> 6 monuments limousins chez Stéphane Bern

17092014

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DSC_0518Diffusée quotidiennement depuis le 25 août dernier, l’émission Le monument préféré des Français, présentée par Stéphane Bern, mettra six édifices limousins à l’honneur dans le numéro de demain, jeudi 18 septembre. L’émission délivrera le classement des votes en ligne des internautes, et il s’agira de savoir qui de l’abbaye d’Aubazine, le moulin du Got, le château de Coussac-Bonneval, le château de Boussac, la gare de Limoges-Bénédictins ou le château de Rochechouart, « affrontera » dans l’émission en prime-time de samedi les monuments vainqueurs dans les autres régions métropolitaines.

J’ai participé en juin dernier au tournage à la gare de Limoges (j’en parlais déjà ici). J’en tire une expérience enrichissante et très plaisante, puisque m’ayant permis de découvrir les souterrains, les combles, le toit de la gare.

Rendez-vous demain à partir de 17h sur France 2 ! ;)

Mise à jour : l’émission sera finalement diffusée vendredi 19 septembre, 17h sur France 2.

Tournage France 2 Gare des Bénédictins
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> Et si Wikipédia vous aidait à redécouvrir votre région ?

9092014

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Souvent décriée pour la qualité et la pertinence très aléatoires de ses articles et des informations qu’elle délivre, la plus célèbre des encyclopédies en ligne a pourtant un rôle à jouer dans la médiatisation des territoires. En proposant des articles de plus en plus détaillés, divers et certifiés, elle œuvre pour la connaissance… et la reconnaissance des territoires. Des territoires qui, par leurs faibles moyens politiques ou économiques, paraissaient handicapés par les lois impitoyables du marché mais peuvent voir dans la démocratisation du web un vecteur de révélation.

Capture d’écran 2014-09-09 à 12.36.09Riche de plus d’1,5 million d’articles à ce jour, la version francophone de Wikipédia s’étoffe chaque jour des contributions des internautes, qui pour certains, participent à la constitution d’une véritable bible fonctionnelle sur une diversité impensable de sujets – politique, botanique, sport, cinéma, informatique, philosophie, astronomie, mode, ethnographie, économie… Les territoires ne sont pas en reste : fiches recensant les monuments historiques, liste de quartiers et rues, circonscriptions électorales, stations de transports en commun, peuplent les listings de contributions.

Car Wikipédia, c’est aussi une foule de contributeurs anonymes qui pour étayer la crédibilité de leur travail, avec sérieux, méthode et hiérarchie, compulsent et extraient de la bibliographie du sujet qu’ils auront choisi, toutes les informations utiles à la rédaction des articles. Tantôt la monographie de référence sur un auteur, tantôt le répertoire d’objets classés par le ministère de la Culture. Autant de sources potentielles qui permettent d’améliorer la réputation équivoque du site, et d’en faire un outil incontournable et grand public. Un site très fréquenté qui certes ne remplace aucune recherche mais permet simplement de mieux les orienter et de donner des états de l’art, aperçus exhaustifs de la recherche ou de la connaissance sur tel ou tel sujet. Une sorte d’« embrayeur démocratique », en somme, auquel veillent les « Wikipédiens » organisés en interne comme IRL (« in real life »), non sans heurts et débats, en administrateurs, groupes locaux, bureaucrates (!) et autres surveillants du web pour tous. Des qualifications « Articles de qualité » ou « Bons articles » aiguillent les internautes vers les travaux les plus avancés et les plus vérifiés, à l’aune de leurs sources, de leur représentativité, de la diversité des apports, de leur syntaxe, mais aussi de leur illustration. Car Wikipédia est aussi un grand projet de mise en image des connaissances sur le monde. Un projet qui fédère là-encore les photographes, des plus chevronnés au plus amateurs.

Capture d’écran 2014-09-09 à 12.29.55Chaque mois de septembre, Wikimédia France, la société qui gère Wikipédia en France et les projets annexes, organise un grand concours de photographies devant enrichir les articles traitant du patrimoine et des territoires de clichés inédits et explicites. Tout le monde peut participer. « Wiki Loves Monuments », en parallèle des Journées européennes du patrimoine qui cette année mettront à l’honneur le patrimoine naturel et culturel, en appelle donc à tous, dans toutes les régions, pour donner un visage au patrimoine de proximité et ainsi, à la fois, faire de Wikipédia un guide de découverte fiable, neutre et sérieux des richesses de France et de Navarre (et au-delà, car c’est un projet international), et faire de l’internaute un véritable acteur et non plus un simple consommateur, agent d’acquiescement référendaire.

