine : savoir le définir, l’apprécier à sa juste valeur et déterminer les objectifs et intérêts finaux de son appropriation, trouver le bon équilibre entre valorisation et aménagements, avec ce que cela peut supposer en terme de développement touristique et économique, mais aussi en ce qui concerne de réelles promesses sur le bien-être social, la cohésion des populations au-delà de leurs différences. Parvenir à déceler l’intérêt d’une valorisation sur un site sans tomber dans les travers de la muséification, savoir négocier l’inclusion d’éléments patrimoniaux dans un quartier pour en faire un symbole sinon un repère spatial vecteur d’harmonie paysagère et évocateur d’appropriation populaire, ce sont des enjeux majeurs pour faire des quartiers et des villes des espaces où il fait bon vivre et exercer une activité, de façon collective.

fourmontjovis-300x192 dans Aménagement du territoireLe magazine a cru bon parler de certains monuments visitables mais connus (le souterrain de la Règle, la rue de la Boucherie) ou bien moins (le cimetière de Louyat, les thermes de la villa gallo-romaine de Brachaud), et parfois – ce qui est encore plus intéressant – bien moins accessibles, dont le sort est de ce fait délaissé voire ignoré. C’est le cas du campanile de la gare, fermé pour raisons de sécurité depuis 2007, de la crypte Saint-Martial, ouverte et fouillée mais peu avenante, ou des fours à porcelaine subsistants, qui exception faite de celui des Casseaux, dépérissent petit à petit alors qu’ils sont le symbole physique du passé industriel de Limoges. Cette visibilité momentanée doit pouvoir sensibiliser ne serait-ce qu’un peu le lecteur au devenir de pans entiers de notre histoire, de nos références partagées. Autant de supports de cohésion sociale et de dynamisme économique et culturel. Et de fierté, aussi, cela compte…

Un discours politique volontaire et positif et une mobilisation collective au service de l’émergence de fiertés et de secteurs porteurs et salutaires

Mais beaucoup de potentiels restent ignorés ou sous-exploités. Le patrimoine linguistique et artistique autour de la culture occitane écrite et orale en est un que je trouve parlant ! Mais on peut aussi penser aux sujets qui sont davantage des « patrimoines en devenir », des marques de fabrique à créer et à dynamiser, des niches d’excellence en puissance (excellence environnementale, transports en commun, lecture publique, etc.). Des opportunités ont su être saisies dans les domaines de l’eau, du luxe, du droit de l’environnement ou de la francophonie. Gardons-le en tête et soutenons les efforts dans le temps et dans les discours ! Evidemment, il convient d’agir en mobilisant les bons outils et les bons arguments, en écartant récupérations politiques, réécritures historiques et artificialisation des traditions. Limoges (et je parle ici de la ville et de ses populations, bien au-delà des seuls édiles), n’a pas encore bien pris la mesure de toutes ses richesses, et même si en plusieurs points elle est sur la bonne voie, les discours ambiants et les inerties parfois observés sont la preuve que les efforts ne sont jamais assez poursuivis et, surtout, jamais assez partagés ! Et ce partage par tous, il passe à la fois par la mise en place d’outils de démocratie de proximité et par la prise de conscience des riverains.

Photo aérienne : (c) Google : le four de l’avenue Montjovis.




> À Brive, deux projets de développement durable urbain

30032013

> À Brive, deux projets de développement durable urbain dans Actualité locale binitiativelocale

La sous-préfecture de Corrèze voit deux projets de développement durable se finaliser. L’un ,piloté par la municipalité de Philippe Nauche, consiste en une opération de reconversion urbaine d’un ancien garage en centre d’art contemporain ; l’autre, fruit d’un partenariat séduisant entre divers acteurs, en la réalisation d’un jardin-potager vertical, premier du genre en France. Deux bons exemples qui associés dans une politique urbaine innovante où les piliers de la durabilité seraient pleinement associés dans la transversalité, pourraient donner des idées pour les villes de demain, quelle que soit leur taille.

garage-mac-300x115 dans Aménagement du territoire

Le Garage MAC (pour « Moteur d’Art Contemporain »), se partagera entre un espace d’exposition et d’autres espaces voués à la rencontre entre public et artistes, et sera constitué au cœur d’un ensemble partiellement labellisé « Patrimoine XXe Siècle », racheté il y a cinq ans par la Ville de Brive. L’initiative est d’autant plus intéressante qu’elle émane d’une volonté politique. Or, on a conscience plus que jamais de l’importance de l’appropriation par l’acteur public local des opérations de renouvellement urbain, au-delà des programmes « habituels » de logement. L’intervention d’une municipalité sur ces questions est un bon signal en faveur d’une reconquête de l’espace public au service des populations, par le biais de la dynamisation culturelle et de la valorisation patrimoniale. La gratuité du site et sa localisation entre le centre-ville et la gare devraient jouer pour lui. Les enfants ont été associés à travers l’enfouissement d’une capsule temporelle qui ne sera ouverte que dans cinquante ans. Le Limousin, déjà en pointe en ce qui concerne la création artistique contemporaine, avec les sites et manifestations du réseau Cinq/25, bien répartis sur le territoire régional, verra donc dès la fin de l’année 2013 la naissance d’une nouvelle structure, cette fois-ci urbaine.

