> Le nouveau musée Adrien-Dubouché est arrivé !

29062012

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Trois ans après le début des travaux, la réouverture du musée national parachève la mue nécessaire et réussie des musées limougeauds

Filippetti-Mus%C3%A9e-AD dans Aménagement du territoireTout ce que Limoges compte de personnalités et d’amateurs d’art, mais aussi de curieux un peu plus néophytes, était présent hier en fin de journée pour la « réinauguration » par Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, du tout nouveau musée national de la porcelaine et de la céramique Adrien Dubouché, dix-huit mois après la réouverture du musée des Beaux-Arts.

Pour l’occasion, le vieux musée du XIXe siècle a vu son statut administratif modifié, puisqu’il devient établissement public associé à la manufacture et au musée de Sèvres, avec lesquels il constitue désormais la Cité de la Céramique Sèvres-Limoges. S’il apparaît que Limoges aurait pu perdre en visibilité et surtout en fierté, à voir son nom et son identité dilués dans cette nouvelle appellation (on dit même que l’apparition du mot « Limoges » n’était pas garantie, alors que dans les faits, « Musée Adrien-Dubouché » restera affiché), il va sans dire que la ville et ses activités ne pourront que profiter de ce nouveau cadre. En effet, la tenue dans la bien-nommée capitale des arts du feu d’expositions d’envergure internationale sera facilitée, et avec elle, une collaboration sans doute fructueuse qui saura dynamiser la ville et les secteurs de la création artistique et de l’innovation porcelainière. En témoignent les tendances actuelles de la signalétique en porcelaine, dont plusieurs exemples (prototypes de mobilier urbain en céramique exposés il y a peu à Limoges, et nouvelle signalétique du musée) sont parlants.

L’effervescence médiatique, présence de la ministre de la Culture et la communication oblige, était évidente. Mais à la hauteur de la réussite de l’intégration de nouvelles collections sorties des réserves ou fruits d’acquisitions, des extensions du musée, œuvre de l’autrichien Boris Podrecca, avec de sobres mais superbes alliances de verre, pierre et métal, et de la nouvelle muséographie de Zette Cazalas plus claire, plus esthétique, plus cohérente. Des espoirs de toute nature peuvent être esquissés pour tout Limoges. Et en outre, comme voulait sans doute le faire remarquer Aurélie Filippetti, dans un discours simple mais touchant, sincère et limpide, dans lequel elle a souhaité évoquer ses « terres » lorraines et italiennes, riches de traditions artistiques similaires, apparaît avec ce nouvel outil d’autant plus nécessaire un impératif. Celui d’intégrer au mieux les structures telles le musée Adrien Dubouché à leur territoire et d’en faire plus que jamais des instruments d’éducation et de sensibilisation à la culture et à l’art.

N. B : jusqu’à lundi inclus, le musée est gratuit.




> Le nouveau musée de la Résistance : un outil au service de la mémoire, de la ville et de l’avenir

12022012

> Le nouveau musée de la Résistance : un outil au service de la mémoire, de la ville et de l'avenir dans Actualité locale blim

Mus%C3%A9e-R%C3%A9sistance-300x199 dans Aménagement du territoireTrois musées, trois vitrines de la culture et de l’histoire régionales. Un peu plus d’un an après la réouverture du musée des Beaux-Arts de Limoges (BAL, ex-Evêché), et quelques mois avant le retour du public dans un musée Adrien-Dubouché agrandi et modernisé, la fin des travaux du tout nouveau musée de la Résistance de Limoges est l’occasion de saluer un travail de qualité*.

Cet espace muséographique entièrement repensé, dans des locaux préexistants et rénovés, à la valeur architecturale et patrimoniale manifestes, met en exergue une volonté de sensibiliser l’ensemble des publics au devoir de mémoire en tant qu’exercice même de citoyenneté. Il fait aussi de l’histoire un outil au service de la construction personnelle, de la connaissance et de la compréhension de son environnement et des réalités présentes, par la mise en évidence de ce fragment d’histoire douloureux mais fondateur pour le Limousin et ses habitants.