Pour aller plus loin et avoir une autre image de Wikipédia :




> L’art en ville : un supplément d’urbanité et de fierté

29082014

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Comparaison Solitude et tilleul du Mas BilierLa municipalité est sans doute en train d’échafauder ses projets culturels pour Limoges. Le patrimoine, le spectacle vivant, la création plastique, mais aussi et avant tout l’éducation populaire sont autant de corollaires à cet enjeu culturel, ô combien essentiel dans un projet de cohésion sociale et de développement soutenable. D’autres défis majeurs se présentent : redonner aux Limousins la fierté d’habiter leur territoire ; réaffirmer la possibilité de présenter une image positive et optimiste de notre région ; créer les conditions optimales d’une stimulation salutaire du tissu culturel et artistique.

Pourquoi ne pas imaginer un projet qui place l’art au cœur de la cité ? Bien entendu, sans céder aux sirènes du monumentalisme, et, à l’opposé, sans casser toute initiative audacieuse et se rallier trop facilement au conformisme et à l’uniformité de projets culturels trop souvent sérigraphiés et dé-territorialisés. La détermination d’un projet réaliste qui sache concilier écriture de l’urbanité (prouver Limoges comme ville en tant que telle!), adhésion populaire et stimulation économique est un défi ! « Ecrire » la ville, en valoriser les richesses, tout en pensant au futur : le tourisme est un dénominateur commun que les parcours d’interprétation thématiques, sur l’histoire, la culture, le patrimoine paysager peuvent ménager et dynamiser !

ceretPlusieurs villes ont déjà souscrit à cette idée (cf. Céret ci-contre). A la clé, une dynamisation touristique, une valorisation des atouts culturels, donc d’un héritage commun, et un supplément d’urbanité – créer les conditions d’une fierté de vivre en ville ou de s’y rendre sans que cela passe nécessairement par les avatars du consumérisme. Car c’est bien cela aussi l’objectif : redonner aux habitants les clés de la valorisation de leur ville en en faisant des ambassadeurs, conscients de l’importance de se réapproprier ce que l’Histoire a construit et d’en faire un patrimoine vivant et généreux.

La tenue à la Bfm jusqu’au 6 septembre d’une exposition valorisant Géoculture, site qui géolocalise l’ensemble des œuvres réalisées en rapport au territoire régional, peut servir de tremplin à un tel projet politique. Cette manifestation estivale rend hommage à ce travail, inédit en France, de collectage et de mise en valeur des richesses de tout un territoire qui a su inspirer les artistes, célèbres ou non, qu’ils soient peintres, plasticiens, poètes ou écrivains. Ce projet a permis de mettre en lumière les liens entre territoire et art, et de ce fait de faire prendre conscience de l’atout potentiel de la création culturelle dans la dynamisation de territoires souvent dépréciés, urbains et ruraux. Imaginez des parcours d’interprétation dans Limoges, qui sur le modèle de Géoculture, mais cette-fois ci in situ, localiseraient les œuvres picturales, littéraires, cinématographiques, qui se sont inspirées de Limoges. Une séquence de Chéreau devant la gare, une toile de Maurice Denis rue de la Boucherie, une étude de Corot à Landouge, un extrait de Clancier dans le quartier des Émailleurs… Des supports pédagogiques et ergonomiques pourraient contribuer à démocratiser l’accès à la culture. Une occasion de prouver aux touristes et aux Limougeauds que leur ville vaut bien un détour et leur amour.

L’art se doit aussi d’être vivant. Le lancement de concours visant à remettre la création au cœur de la ville, par des œuvres iconoclastes, autant de nouveaux repères urbains, est également une idée à creuser, pour que les générations futures elles-aussi – développement durable oblige –, aient les opportunités de magnifier notre cité.

Photos : Le tilleul peint par Corot dans Solitude, souvenir du Vigen (1866) et son inspiration au Mas-Bilier de Landouge (c) L.D., 2012.
(c) J.M.Kiener, 2009 : Panneaux à Céret, ville célèbre pour les séjours de nombreux peintes au début du XXe siècle.




> La gare de Limoges chez Stéphane Bern : les enjeux du patrimoine à la télé

5072014

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Capture d’écran 2014-07-05 à 10.05.14Il y a quelques jours, il m’a été donné la chance de participer à un tournage télévisuel, à la gare de Limoges-Bénédictins, pour le compte de l’émission « Le monument préféré des Français », qui sera présentée à la rentrée par Stéphane Bern sur France 2.