potager-vertical-brive-300x206 dans CorrèzeDans le quartier de Tujac, à l’ouest de Brive, c’est un potager vertical qui a été mis en place cette semaine. Organisé sur une surface de huit mètres sur douze, cet espace vient compléter une offre déjà importante en matière de jardins durables : jardins pédagogiques, jardin d’insertion, jardins familiaux, déjà présents dans la ville. La pérennité du jardin, les semis, les récoltes, tout cela sera assuré par l’entretien des riverains, et ce travail poursuivi doit aussi servir les échanges intergénérationnels autant que les repas préparés à partir des légumes ainsi plantés.

A l’instar du projet du Garage MAC qui a vu un concessionnaire s’engager comme mécène du projet, le potager vertical a été permis par l’association d’acteurs différents mais rassemblés dans la même optique : l’office de Brive Habitat, le centre socio-culturel Jacques Cartier et la scène conventionnée des Treize Arches ont conjointement porté cette idée, œuvre du paysagiste Michel Boulcourt, artisan des jardins de Chaumont-sur-Loire, et des services municipaux. Une œuvre participative, également, puisque les riverains de la ZUP de Tujac étaient volontairement conviés à la mise en place pratique de l’ensemble. La participation citoyenne vise à faire prendre conscience aux habitants de leur « utilité » au service du collectif, et même avant tout à leur redonner leur statut de citoyen, trop souvent dévoyé par l’inadaptation des politiques urbaines concernant la démocratie locale. Une prise de conscience qui peut aboutir autant sur un engagement fort des populations au service de la cité et de leur mise à contribution dans l’élaboration de politiques adaptées à leurs attentes et aux territoires.

Photo : Brivemag.fr / Les Treize Arches




> La Grande Battle : pour Limoges… et l’ouverture d’esprit !

13112012

> La Grande Battle : pour Limoges... et l'ouverture d'esprit ! dans Culture bculture

grandebattle dans DécouverteCe soir, les quatre jeunes limougeauds de Players Go Places défendront leur réinterprétation de la Valse des fleurs de Tchaïkovski, baptisée Jealousy, dans la toute nouvelle émission de France 2 « La Grande Battle » et y chercheront les votes des téléspectateurs. Les principes du programme : revisiter des morceaux du répertoire musical dit « classique », avec une instrumentation et une approche contemporaines. Et espérons-le, proposer une nouvelle approche moins sectaire et uniforme de la musique, et favoriser l’ouverture d’esprit.

Un concept télévisuel que certains jugeront facile, et que les puristes réprouveront peut-être. Et l’émission sera peut-être une grande fête avant d’être un plaidoyer pour l’ouverture d’esprit. Peu importe. La musique n’est-elle pas faite pour être vécue ? C’est certes à partir de codes, de références communes qu’un style musical construit et perpétue son identité. Mais le figer, le cloisonner, n’a aucun sens, peu d’intérêt. D’ailleurs, ce terme de « musiques actuelles » n’est-il pas un peu réducteur, si on réfléchit un instant ? Une musique actuelle, indépendamment de son style et de ses références, n’est-ce pas avant tout une musique que l’on fait vivre, soit en l’appréciant et l’écoutant, soit, encore mieux, en l’interprétant, et donc par extension, en l’actualisant de nos motivations musicales ? Toutes les musiques n’ont-elles pas été en un sens, un jour, des musiques actuelles ? La réputation que l’on colle à certains styles musicaux, avec son cortège de préjugés, n’est-elle pas nuisible, et ne va-t-elle pas à l’encontre même du concept d’ouverture culturelle ?

players-go-places-300x150 dans InsoliteConnus à l’échelle régionale pour être issus d’anciens groupes dynamiques et pour avoir été programmé dans plusieurs salles dont La Fourmi, les musiciens de Players Go Places, repérés par Les Inrockuptibles, ont récemment été auditionnés à Tulle dans le cadre des sélections régionales des Inouïs du Printemps de Bourges, tremplin pour le célèbre festival berrichon. On leur souhaite quoi qu’il en soit bonne chance pour leur prestation télévisée de ce soir !




