> Le PNR Périgord-Limousin : une « fabrique à cohésion » pour la Nouvelle-Aquitaine ?

31052018

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La réforme territoriale a beau être actée, la carte des régions validée, et les nouvelles politiques bien lancées, il va sans doute falloir du temps pour s’habituer à ce nouveau territoire, faire en sorte que les stratégies régionales s’harmonisent au mieux et bénéficient à tous de façon équitable et que la cohésion se fasse (le CESER planche sur le sujet). Pour l’instant, en dépit de statistiques que l’on dit plus ou moins mauvaises (voir à ce titre deux analyses dans La Montagne du 13 décembre 2017 et Le Populaire du 8 janvier), un certain nombre d’inquiétudes demeurent, et la crainte de voir le Limousin réduit au rang d’ « arrière-pays [plus ou moins] dynamique » n’est pas écartée. En témoignent la mobilisation citoyenne des derniers mois autour du départ éventuel de la cour d’appel de Limoges, puis le désarroi des élus locaux concernant l’absence de soutien de l’État pour une modernisation de la RN 147 entre Limoges et Poitiers, ou la suppression du rectorat tout récemment.

Aux gestes d’apaisement (comme l’attribution de deux vice-présidences stratégiques aux élus de Haute-Vienne dans l’exécutif régional), destinés à ménager les états-majors et les responsables économiques, ont succédé quelques engagements forts se voulant rassurants, sur la question des transports ferroviaires notamment. Mais d’autres réalités, qu’elles soient assez directement imputables à la réforme (la suppression de l’AVEC en Limousin l’an dernier ou les menaces sur certaines formations universitaires), ou qu’elles soient surtout révélatrices d’un développement territorial à deux vitesses entre les grandes métropoles et les zones rurales, imposent à chacun d’entre-nous d’être vigilants et déterminés. Car c’est aussi à la société civile de réagir ! Transports, développement économique harmonisé, politiques culturelles… les thématiques qui attendent notre mobilisation et nos initiatives ne manquent pas.

À ce sujet, un projet porteur me semble intéressant à valoriser dans l’optique d’une cohésion réelle des trois territoires ainsi fusionnés. Il suffit de scruter une carte pour réaliser que Limousin et Aquitaine ont déjà en commun le Parc naturel régional Périgord-Limousin. Créée il y a vingt ans maintenant, cette entité, comme ses 50 homologues en France, labellise un territoire essentiellement rural de 1 858 km2, composé de 78 communes (49 en Dordogne, 29 en Haute-Vienne) où sont menées des politiques de soutien aux traditions artisanales et culturelles, de protection des espaces naturels, de valorisation des projets collectifs durables… qui font justement la part belle aux initiatives citoyennes (associatives et professionnelles). S’appuyant sur un territoire à forte cohésion géographique, culturelle et sociale – que sont les marges rurales des aires urbaines de Périgueux et Limoges, le terroir du châtaignier, la terre des feuillardiers, une zone où l’occitan limousin marque encore les pratiques sociales –, le PNR sert déjà de laboratoire de coopération entre élus limousins et aquitains. La région Nouvelle-Aquitaine a récemment réaffirmé son soutien au Parc : 7 millions d’euros pour les trois prochaines années (voir Le Populaire du 16 janvier), au service de la langue régionale, des paysages ou des énergies renouvelables.

carte-sites-touristiques-nouvelles-aquitaine

Dès lors, compte-tenu de cet engagement renouvelé, et du dynamisme du portage local, pourquoi ne pas étendre le périmètre du Parc au département voisin de la Charente, dont la partie orientale est sur la plupart des plans (paysager, économique, culturel) très semblable aux espaces déjà labellisés en Dordogne et en Haute-Vienne ? Même paysage de collines granitiques des marges du Massif central, même omniprésence de l’eau avec les lacs de Haute-Charente, mêmes traditions linguistiques ou architecturales, même population plutôt âgée (voir ci-dessous)… Et surtout, un même isolement relatif qui rend d’autant plus utile la mise en place d’un projet partagé.