Sollicité par l’intermédiaire de mon blog, j’ai apparemment intéressé l’équipe de tournage pour le rôle de « fil rouge » que j’allais devoir endosser pour cette expérience. Autrement dit, celui du visiteur privilégié, à qui l’on octroierait le droit très privé de découvrir ces lieux méconnus de la gare, ceux qui ne sont jamais ouverts au public. Grâce à Christine Payen (SNCF), l’historien Pascal Plas, le responsable du « Buffet de Limoges » Alain Guillout, ou encore Eric Boutaud de l’office de tourisme, j’ai pu découvrir la gare sous un autre angle, et j’ai ainsi pu monter dans le campanile au-dessus des horloges, découvrir les travaux de restauration du dôme après sa destruction par le feu en 1998, ou encore arpenter le fameux souterrain autrefois réservé à la Wehrmacht. Des privilèges dont la valeur était pour moi encore plus élevée compte-tenu de mon vif attachement à ce monument et à sa protection.

Le principe de l’émission se calque sur celui du Village préféré des Français, dont la 3e édition a été diffusée tout dernièrement sur France 2. Dans chaque région métropolitaine, 6 monuments sont pré-sélectionnés, et seront présentés dans des émissions quotidiennes en fin d’après-midi. Les internautes peuvent voter pour celui qu’ils préfèrent (un par région) ; celui qui dans chacune des 22 régions aura recueilli le plus de votes obtiendra le droit de « participer » à la dernière émission en prime-time, qui décomptera les monuments ainsi plébiscités et pourra proclamer lequel d’entre-eux est le « préféré des Français ».

DSC_0453Si les votes sont hélas déjà clos – soyez certains que je vous aurais sinon vivement engagé à aller faire votre choix -, je n’en espère pas moins que les Limougeauds et visiteurs auront su reconnaître en la gare de Limoges le plus bel ambassadeur de notre région. Car au-delà de ce goût actuel pour les classements que d’aucuns ont peine à comprendre, je pense que le véritable enjeu de ces programmes – et c’est tout à leur honneur – est bien de replacer au cœur de nos débats l’enjeu de la protection et de la valorisation du patrimoine, une responsabilité collective. La culture n’est pas un enjeu « secondaire » que la crise et les exigences financières devraient reléguer au rang de distraction, ou même de privilège des classes aisées. La culture n’est pas une « thématique », elle n’est pas un dossier isolé et obscur que seuls les spécialistes ou les artistes pourraient défendre. Non, la culture, et avec elle, la défense du patrimoine et la valorisation touristique de ces atouts peuvent entraîner derrière elles l’ensemble de la société dans un élan productif, tant sur le plan économique, que social. Elle est un pilier transversal du vivre-ensemble et du développement durable des territoires, qui participe de l’exercice des relations sociales, de l’apaisement des tensions et de la relance de notre économie. Puissent ces programmes participer de l’affirmation de ces principes ! Car non, les voir comme un dispositif sensationnaliste et de fait réducteur est une facilité : par leur popularité, leur esthétisme, ces programmes participent de la construction d’un paysage mental duquel naissent les sentiments d’appartenance et les attachements ; cette géographie des « belles images » a des atouts dans la conscientisation collective des richesses variées de nos territoires et des enjeux de sa défense.

DSC_0387Parions ainsi que cette émission favorisera d’autant plus la réappropriation par chacun de ce patrimoine monumental, et que par extension elle accélèrera la réouverture au public d’un campanile sécurisé, qui offre sans doute la plus belle vue qui soit sur Limoges. Parions aussi que cette prise de conscience servira d’embrayeur à la protection du « petit patrimoine » qui jalonne nos rues et nos quartiers, et qui autant que les grands bâtiments, est l’expression d’une histoire et d’une culture partagées.

De mon côté, cette participation n’a fait que renforcer mon affection pour Limoges et mon envie d’en défendre et valoriser la diversité patrimoniale. Rendez-vous à la rentrée pour la diffusion !

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Un grand merci à l’équipe de tournage, et à tous les participants qui m’ont permis de passer deux journées exaltantes.