> C’est l’été, le moment de se laisser conter Limoges…

10072012

> C'est l'été, le moment de se laisser conter Limoges... dans Découverte btourisme

Images-OT-201x300 dans HistoireSe faire plaisir en canoë ou en gastronomie, regarder la ville autrement, faire le touriste tout en restant intelligent, se passionner pour des histoires plus ou moins ordinaires au son de l’accordéon, de la vielle ou de la voix, soutenir le dynamisme de la ville… Participer cet été à une visite de l’Office de tourisme, c’est tout ça. Qu’on ait 8, 38 ou 88 ans !

Vous restez à Limoges tout l’été ? Ou seulement quelques jours, le temps de souffler et dé/refaire les valises ? Vous avez peur de vous ennuyer sur la plage et de ne pas avoir la force de traîner vos gamins à Saint-Pardoux ? Autant d’occasions pour (re)découvrir le lieu qu’on habite et que souvent, l’on connaît bien mal ! Le programme estival de l’office de tourisme de Limoges gagnerait à être connu, car il vous propose des dizaines de visites guidées et animations diverses à destination de tous, à des prix très modestes.

Ainsi, ces deux mois d’été 2012 seront peut-être pour vous l’occasion de partir en compagnie des guides-conférenciers de l’Office de tourisme, pousser enfin la porte de monuments devant lesquels vous passez tous les jours, mais aussi de connaître l’histoire de sites dont vous ne soupçonniez même pas l’existence ou la richesse, ou encore de partir à l’aventure de manière originale, en délaissant vos traditionnelles chaussures de ville…

Outre les monuments et quartiers emblématiques de la Cité, de la Cathédrale ou de la gare des Bénédictins, de très nombreuses idées de visites, ateliers, animations et parcours multiples et variés vous sont proposés.

Pour l’esprit, le ventre, les yeux, les pieds, les grands et les petits.

Une petite faim ? La promenade des Petits ventres est faite pour vous ! Vous pourrez ainsi allier l’utile (l’histoire de la corporation des bouchers limougeauds et de « leur » chapelle Saint-Aurélien) à l’agréable (des dégustations, oui !). La porcelaine vous casse les pieds ? C’est que vous ne l’avez pas encore approchée accompagné des guides, à travers l’exposition Jeux de porcelaines, à l’hôtel de ville, ou à travers les délicates décorations funéraires du cimetière de Louyat. Les enfants vous fatiguent ? Avant de partir admirer les merveilles des vases Fauré à la galerie des Hospices, inscrivez-les aux ateliers spécialement prévus pour eux par le service pédagogique, et ils partiront dessiner leur blason, faire des fouilles ou créer des gargouilles.

La nuit tombée, c’est une opportunité pour apprécier Limoges illuminée à travers les « parcours de lumière ». Les fameux souterrains limougeauds s’offrent à vous sous un nouveau… jour, et qui sait, peut-être profiterez-vous d’une douce soirée en vous baladant le long de la Vienne, sous la Cathédrale, entre les ponts, au son de l’accordéon d’Inouk Crespin, des installations sonores de Jean-Michel Ponty et du talentueux groupe limousin traditionnel Roule… et ferme derrière. La Vienne que vous aurez pris soin de descendre en canoë pour une approche inédite de l’histoire et du paysage urbains.

Et si vous êtes de surcroît amateur de marche à pied, n’hésitez plus à goûter le patrimoine sportivement, en vous joignant aux randonnées urbaines de la Carmauzette (de la place des Carmes à l’Auzette) ou, avec votre vélo, de la Thermotech (des thermes de la villa gallo-romaine de Brachaud à ESTER Technopole), où vous apprendrez que les quartiers les plus reculés et les moins connus de la ville recèlent d’histoire et de surprises. Tout un programme !

Pas plus tard que dimanche prochain, tombez sous le charme de Limoges la bucolique en vous rendant au jardin de l’Evêché assister à la riche programmation d’un Dimanche aux jardins. Mais si vraiment la ville vous barbe, une « randonnée patrimoine » en milieu rural vous est proposée le 19 août, à la découverte du patrimoine de la commune périurbaine d’Aureil.

Visiter Limoges ? Pour votre bien. Et pour le sien.

Sachez enfin que ce programme n’est pas qu’estival, et que l’Office propose des visites tout au long de l’année, en semaine comme en week-end, en fin de journée, l’après-midi, à la pause de midi, pour vous faire découvrir, redécouvrir, apprécier la ville, et, qui sait, faire de vous des ambassadeurs de Limoges… Car n’est-ce pas ainsi que l’on commence à changer son regard sur la ville ? La meilleure des choses pour améliorer l’image d’une cité, quelle que soit sa réalité et son fondement, et d’en effacer les clichés réducteurs, n’est-ce pas d’apprendre à mieux la connaître (et donc la comprendre, elle et son évolution) ? Et d’entrer ainsi dans une démarche positive en soutenant les actions qui méritent de l’être, susceptibles de contribuer à son dynamisme ? L’implication toute l’année de l’Office de tourisme et à ses côtés, du service Ville d’art et d’histoire, dont Limoges bénéficie du label depuis 2008, est pour moi un exemple évident et à soutenir, si l’on veut faire de Limoges une ville où résolument, il fait bon vivre.