pnr perigord limousin

plus de 65 ans 2014 PNR PL

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Articulée sur 15 orientations et une cinquantaine de mesures concrètes, la Charte actuelle du PNR (il s’agit du document où sont consignés les engagements et les chantiers du Parc, ses marqueurs identitaires en somme), paraît tout à fait compatible avec les spécificités charentaises. Mieux, les engagements esquissés dans la Charte semblent pour leur grande majorité déjà poursuivre des objectifs qui pourraient assez naturellement s’appliquer aux réalités territoriales de la Charente limousine. On peut penser au soutien actif à la variété limousine de la langue occitane qui historiquement est pratiquée dans tout le PNR… et à l’ouest jusqu’aux portes d’Angoulême. Citons aussi une certaine continuité hydrologique autour du « château d’eau » que constitue ce pays forestier, dernière terre des loups de souche française. Rappelons d’ailleurs que le Bandiat et la Tardoire, parmi les rares cours d’eau à irriguer les trois départements (avec la Dronne), avaient donné leur nom au projet de Parc, dans les années 1990, avant que « Périgord-Limousin » ne s’impose.

Enfin, l’armature de sites touristiques et patrimoniaux variés et de qualité qui habille le secteur (thermes gallo-romains de Cassinomagus, réserve naturelle nationale de l’impact météoritique de Rochechouart-Chassenon, lacs de Haute-Charente, vestiges de Marthon et Montbron…) gagnerait à intégrer un programme de valorisation porteur de synergies tel que l’est le projet PNR. Le lac de Lavaud et la réserve géologique de Rochechouart-Chassenon possèdent déjà une emprise partagée entre Haute-Vienne, labellisée, et Charente, en attente. L’extension du label PNR me paraît donc être une évidence, qui ferait bénéficier ces communes rurales d’un élan collectif et d’une image de marque. Les bourgs de Charente limousine – Chabanais, Roumazières-Loubert, Chasseneuil –, un à un soigneusement épargnés par la RN 141 dédoublée, y gagnant en air pur ce qu’ils perdent en fréquentation commerciale, pourraient peut-être aussi trouver un regain d’intérêt touristique dans cette nouvelle aventure.

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Le lac de Lavaud

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Le bocage charentais

En 2007 déjà, le Conseil régional de Poitou-Charentes avait signalé son soutien à l’inclusion de dix-huit communes charentaises au périmètre du Parc (voir ci-dessous), bénéficiant d’un avis favorable des instances dirigeantes du PNR, du Conseil général, et des régions Aquitaine et Limousin, avant que l’éventualité ne soit curieusement abandonnée, pour des raisons que je ne connais pas.

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carte complete PNR

Le prochain renouvellement de la charte du PNR est prévu en 2022, ce qui laisse quelques années aux responsables régionaux, et surtout aux forces vives du territoire (habitants, artisans et agriculteurs, élus locaux, acteurs du tourisme et de la culture…) pour mettre en œuvre un mouvement volontariste intégrant la Charente limousine au renouvellement de la charte. Le vote de la loi Biodiversité en 2016 pourrait même donner à la charte actuelle trois années supplémentaires de validité.

Il sera bon de rappeler qu’il est faux de penser qu’un PNR ne consiste qu’en une entité à visée uniquement touristique et ludique. Il s’agit bien d’un territoire de projets dans lequel élus, professionnels et habitants sont amenés à faire émerger des projets de développement appuyés sur les spécificités de leur territoire, où la création et le maintien d’emplois non-délocalisables occupent une place centrale. Il ne s’agit pas non plus d’un élément supplémentaire du fameux mille-feuilles institutionnel, avide de subsides et avare de retombées concrètes (n’en déplaise à Laurent Wauquiez qui a quant à lui sacrifié les projets de Parcs en Auvergne-Rhône-Alpes) ; les PNR sont depuis longtemps des espaces qui permettent justement aux enveloppes administratives de se décloisonner et aux décideurs de regarder vers l’extérieur et de s’inspirer des bonnes pratiques de leurs voisins. A ce titre, les Parcs situés dans les marges de leurs régions endossent une responsabilité toute spécifique. Le Parc du Marais Poitevin (entre Pays de la Loire et Nouvelle-Aquitaine) ou le futur PNR de l’Aubrac (aux confins de l’Occitanie et d’Auvergne-Rhône-Alpes) sont de bons exemples prometteurs, qui entendent resserrer les liens et faire de ces périphéries des « cœurs ».