Intégrer ce musée à l’activité de tout le quartier, potentiellement animé avec ses bars, ses sites touristiques et l’attrait de son bâti et de son environnement paysager, est à mon sens un pari à relever. Pas pour le simple plaisir d’embellir un quartier au patrimoine riche et valorisable, dont la volonté politique de réaménagement actuel est à saluer (fermeture à la circulation de la rue de la Cathédrale notamment) quoique parfois discutable (désertion de la place au pavement chinois par les piétons). Mais aussi et surtout, en tant qu’enjeu aux implications transversales (dimension économique, touristique, culturelle, résidentielle, etc.), pour que la vie, la population, puisse réinvestir cet espace du centre urbain et en faire une vitrine du dynamisme et de l’ambition pour la ville de demain.

* Gros bémol toutefois, quoiqu’indépendant de la qualité de l’exposition permanente : présenter dans un espace au service de l’éducation et de la découverte, des livres dont 90 % des pages ont été coupées, par crainte supposée du vol, n’est-ce pas une patente fausse bonne idée ?

(c) Photo : ville de Limoges




> Quand l’ambition rencontre le prestige au château de la Borie…

9062011

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jardindessonslaborie.jpgConnaissez-vous le château de la Borie ? Derrière cette question un peu brute, je veux mettre en évidence le déficit de notoriété dont souffre peut-être ce très beau château du XVIIe siècle situé sur la commune de Solignac, et d’où l’on aperçoit aisément la ville de Limoges. Certes, le site est désormais bien connu des amateurs de musiques aussi diverses que le jazz, la musique traditionnelle ou bien entendu la musique baroque (il s’agit du siège de l’Ensemble Baroque de Limoges). En effet, le Centre Européen de Rencontres de La Borie, créé en 2004, organise résidences de création, concerts et séances d’enregistrements, se faisant connaître au-delà des frontières par son label discographique.

Mais c’est un projet tout autre, d’ampleur, qui pourrait être à même de faire du château de la Borie un espace réellement incontournable de la culture et même du tourisme régional. D’ici au milieu de l’année prochaine doit en effet s’achever un jardin des sons et des lumières, alliant bois, céramique, eau et botanique, entre étangs, vergers et prairies, « un instrument de musique qui s’écoute autant qu’il se regarde » dixit Isabelle Depret-Bixio, directrice de la Fondation du château, dont les promoteurs s’attachent à promouvoir l’image par force références dans la presse locale. Difficile d’en dire davantage, le résultat sera une surprise. En partenariat avec la Fondation du Patrimoine, organisme privé, cherchant à sauvegarder le patrimoine que l’Etat ne gère pas, le centre de la Borie a fait appel au mécénat populaire pour assurer le financement de cette ambitieuse démarche. Les travaux ont permis de faire appel aux entreprises locales, et sont donc un vecteur de dynamisme économique.

Pour couronner le tout, les concepteurs sont trois personnalités de renom. Une paysagiste, Emma Blanc, un designer sonore, Louis Dandrel, par ailleurs co-fondateur de Radio Classique et ancien directeur de France Musique, qui a notamment travaillé pour la SNCF ou le tramway de Tours (!), et un sculpteur, Patrick Rimoux, qui a récemment participé au 400e anniversaire de la ville de Québec.

Prestige, audace et innovation, maîtres-mots d’un projet des plus intéressants ?

Voir aussi : la plaquette de présentation du projet sur le site de la Fondation du Patrimoine




> Le campanile de la gare définitivement fermé aux visiteurs ?

7022011

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campanilegare.pngInutile de rappeler que la gare de Limoges est un des rares mais évidents emblèmes de la ville, aux côtés de la porcelaine et du basket. Un monument emblématique certes, mais que les Limougeauds eux-mêmes ne connaissent pas forcément très bien. Car si l’on connaît en général la grande salle des pas perdus et ses abords, c’est bien moins le cas pour le campanile.

Jusqu’en 2007, l’Office du tourisme, qui il faut le dire ne permet que quelques fois par an aux visiteurs de mieux s’approprier la gare, intégrait tout naturellement la découverte des entrailles du fameux donjon de 60 mètres de haut à ces visites. Le dédale d’escaliers étroits menant jusqu’au plus grandiose des points de vue sur la ville, et summum de la visite, entre les quatre cadrans de la massive pendule ne pouvaient pas laisser indifférents.