Le programme complet :  [ici] (également disponible à l’Office de tourisme, 12 boulevard de Fleurus)
Le site de l’Office de tourisme : [ici]




> D’où viennent nos ministres ?

7062012

> D'où viennent nos ministres ? dans Découverte B-Gvt-300x33

On l’a dit, le gouvernement Ayrault serait pertinent par son choix assumé et inédit de la parité, par son choix de la diversité des origines, et des représentants des divers courants du PS, notamment. Et en ce qui concerne les origines géographiques ?

Certes, un gouvernement est au service de la France et de tous les Français sans distinction, et un ministre est par conséquent ministre de toute la France et non de sa seule circonscription ou de son département. Il n’empêche, un gouvernement est souvent considéré comme cohérent quand il associe des ministres qui représentent bien l’ensemble des territoires français. Et je me suis demandé si le gouvernement Ayrault répondait bien à cet impératif tacite et officieux.

Pour afficher au mieux les cartes, cliquez droit puis sur « Afficher l’image ».

Carte-Ministres-Gvt-Ayrault dans Insolite

Carte-Ministres-Gvts-Fillon dans Législatives 2012

Il va sans dire que l’on a connu gouvernement plus représentatif des départements : 12 des 17 ministres de plein exercice* viennent de la moitié nord du pays (contre 2 ultramarins, V. Lurel et Ch. Taubira, et trois rhônalpins, N. Vallaud-Belkacem, V. Peillon et G. Fioraso). Et sur ces 12 ministres « nordiques », 10 proviennent du quart nord-ouest de la France ou d’Île-de-France. Un gouvernement très occidental, donc, d’autant plus que 15 des 16 ministres délégués sont originaires de l’ouest et d’Île-de-France (seule Marie-Arlette Carlotti, de Marseille, est issue de la moitié est). N’en dégageons évidemment aucun jugement, mais les différents gouvernements Fillon étaient légèrement plus pertinents d’un point de vue géographique (même si des départements très peuplés comme la Seine-Saint-Denis ou les Bouches-du-Rhône ne fournissaient aucun représentant…). D’ailleurs, en terme de géographie sociale, le gouvernement Ayrault s’efforce de compenser le déficit de ministres de l’Est parisien du gouvernement précédent : aucun ministre des Hauts-de-Seine ou des Yvelines, mais des élus de quartiers plus populaires (Montreuil pour Fleur Pellerin, Evry pour Manuel Valls, Palaiseau pour François Lamy, Brétigny-sur-Orge pour Benoît Hamon, le XXe arrondissement pour George-Pau Langevin et Yamina Benguigui, Villeneuve-Saint-Georges pour Cécile Duflot).

Ministres-petite-couronne-IDF dans Politique & Actualité

En dressant un bilan de tous les gouvernements de la Ve République, on remarque une relative homogénéité, même si le quart sud-ouest semble avoir moins donné de ministres que les autres régions. Les deux seuls départements à n’avoir d’ailleurs jamais fourni de membres de gouvernement sont l’Ariège et les Pyrénées-Orientales (en plus de la Martinique et de Mayotte). A noter que je n’ai relevé que les personnalités ayant eu une implantation « citoyenne » et électorale antérieure ou contemporaine. Ainsi, Bernard Kouchner, né à Avignon, 7 fois nommé, n’a jamais été élu sur un territoire, et par conséquent, il n’est pas présent sur cette carte. Renaud Dutreil, né en Savoie, a été élu de l’Aisne jusqu’en 2007, mais s’est implanté dans la Marne quand il est devenu ministre. Ainsi, il est inscrit comme ministre de ce département.

Carte-Ministres-Ve-Rep dans Politique nationale

Paris, avec 47 ministres, détient le record, devant les Hauts-de-Seine (19), le Nord (18) et les Yvelines (14). Si le ratio ministres/population départementale semble relativement respecté, on relève quelques « incohérences », des surreprésentations (Pyrénées-Atlantiques), des sous-représentations (Var)…

Le Limousin est assez mal placé. Outre 2 présidents, la Corrèze a donné 4 ministres (Raymond-Max Aubert, René Teulade, Edmond Michelet et… Jacques Chirac), la Creuse (André Chandernagor) et la Haute-Vienne (Marcel Rigout) un chacun.

Je compléterai mon propos avec un focus sur les ministres limousins, en fonction de mon emploi du temps, si possible la semaine prochaine. Sans oublier une reprécision du présent article, une fois le remaniement post-électoral effectué.

* sans compter Jean-Marc Ayrault, de Loire-Atlantique.







Mascara |
ARBIA |
hors-micro |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | joaniz
| FO Assurances 77
| Info33