Entériner à l’échelle locale un projet commun de développement appuyé sur une cohérence géographique et culturelle, pour asseoir une entité régionale en quête de sens ; l’extension du PNR Périgord-Limousin à la Charente limousine semble donc toute trouvée. Valoriser le PNR comme cœur de la fusion, ce serait aussi rendre justice à des territoires ruraux qui sont en droit d’attendre beaucoup de cette nouvelle entité régionale surdimensionnée, et dont le XXIe siècle aurait tort de se passer.

Note : en écho à cette réflexion, j’ai choisi d’adresser dans les tous prochains jours un courrier faisant état de ma suggestion à plusieurs élus en charge de cette question :
- Nicolas Thierry, vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge de l’environnement et de la biodiversité ;
- Bernard Vauriac, maire de Saint-Jory-de-Chalais et président du PNR ;
- François Bonneau, président du Conseil départemental de la Charente ;
- Philippe Bouty, président de la Communauté de communes de Charente limousine.

Je ne manquerai pas de vous faire connaître les retours éventuels.

800px-Panneau_PNR_Périgord-Limousin

Crédits photo : L.D. pour les photographies et la carte des communes ; Géoportail pour les extraits IGN ; Région Nouvelle-Aquitaine pour la carte touristique ; Collectif Arri pour la carte linguistique ; INSEE-Geoclip pour la carte démographique.

 




> Démographie : le Limousin n’est pas sorti d’affaire !

9012013

> Démographie : le Limousin n'est pas sorti d'affaire ! dans Actualité locale blim

demographie-hv-2013 dans Démographie

L’INSEE a, comme chaque début janvier depuis 2009, publié ses nouveaux chiffres officiels de population, valables cette année 2013 pour le 1er janvier 2010. M’intéressant ici à notre région et plus encore à la Haute-Vienne, je ne reviendrai pas en détails sur ces nouveaux comptes, même si je vous laisse en document joint accès aux chiffres détaillés pour les communes de Haute-Vienne pour tous les résultats recensés et les taux d’évolution annuels de 2006 à 2010 (recensements publiés entre 2009 et 2013).

Ces chiffres nous montrent plusieurs choses. Si la presse locale et les responsables politiques se félicitent – à raison – de voir que le Limousin, depuis près de quinze ans désormais, suit une tendance de regain démographique jamais observé depuis un siècle, grâce à une attractivité à rendre jaloux les départements franciliens, nombre de ces résultats, que corroborent des projections de l’INSEE (comme ici en novembre 2011) laissent penser que le Limousin et la Haute-Vienne sont à la croisée des chemins. Le regain se poursuit mais n’en demeure pas moins une tendance présente, qui n’a pas valeur de garantie pour le futur.

Quelques observations :

- La ville de Limoges centre, après quelques années de regain (années 2000), sans doute favorisée au départ au même titre que sa première couronne par la relance démographique régionale, perd de nouveau des habitants. De ce fait, on assiste toujours à un élargissement et même un recul de la zone de forte croissance démographique autour de la ville-centre : si cette première couronne connaît toujours un accroissement réel, c’est de plus en plus une grande couronne à 20-25 km qui voit sa population augmenter le plus. Raisons : prix du foncier, place disponible, qualité de vie, et la facilité de déplacement avec la voiture qui permet cet éloignement. Une capacité rendue encore plus aisée ces dernières années avec l’amélioration des liaisons routières au départ de Limoges (vers Ambazac, Saint-Junien, notamment). Cette tendance est porteuse des phénomènes de périurbanisation (l’expansion spatiale de l’espace bâti dense urbain autour des villes) et de rurbanisation (l’essor des modes de vie et de l’urbanisme citadin à la campagne).