Problème : depuis maintenant près de quatre ans, les visites du campanile sont interdites. Un courrier envoyé à la direction régionale de la SNCF m’a permis d’en savoir un peu plus, et de confirmer mes inquiétudes. La réponse, certes aimable du directeur en personne m’a fait savoir que pour des « raisons de sécurité incendie« , de mise en conformité « se [révélant] trop importante en terme d’investissement au regard de l’enjeu des visites« , il n’était a priori pas envisageable « à court terme de reprendre les visites du campanile« .

Une nouvelle bien dommageable pour un tel édifice, potentiel fleuron du tourisme municipal.




> Le musée Chirac coulerait les finances de la Corrèze

3012011

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musechirac.jpgLe musée du président Chirac, de Sarran, en Corrèze, est un beau musée. Moderne, lumineux, absolument pas mégalo, avec sa dose d’originalité raisonnablement compensée d’un aspect kitsch inévitable. Oui mais voilà, derrière les montagnes de cadeaux offertes à l’ancien président de la République, se cache un énorme gouffre financier pour son gestionnaire, le conseil général de la Corrèze, présidé par François Hollande et donc Bernadette Chirac en personne est membre, en tant que conseillère du canton de Corrèze dans lequel se situe Sarran.

La chambre régionale des comptes du Limousin épingle donc les coûts exorbitants (entretien, agrandissements,  qui sont donc à la charge du Conseil général, pour un établissement qui a vu sa fréquentation chuté depuis son inauguration en 2000 (144 000 visiteurs entre 2001 et 2003, 28 500 en 2008, 62 000 en 2010), ne devant une légère remontée ces dernières années qu’à la tenue de grandes expositions temporaires. Une telle décrue semble toutefois explicable, si ce n’est prévisible : les années passent, et avec elles, les symboles de la Chiraquie, qui elle-même n’est plus que l’ombre au fil des victoires du PS en Corrèze et des revanches du sarkozysme sur les héritages gaullistes.

Si cette mise en garde devrait permettre à la situation de s’améliorer éventuellement, espérons que ce musée saura trouver une nouvelle voie : il est vrai qu’une mise en scène de cadeaux présidentiels ne pourra pas rester séduisante éternellement. N’est-ce pas cela aussi, la mort de la Chiraquie ?




> Au programme des Journées du patrimoine

11092010

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nouveauoradour.pngLe week-end prochain auront lieu les 27e Journées Européennes du Patrimoine. Placées cette année sous le signe des grands hommes et grandes femmes, et de leur contribution à l’histoire et au patrimoine français, ces Journées sont avant tout l’occasion de redécouvrir des sites qui souvent font partie de notre quotidien, mais que nous connaissons peu ou pas.

Cette année, en Haute-Vienne, en plus des traditionnels lieux ouverts à la visite, comme le Moulin du Got, le four des Casseaux ou le château-musée de Rochechouart, vous pourrez en savoir plus sur la construction du bourg moderne d’Oradour-sur-Glane, découvrir la mosquée de Limoges, visiter les studios de France 3 Limousin Poitou-Charentes ou encore faire partie des privilégiés qui en apprendront plus sur l’aéroport de Limoges-Bellegarde. Limoges-Ville d’art et d’histoire propose également plusieurs visites thématiques, dont « Quartier de la Cité : quand femmes et hommes construisent l’histoire » ou « Quand rues et places racontent les figures de Limoges ».

L’ensemble du programme des Journées du Patrimoine en Limousin est disponible dans les offices de tourisme.

- A voir aussi en Creuse : la toute nouvelle maison de Martin Nadaud à Soubrebost, le musée de la mine de Bosmoreau, marche sonore à Faux-la-Montagne, …
- A voir aussi en Corrèze : le domaine de Sédières à Clergoux, le prieuré de Saint-Angel, le site archéologique du Prieuré de Soudaine-Lavinadière, le château de Turenne, …

 







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