> Ces trésors que Limoges ignore encore un peu trop…

27062013

> Ces trésors que Limoges ignore encore un peu trop... dans Actualité locale expressVous avez peut-être pu vous procurer le numéro de L’Express consacré aux « trésors cachés de Limoges », il y a deux semaines. Vous y avez peut-être découvert des lieux et édifices inconnus jusqu’alors. Et vous en avez peut-être déduit, à la lumière et à l’instar de ces révélations, que Limoges devait fourmiller de ces trésors méconnus mais pourtant prometteurs. Deux défis sont sous-entendus par ce supplément documentaire. Le premier, l’équilibre entre considération et valorisation du patrimoine et aménagement et développement urbain. Le second, c’est de bien comprendre qu’au-delà de ces richesses du patrimoine bâti et matériel, Limoges semble regorger de potentiels tout autant cachés mais réels, qu’elle se doit de valoriser, pour elle, ses habitants et sa relation avec l’extérieur.

Il y a quinze jours, donc, le magazine L’Express faisait paraître, dans son supplément local limougeaud, un encart spécialement consacré à la capitale régionale et ses « trésors cachés ». Une initiative intéressante, permettant de faire la lumière sur certains angles méconnus du patrimoine local, et donc, pourquoi pas, d’inciter à un regard plus insistant et plus original sur des éléments qui font l’originalité de la ville. Cette originalité s’incarne d’une part par la très grande diversité, voire disparité des richesses patrimoniales, tant en époques qu’en aspect. Beaucoup de voyageurs et observateurs le remarquent, et ce n’est pas forcément un mal que de voir se côtoyer architecture contemporaine et bâti séculaire quand la cohabitation est harmonieusement négociée. D’autre part, Limoges se distinguerait – et ce n’est pas toujours heureux – par le caractère méconnu et insoupçonné de ce patrimoine. Car si des efforts ont été récemment fournis dans la mise en valeur de certains éléments jusqu’alors minimisés ou mal connus, beaucoup reste à faire (on pense au patrimoine archéologique antique ou au patrimoine industriel).

Le patrimoine, un outil au service de la cohésion sociale

De ces idées jaillit le défi majeur de la gestion du patrimoine : savoir le définir, l’apprécier à sa juste valeur et déterminer les objectifs et intérêts finaux de son appropriation, trouver le bon équilibre entre valorisation et aménagements, avec ce que cela peut supposer en terme de développement touristique et économique, mais aussi en ce qui concerne de réelles promesses sur le bien-être social, la cohésion des populations au-delà de leurs différences. Parvenir à déceler l’intérêt d’une valorisation sur un site sans tomber dans les travers de la muséification, savoir négocier l’inclusion d’éléments patrimoniaux dans un quartier pour en faire un symbole sinon un repère spatial vecteur d’harmonie paysagère et évocateur d’appropriation populaire, ce sont des enjeux majeurs pour faire des quartiers et des villes des espaces où il fait bon vivre et exercer une activité, de façon collective.

fourmontjovis-300x192 dans Aménagement du territoireLe magazine a cru bon parler de certains monuments visitables mais connus (le souterrain de la Règle, la rue de la Boucherie) ou bien moins (le cimetière de Louyat, les thermes de la villa gallo-romaine de Brachaud), et parfois – ce qui est encore plus intéressant – bien moins accessibles, dont le sort est de ce fait délaissé voire ignoré. C’est le cas du campanile de la gare, fermé pour raisons de sécurité depuis 2007, de la crypte Saint-Martial, ouverte et fouillée mais peu avenante, ou des fours à porcelaine subsistants, qui exception faite de celui des Casseaux, dépérissent petit à petit alors qu’ils sont le symbole physique du passé industriel de Limoges. Cette visibilité momentanée doit pouvoir sensibiliser ne serait-ce qu’un peu le lecteur au devenir de pans entiers de notre histoire, de nos références partagées. Autant de supports de cohésion sociale et de dynamisme économique et culturel. Et de fierté, aussi, cela compte…

Un discours politique volontaire et positif et une mobilisation collective au service de l’émergence de fiertés et de secteurs porteurs et salutaires

