> Les Trophées du Développement durable : un appel collectif au courage et à l’engagement

12042013

> Les Trophées du Développement durable : un appel collectif au courage et à l'engagement dans Actualité locale binitiativelocale

Ce samedi 6 avril avait lieu de façon officielle la remise des prix des tout premiers Trophées du Développement Durable en Limousin, venant valoriser des initiatives innovantes en faveur du développement durable. Ouvert aux collectivités, entreprises, établissements d’enseignement et associations de la région entre novembre et février dernier, ce concours lancé par le Conseil régional des jeunes et organisé avec le soutien capital de la Région Limousin et de ses services, l’ADEME et la DREAL, a recueilli 49 dossiers souvent originaux et la plupart du temps pertinents. L’occasion de lancer collectivement un appel au courage, à la responsabilité et à l’engagement. Celui des jeunes – c’est primordial – mais pas seulement.

crj-trophee-dev-durable-560x285-1-dc775-300x152 dans Aménagement du territoireLes lauréats des quatre catégories d’acteurs ont été désignés par un jury réuni en mars. Ils ont été choisis parmi l’ensemble des dossiers provenant des trois départements, de communes aussi diverses que Cosnac, Gentioux-Pigerolles, Cognac-la-Forêt, Ussel ou Evaux-les-Bains, de tous types d’acteurs ont été enregistrées, preuves que la communication autour du projet s’est bien effectuée, et que l’écho est particulièrement favorable dans des zones vues à tort comme « reculées » mais en somme très concernées et sensibilisés

  • Pour la catégorie Collectivités, la mairie d’Ayen, en Corrèze, à travers son projet municipal de développement durable et notamment l’implication des jeunes de la commune dans cette démarche, par le biais des écoles dont le souci d’une approche intergénérationnelle a été salué, et dont la politique a été largement pilotée par un jeune en service civique par la suite embauché en CDD par la mairie ;
  • Pour la catégorie Établissement d’enseignement, le lycée Jean Favard de Guéret, en Creuse, qui a conduit des actions concrètes, participatives, pédagogiques et incitatives visant à la réduction des consommations énergétiques ;
  • Pour la catégorie Entreprises, la ferme des « Douceurs de la Xaintrie » à Goulles, en Corrèze, pour l’ensemble de ses méthodes de travail et finalités associant production responsable, éducation à l’environnement, et souci de transversalité sectorielle de l’approche avec la sollicitation de jeunes en BTS à Neuvic ;
  • Pour la catégorie Associations, l’association Nature Limousin de Chamberet, encore en Corrèze, et sa Rando Limousine VTT, manifestation sportive éco-responsable ;
  • Le trophée Coup de Coeur a été attribué au lycée agricole Pisani de Naves, près de Tulle, dont une classe emmenée par une enseignante en lettres volontaire a présenté ses plaidoiries en faveur de l’environnement, inspirées de célèbres discours historiques…

trophees-dd2-300x199 dans CorrèzePoint d’orgue du projet lancé en 2011 par la commission Environnement-Transport du Conseil régional des jeunes, cette journée spéciale venait clore la Semaine du développement durable en Limousin, dont elle était l’événement phare. La journée a également permis de mettre en relation des acteurs des trois départements et de tous milieux socio-professionnels, et de médiatiser un peu plus des sujets capitaux en ces temps de doutes sur notre modèle économique, écologique et social.

La bonne humeur était de mise, avec l’aimable participation de la compagnie « Du grenier au jardin », qui a agrémenté de façon pertinente et amusante ce moment grâce à des sketches appropriés à la thématique du développement durable. L’occasion de susciter des interrogations sur ce sujet dont on parle beaucoup mais dont on ne saisit pas forcément toujours la diversité des implications et des échelles d’application.

Il est toujours bon de rappeler que le développement durable demande une action transversale, et doit permettre de promouvoir un développement économique tout en assurant le bien-être des populations et le respect des équilibres naturels. Les différents intervenants en présence étaient là pour rappeler combien une transition globale de la société portée par tous les habitants, quels que soient leur âge, leur origine, leur activité, vers la durabilité, était essentielle. On aura pu saluer les mots très justes des deux élus régionaux présents, Jean-Bernard Damiens et Sylvie Vaugelade, respectivement sur les enjeux du développement durable et la justesse des actions du Conseil régional des jeunes, mais aussi les mots de soutien de l’ADEME et de la DREAL.