- On remarque une complexification, une imbrication de deux tendances lourdes en milieu rural : entre regain et rechute. D’un côté, les communes les plus proches de l’influence périurbaine (30 km de Limoges), les communes situées le long des axes majeurs de communication (l’A20 en particulier, secteur de Saint-Germain-les-Belles par exemple), attractives, tirent leur épingle du jeu et contribuent à faire de cet espace rural un espace plus ou moins dynamique, qui depuis quarante années n’est plus soumis à l’exode. De l’autre côté, les communes les plus isolées, y compris en croissance durant les années 2000, connaissent davantage de difficultés sur les dernières années. Quoiqu’attractives, elles voient leur population diminuer (souvent en s’aggravant) car le solde migratoire positif ne parvient pas à compenser un taux de natalité moribond et une mortalité forcée par le vieillissement. Les nouveaux arrivants sont bien souvent des populations âgées. La situation est donc difficile en Basse-Marche et dans le pays de Vassivière.

- On constate également la déliquescence démographique continue des petits pôles ruraux, en dépit de leur rôle essentiel en terme de services publics et de commerces. Bellac, Saint-Léonard, Saint-Yrieix ou Eymoutiers sont des exemples haut-viennois, à l’instar de Bourganeuf, Bort ou Ussel. Ces bourgs de 3 000 à 7 000 habitants, sont sans doute trop modestes pour apparaître comme des relais efficaces à l’agglomération limougeaude, et souffrent peut-être de leur trop grande proximité avec la capitale régionale. La constitution de pôles d’excellence rurale, d’infrastructures culturelles et le réaménagement des centres-bourgs sont sans doute des solutions à exploiter pour maintenir ces communes.

En 2010, une étude de l’INSEE en région estimait que le vieillissement se poursuivrait en Limousin, mais moins vite qu’ailleurs. Sans doute à cause d’une situation déjà assez extrême, laissant peu de marge de progression. Une raison d’espérer un maintien de la population, certes un peu tragique et même un peu paradoxal. Mais qui face à l’incertitude et compte-tenu des échecs des projections qui ont pu par le passé, promettre 250 000 habitants à Limoges ou une désertification totale du Limousin avant l’an 2000, doit d’autant plus susciter des politiques audacieuses et inventives à même de motiver la dynamisation du territoire et maintenir les étudiants et développer des niches d’excellence. Une question qui ne se règlera pas, à mon avis, par un simple traitement de la problématique des transports. N’oublions pas que le vieillissement de la population n’est pas le seul enjeu socio-démographique des territoires limousins, et a fortiori, français.

A voir :
- Les derniers commentaires de l’INSEE Limousin, janvier 2013
- Les résultats complets du recensement 2010 valable au 1er janvier 2013
fichier pdf Résultats communaux et taux d’évolution annuels 1999-2010 en Haute-Vienne 

NB : cette publication n’a pas valeur scientifique. Il s’agit d’une observation personnelle, non-exhaustive et hypothétique.

Chemin p
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Discussion

 




> Recensement INSEE : résultats plutôt bons en Limousin

1012011

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L’INSEE a aujourd’hui publié les résultats de son recensement de la population valable pour l’année 2008. Outre divers enseignements sur l’évolution de la structure démographique nationale, la publication confirme la hausse générale de la population qui est observée en Limousin depuis une dizaine d’années. De 737 001 habitants en 2007, nous sommes passés à 740 743 personnes en 2008, soit une augmentation de 0,51 % (contre 0,83 % entre 2006 et 2007).

Toutefois les résultats restent contrastés. De bons points : la Creuse qui voit sa population très légèrement augmenter, Tulle, La Souterraine ou Ussel également, Guéret en stagnation, Limoges poursuivant sa hausse démographique et passant au-dessus de la barre des 140 000 habitants (140 138 exactement) dépassant désormais Clermont-Ferrand en tant que 25e ville de France, tout comme plusieurs communes de l’égglomération. Des points moins positifs : baisses pour Brive, Saint-Junien, Aixe, Isle. Je reviendrai prochainement sur ces nouveaux chiffres.