Mais beaucoup de potentiels restent ignorés ou sous-exploités. Le patrimoine linguistique et artistique autour de la culture occitane écrite et orale en est un que je trouve parlant ! Mais on peut aussi penser aux sujets qui sont davantage des « patrimoines en devenir », des marques de fabrique à créer et à dynamiser, des niches d’excellence en puissance (excellence environnementale, transports en commun, lecture publique, etc.). Des opportunités ont su être saisies dans les domaines de l’eau, du luxe, du droit de l’environnement ou de la francophonie. Gardons-le en tête et soutenons les efforts dans le temps et dans les discours ! Evidemment, il convient d’agir en mobilisant les bons outils et les bons arguments, en écartant récupérations politiques, réécritures historiques et artificialisation des traditions. Limoges (et je parle ici de la ville et de ses populations, bien au-delà des seuls édiles), n’a pas encore bien pris la mesure de toutes ses richesses, et même si en plusieurs points elle est sur la bonne voie, les discours ambiants et les inerties parfois observés sont la preuve que les efforts ne sont jamais assez poursuivis et, surtout, jamais assez partagés ! Et ce partage par tous, il passe à la fois par la mise en place d’outils de démocratie de proximité et par la prise de conscience des riverains.

Photo aérienne : (c) Google : le four de l’avenue Montjovis.




> Des nouveautés dans le programme des visites touristiques à Limoges

7042013

> Des nouveautés dans le programme des visites touristiques à Limoges dans Actualité locale blim

L’Office de tourisme de Limoges et le service Ville d’art et d’histoire ont rendu public il y a quelques jours le tout nouveau programme de visites et animations pour la saison printemps-été 2012. Après un hiver marqué par l’arrivée – entre autres – d’une promenade consacrée à l’héritage industriel du quartier de la place Carnot, et de nouvelles activités pour le jeune public, c’est toujours le souci de diversifier l’offre sans en altérer la qualité qui a motivé ce renouvellement. La programmation est enrichie de nouvelles propositions deux fois par an. L’objectif est sans doute double : capter la fréquentation touristique en transit vers des régions voisines plus attrayantes (le Périgord, l’Auvergne, mais aussi le plateau de Millevaches ou le sud de la Corrèze), mais aussi inciter la population résidente à redécouvrir son patrimoine et la sensibiliser à son unicité et sa protection.

dsc_8374-300x200 dans CultureAppliquée à proposer aux classes et aux familles des produits touristiques adaptés à leurs attentes, mais allant également aux devants de celles-ci, l’équipe en charge du programme a donc étayé la liste de nouvelles idées : un nouveau jeu de piste familial, une balade théâtrale avec la participation des jeunes comédiens de l’Académie du théâtre de l’Union, une redécouverte de l’austère mais passionnante place de la République… Autant de raisons de rester à Limoges pendant ces vacances. Soucieux d’étendre son action aux territoires périurbains, l’Office proposera aussi deux randonnées pédestres commentées sur le secteur de Landouge, autour de la thématique du peintre Corot (une visite dont j’ai pris part à l’élaboration, soit dit en passant…)

En parallèle, on assiste aussi à une redéfinition des intitulés sur les visites phares. Ainsi, à la suite des Souterrains de la Règle, succès inconditionnel des visites estivales (une visite par jour en juillet et août !), les visites de la Cité et du quartier du Château ont été dupliquées en une nouvelle visite générale, « Limoges 2000 ans d’histoire », qui doit donner aux touristes l’envie de revenir et profiter de promenades plus pointues, plus thématiques. Une recomposition intelligente qui se doit de donner plusieurs niveaux de lecture du patrimoine urbain, de diversifier une approche peut-être auparavant trop peu lisible pour le néophyte.

L’enjeu tacite est capital : en s’attachant à proposer une offre conséquente hors période estivale, notamment en fin de journée ou à la pause de midi, l’Office de tourisme et Ville d’art et d’histoire font tout pour que les riverains, les voisins, Limougeauds et Haut-Viennois, prennent la mesure du patrimoine qui l’entoure. Un patrimoine qu’il convient de rendre ou maintenir vivant pour qu’il séduise, c’est vrai, mais aussi que toute son importance en terme de dynamisme économique et  potentiel soit révélé et approprié par les habitants, ambassadeurs de leur ville, et notamment les jeunes, encore trop peu atteints. En cela, l’existence d’ateliers pratiques, de rencontres avec des acteurs de la ville (émailleurs, comédiens, musiciens, etc.) sont des pistes extrêmement intéressantes. Pour faire de chacun un citoyen éclairé, mobilisé, qui aura compris que la culture est un moyen particulièrement pertinent pour favoriser l’implication dans les processus démocratiques, mais aussi pour redresser un pays, une région en mal d’image ou de dynamisme.

Le programme est disponible notamment à l’Office de tourisme de Limoges, boulevard de Fleurus.

Photo : L. Destrem







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