Au nom de toute la commission organisatrice du projet, j’ai estimé que nous pouvions d’ores et déjà nous féliciter d’avoir pu organiser un tel concours. Ainsi, à notre échelle, nous aurons – je l’espère – contribué à sensibiliser encore davantage les mentalités aux très nombreuses modalités, articulations et transpositions locales du développement durable. Mais nous espérons également que nous aurons contribué à faire prendre conscience des potentiels de notre région dans l’instauration de nouvelles méthodes de production, de nouvelles façons de vivre-ensemble. Et à montrer en quoi le Limousin était riche de secteurs porteurs et prometteurs, de concepteurs, de personnalités optimistes et déterminées à faire du développement durable non seulement un moyen de protéger la planète et ses occupants, mais aussi une fin : instaurer un nouveau modèle évocateur de progrès. Nous espérons que nous aurons aussi pu convaincre de l’engagement des jeunes sur ces questions. Nous croyons que rien ne se fera sans une jeunesse sensible et engagée sur ces enjeux, une jeunesse qui se sent concernée par le devenir collectif, et qui saura faire comprendre que les modalités de la durabilité ne sont ni une punition, ni une utopie.

trophees-dd1-300x199 dans CreuseJ’ai tenu à souligner que cette réussite des Trophées doit enjoindre chacun de nous à plus de courage. Car au-delà de l’inventivité, de la responsabilité, du sens du collectif dont nous devons tous avoir conscience, c’est bien encore le courage qui doit motiver le développement durable. Une société qui oublie son passé, qui renie son héritage, est une société vouée à l’échec. Mais une société qui rechigne à réinventer ses codes, ses façons d’agir, par simple peur de l’avenir, par complaisance dans l’inertie, par attachement forcené à des réussites révolues ou des idéaux obsolètes, n’a pas compris les enjeux qui s’imposent à elle. Les trop nombreux échecs des politiques environnementales internationales et des grands sommets accouchant de souris sont trop frustrants. A toutes les échelles, sur tous les territoires, ruraux comme urbains, et entre tous ces territoires, nous avons plus que jamais besoin de l’audace, du courage de tous les acteurs du monde politique, associatif, économique, culturel, et de tous les citoyens, quelles que soit leur éducation, leur origine, leur condition. Nous avons besoin que chacun aille susciter l’intérêt de l’autre pour le développement durable. Je crois qu’en Limousin, nous « sommes dans le coup » !

Fort de cette expérience collective, de ce riche enseignement, de la réussite de l’initiative et du soutien indispensable de nombreux partenaires, conforté par le prix coup de cœur que le Ministère  de l’Écologie, du Développement durable et de l’Energie a décerné à son initiative, le Conseil régional des jeunes nous semble d’ores et déjà motivé pour reconduire, l’an prochain, les Trophées. Même si chacun est conscient que c’est le jour où ce type de manifestations deviendra obsolète que l’on pourra se féliciter d’avoir enfin renouvelé nos conceptions et nos méthodes vis-à-vis du monde qui nous entoure et nous « héberge »…

Nous en avons appelé à ce que chacun, à sa mesure, dans son quotidien, dans son lieu de travail, dans son lieu de vacances, en famille, avec ses amis, ses collègues, prenne toute la mesure de l’impératif du développement durable, et transmette ce message à son entourage. Tous ensemble, si l’on perçoit combien le développement durable est déclinable à toutes les échelles, dans tous les secteurs, et à chaque moment, sans alarmisme inutile mais sans concession, nous pouvons faire en sorte que le monde de demain ne sera pas si noir qu’on veut bien nous le laisser penser.

N.B. : Cet article est en grande partie une copie de l’article publié sur le blog du Conseil régional des jeunes, rédigé par moi-même et corrigé par Chantal Piquet, animatrice du Conseil régional des jeunes. Y sont également intégrées des bribes de mon discours de remerciements. A nouveau, tous mes remerciements spécialement adressés à mes collègues du Conseil régional des jeunes, soutiens et co-constructeurs du projet, en particulier O. Luypaert, F. Astier, J. Bocabeille, aux représentants des services de la Région (Ch. Milcent, A. Durand, C. Le Normand, N. Dubernard-Nègre et en particulier Ch. Piquet), de l’ADEME (B. Brac et P. Delbancut) et de la DREAL (V. Lagrange et M.-J. Le Castrec).

Photos : Les élèves du lycée Edgar Pisani de Naves / Le maire et des jeunes d’Ayen venus en délégation recevoir leur trophée, (c) Région Limousin




> Encore quelques jours pour participer aux Trophées du Développement durable…

5022013

> Encore quelques jours pour participer aux Trophées du Développement durable... dans Actualité locale binitiativelocale

Les Trophées du Développement durable en Limousin sollicitent les candidatures des associations, entreprises, collectivités et établissements d’enseignement de la région jusqu’au 10 février (sans doute prolongés de quinze jours). Porté par le Conseil régional des jeunes, la Région Limousin, appuyés par l’Ademe et la Dreal, ce concours émane de la volonté de jeunes citoyens conscients de l’impératif d’une transition écologique globale. Pour autant, motivés par la nécessité de décloisonner les initiatives, les Trophées s’adressent à tous les publics et veulent mettre en évidence la pertinence de proposer des solutions locales mais transversales à un défi qui l’est tout autant.