J’ai regroupé l’essentiel de ces chiffres dans un petit dossier PDF que vous pouvez consulter [ici]

Les résultats complets sont disponibles sur le site de l’INSEE : [ici]

Je vous souhaite une fois de plus une très bonne année 2011 !




> La démographie limousine toujours au top

11122010

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inseelimousin2010.pngOn n’a encore peine à s’y habituer, tant les préjugés sont tenaces, même dans l’esprit des plus Limousins des Limousins. Et pourtant, qu’on se le dise, au moins démographiquement parlant, le Limousin va bien. Dy-na-mi-que. Si. Et c’est l’INSEE qui le prouve, chiffres des derniers recensements à l’appui, desquels elle prévoit une hausse de la population semblable à celle que va connaître l’Île-de-France d’ici 30 ans. Proche de 0 % entre 1990 et 2007, l’accroissement démographique du Limousin pourrait atteindre 0,3 % par an, quand la moyenne nationale ne sera supérieure que de 0,13 %. Résultat, un dynamisme que les régions du nord sont en train de perdre, ainsi comme la région parisienne, mais aussi l’Alsace jusqu’ici épargnée. Champagne-Ardenne resterait la seule région à perdre des habitants (7 départements en France : Allier, Haute-Marne, Nièvre, Cantal, Vosges, Ardennes, Haute-Marne).

Plus globalement, ce sont les migrations qui profiteront à la démographie française, et surtout aux régions du sud et de l’ouest, la tendance au vieillissement devant se confirmer et s’amplifier. On devrait compter dans 30 ans plus d’un octogénaire sur 8 habitants dans notre région. Mais avec « seulement » 47,4 ans de moyenne d’âge en 2040 contre 43,8 en 2007, le Limousin laisserait à la Corse le titre de région la plus âgée (48,9 ans).

Au final,  la population régionale augmenterait de plus de 10 %, s’établissant aux alentours de 812 000 âmes, soit le niveau de l’Entre-deux-guerres. Confirmation de la tendance surprise dévoilée avec les chiffres du recensement 2007 publiés par l’INSEE en janvier 2010, la Creuse contribuerait à ce regain, cessant enfin de perdre des habitants, retrouvant une croissance certes très limitée (0,06 % par an) mais réelle, ce qu’elle n’avait pas connu depuis… 1891. La Corrèze confirmerait elle aussi sa forme (23 000 habitants supplémentaires en 3 décennies, soit le niveau de 1936. La Haute-Vienne resterait la locomotive régionale, avec + 13,4 % d’ici 2040, portant la population départementale au chiffre inédit de 420 800 habitants, niveau jamais atteint puisque le pic reste 1906 avec 385 000 habitants. Rappelons que la Haute-Vienne est officiellement peuplée de 371 102 personnes. L’inconnue reste bien entendu l’évolution limougeaude, qu’on prévoit de nouveau négative d’ici quelques années.

Les résultats du recensement 2008, dont les chiffres seront donnés par l’INSEE début janvier 2011, permettront on l’espère de vérifier cette tendance… salvatrice ?

Le document de l’INSEE : [ici]




> Recensement : bons chiffres pour le Limousin

2012009

limousin.bmpLes chiffres du recensement résultant des enquêtes annuelles (dits chiffres 2006, qui remplacent de manière officielle les chiffres de 1999) sont désormais connus pour chacune des régions, chacun des départements et pour toutes les communes de France, qui est donc peuplée, vous avez du l’entendre, de plus de 63 millions d’habitants. On en a parlé à de nombreuses reprises, ces statistiques sont favorables au Limousin, qui gagne toujours des habitants. Je vous propose ici un aperçu des chiffres qui parlent le plus pour notre région.

Signalons la forte hausse de population régionale (près de 731 000 habitants).

> Limousin > 730 920 habitants (710 939 en 1999 ; + 2,81 %)

corrze.bmp> Corrèze > 240 363 habitants  (232 576 en 1999)
+ 3,35 %
- Cosnac : 2 788 habitants (2 340 en 1999 ; + 19,1 %)
- Nespouls : 597 habitants (503 en 1999 ; + 18,7 %)
- Saint-Pantaléon-de-Larche : 4 415 habitants (3 773 en 1999 ; + 17,0 %)
- Egletons : 4 376 habitants (4 087 en 1999 ; + 7,1 %)
- Malemort : 6 929 habitants (6 535 en 1999 ; + 6,0 %)
- Brive-la-Gaillarde : 50 009 habitants (49 127 en 1999 ; + 1,8 %)
- Tulle : 15 734 habitants (15 553 en 1999 ; + 1,2 %)
- Ussel : 10 250 habitants (10 753 en 1999 ; – 4,7 %)
- Bort-les-Orgues : 3 260 habitants (3 534 en 1999 ; – 7,8 %)
- Bassignac-le-Haut : 164 habitants (184 en 1999 ; – 10,9 %)
creuse.bmp> Creuse > 123 401 habitants (124 470 en 1999)
- 0,86 %
- Saint-Sulpice-le-Guérétois : 1 986 habitants (1 843 en 1999 ; + 7,8 %)
- Gouzon : 1 424 habitants (1 381 en 1999 ; + 3,1 %)
- La Souterraine : 5 273 habitants (5 320 en 1999 ; – 0,9 %)
- Guéret : 13 789 habitants (14 123 en 1999 ; – 2,4 %)
- Aubusson : 4 239 habitants (4 660 en 1999 ; – 9,0 %)
- La Mazière-aux-Bons-Hommes : 63 habitants (73 en 1999 ; – 13,7 %)
- Saint-Victor-en-Marche :
- Saint-Sébastien :
- Bourganeuf :
- Le Mas-d’Artige :

hautevienne.bmp> Haute-Vienne > 367 156 habitants (353 893 en 1999)
+ 3,75 %
- Saint-Maurice-les-Brousses : 751 habitants (546 en 1999 ; + 37,6 %)
- Saint-Gence : 1 846 habitants (1 489 en 1999 ; + 24,0 %)
- Boisseuil : 2 409 habitants (1 969 en 1999 ; + 22,3 %)
- Beaumont-du-Lac : 155 habitants (132 en 1999 ; + 17,4 %)
- Couzeix : 7 418 habitants (6 635 en 1999 ; + 11,8 %)
- Saint-Junien : 11 605 habitants (10 666 en 1999 ; + 8,8 %)
- Ambazac : 5 178 habitants (4 836 en 1999 ; + 7,1 %)
- Bosmie-l’Aiguille : 2 287 habitants (2 197 en 1999 ; + 4,1 %)
- Rochechouart : 3 808 habitants (3 667 en 1999 ; + 3,8 %)
- Meuzac : 717 habitants (691 en 1999 ; + 3,8 %)
- Panazol : 10 031 habitants (9 731 en 1999 ; + 3,1 %)
- Saint-Léonard-de-Noblat : 4 634 habitants (4 764 en 1999 ; – 2,7 %)
- Bellac : 4 430 habitants (4 576 en 1999 ; – 3,2 %)
- Dompierre-les-Eglises : 359 habitants (371 en 1999 ; – 3,2 %)
- Les Salles-Lavauguyon : 175 habitants (198 en 1999 ; – 13,1 %)
> Limoges > 136 539 habitants (133 968 en 1999)
+ 1,92 %

Population totale = 139 026 habitants

> Chez nos voisins
> Charente > 347 037 habitants (339 628 en 1999 ; + 2,18 %)
- Montrollet : 289 habitants (269 en 1999 ; + 7,4 %)
- Exideuil : 1 049 habitants (1 019 en 1999 ; + 2,9 %)
- Chassenon : 894 habitants (903 en 1999 ; -1,0 %)
- Confolens : 2 808 habitants (2 855 en 1999 ; – 1,6 %)
- Angoulême : 42 096 habitants (43 171 en 1999 ; – 2,5 %)
- Chabanais : 1 889 habitants (1 944 en 1999 ; – 2,8 %)
- Roumazières-Loubert : 2 601 habitants (2 781 en 1999 ; – 6,5 %)
> Dordogne > 404 052 habitants
(388 293 en 1999 ; + 4,06 %)
- Angoisse : 598 habitants (572 en 1999 ; + 4,5 %)
- Périgueux : 29 558 habitants (30 193 en 1999 ; – 2,1 %)
- Thiviers : 3 163 habitants  (3 261 en 1999 ; – 3,0 %)
- Piégut-Pluviers : 1 208 habitants (1 313 en 1999 ; – 8,0 %)
> Vienne > 418 460 habitants (399 130 en 1999 ; + 4,84 %)
- Luchapt : 312 habitants (289 en 1999 ; + 8,0 %)
- Poitiers : 88 776 habitants (83 507 en 1999 ; + 6,3 %)
- Moulismes : 406 habitants (397 en 1999 ; + 2,3 %)
- Montmorillon : 6 584 habitants (6 898 en 1999 ; – 4,6 %)
- Adriers : 745 habitants (797 en 1999 ; – 6,5 %)
- Charroux : 1 184 habitants (1 320 en 1999 ; – 10,3 %)
> Indre > 232 959 habitants (231 061 en 1999 ; + 0,82 %)
- Vigoux : 462 habitants (445 en 1999 ; + 3,8 %)
- Argenton-sur-Creuse : 5 185 habitants (5 146 en 1999 ; + 0,8 %)
- Châteauroux : 47 559 habitants (49 632 en 1999 ; – 4,2 %)
- Saint-Benoît-du-Sault : 714 habitants (766 en 1999 ; – 6,8 %)
NB : les chiffres précédents correspondent à la population municipale. Les chiffres de la population totale (résidents habituels + personnes vivant dans des collectivités comme les casernes, les hôpitaux et les prisons), tels que les 139 026 limougeauds cités dans l’article sont disponibles sur le site de l’INSEE. Pour en savoir plus sur les définitions des chiffres de population de l’INSEE, cliquez [ici].

Infographie (c) Lucas Destrem, 2 janvier 2009




> 139 026 habitants pour Limoges

25122008

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poplimoges.pngLes premiers chiffres de la population légale du recensement ont été communiqués à la commune de Limoges par l’INSEE. Et le résultat est plutôt positif. Avec 139 026 habitants, soit un peu plus de 5 000 nouveaux limougeauds par rapport à 1999, date du dernier recensement officiel, la capitale régionale s’inscrit dans la hausse démographique globale qui touche le Limousin depuis presque 10 ans maintenant. A savoir un inversement de la tendance observée à l’échelon régional depuis un siècle, puisque le Limousin gagne de nouveau des habitants, on en reparlera en janvier. Pour ce qui est de la ville, sa démographie, certes peu vigoureuse, était en amélioration numérique depuis 1999. Et de nouveau au niveau de 1982 avec ces nouveaux chiffres. Mais force est de constater qu’un nouveau phénomène se produit : ce sont les quartiers du centre-ville qui gagnent le plus d’habitants.

Un heureux présage pour les années à venir ? On l’espère.

Les chiffres n’étant pas encore disponibles à l’échelle nationale, diffusés seulement au bon vouloir des médias locaux, impossible pour le moment d’établir des comparaisons avec d’autres villes. Lesdits chiffres seront officiels dès le 1er janvier 2009, et remplaceront par conséquent les « vieux » chiffres de 1999, qui trônent encore sur nos almanachs de la Poste (133 968 hab. pour Limoges ou encore 9 731 (10 076 avec le recensement fait en 2007 pour Panazol). Au printemps, l’INSEE dévoilera toutes les données statistiques. Après, les enquêtes annuelles (communes de – de 10 000 habitants et 8% des grandes villes) comme celles menées depuis 2004 chaque année reprendront.

Par ailleurs, en ce 25 décembre, je vous souhaite un joyeux Noël !

+ Le recensement sur le site de l’INSEE : [ici]







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