crj-trophee-dev-durable-560x285-1-dc775-300x152 dans Aménagement du territoire

Calqués sur des initiatives similaires organisées dans d’autres régions, depuis plusieurs années, avec succès, ces Trophées veulent mettre en valeur cette prise de conscience en faveur de la durabilité, à travers les piliers essentiels et fondamentaux (la cohésion sociale, la protection de l’environnement, la stimulation économique). Mais pas seulement. Favoriser la réinvention de l’exercice de notre citoyenneté au quotidien en y intégrant pleinement la responsabilité environnementale, ou promouvoir une nouvelle démocratie de proximité garantissant une bonne association de tous les publics dans les prises de décision, sont d’autres motivations. Le fameux rapport Brundtland, pierre angulaire du développement durable, présenté en 1987, l’affirmait déjà. Loin d’être annexes, ces ambitions devraient guider tous les comportements, au quotidien, des élus, des administrés, des associations, des entreprises, etc.

Ainsi, si vous portez, ou si vous connaissez dans votre entourage familial, amical ou professionnel, des personnes ou organismes ayant porté ou portant actuellement ce type d’initiatives, je vous engage vivement à le faire savoir et à (faire) participer à ces Trophées. Ces projets, en cours ou achevés, peuvent être très divers (création d’Agenda 21 scolaires, projets pédagogiques de sensibilisation à l’environnement, chartes de respect des milieux dans le cadre d’activités sportives, reconversion écologique des techniques de production d’une entreprise, etc.) Si la motivation financière, somme toute modeste, ne décide pas les candidats potentiels, il est utile de rappeler que c’est avant tout la médiatisation de l’idée, et par extension la mise en contact des porteurs d’innovation en Limousin, et la valorisation du dynamisme de notre territoire qui doivent primer, et convaincre ! Pour prouver le potentiel de la région et de ses acteurs, aussi divers soient-ils. Et participer de cette manière à la dynamisation socio-économique d’un territoire tout en assurant sa pérennité.

Pour se donner des idées, les lauréats des Trophées Bretons 2012 : [ici]
Informations et bulletin d’inscription aux Trophées du développement durable en Limousin 2013 : [ici]




> En Limousin, on n’a pas que des pommes…

4102012

> En Limousin, on n'a pas que des pommes... dans Actualité locale binitiativelocale

Le point commun entre le pays Ouest Creuse, l’association La Pommerie – Appelboom et l’association des rencontres musicales de Nedde ? Trois initiatives intéressantes, respectivement l’Université rurale du paysage, les Ateliers de géographie populaire et les rencontres musicales de Nedde, fruits de l’envie, du travail d’équipes motivées, souvent audacieuses, impliquées dans l’espace rural si souvent déprécié. L’occasion de valoriser les potentiels du Limousin, dynamiser un territoire et tisser des liens, avec, à travers et pour la région et ses habitants. Cette approche ô combien nécessaire est didactique, parfois ludique, et quoi qu’il en soit, fondée sur la transmission de savoirs, la découverte, la confiance et le partage. De bons exemples d’optimisme et de volontarisme, qui pourraient montrer que la campagne a de l’avenir.

URP-300x225 dans Aménagement du territoireCes initiatives ne sont pas isolées. Mais le fait que j’ai pu y participer (une conférence du jardinier paysagiste Gilles Clément à la Souterraine, en Creuse ; une séance de cartographie à Saint-Setiers, en Corrèze ; un pied dans l’organisation des rencontres musicales), m’a permis de voir en quoi non seulement elles se déroulaient dans ce qu’on nomme vaguement l’espace rural (pas uniforme, sachons-le !), mais aussi et surtout – ce qui est intéressant et le sens de mon propos – avec lui, grâce à lui et dans l’idéal (ce n’est pas une démarche aisée) pour lui et ses populations.

Avec lui ? Outre le soutien des institutionnels, ces initiatives cherchent et doivent obtenir le soutien des populations. Il faut pour cela viser la stimulation de l’envie collective de tirer tous ces espaces vers le haut, en appeler à une véritable prise de conscience du sentiment collectif et à un abandon des vaines querelles. Non pas pour tomber dans l’idéalisme béat, le chauvinisme abscons, ou le communautarisme intellectuel. Pas plus que pour invoquer de grandes et belles idées, ou encore altérer le charme et les potentialités des territoires. Mais pour résolument « faire vivre » ces territoires, sans artifices ni perfusions, avec ceux qui y vivent d’une manière ou d’une autre, et participer à l’échelle locale à la promotion d’un mieux-vivre ensemble réaliste, concret et moderne. Et par la même occasion, tordre le cou aux idées reçues !

visite-Mas-Maury-300x203 dans CorrèzeGrâce à lui ? Ce sont bien ses spécificités, ses caractères, ses richesses et même ses limites qui sont exploités. Lors de sa conférence, Gilles Clément s’est évertué à rappeler, comme il le fait à longueur d’interventions, combien le Limousin avait servi ses concepts, d’aucuns ayant même été théorisés à partir d’éléments et d’observations sur le terrain régional*, et comment d’une certaine manière, ce même Limousin s’exporte et nourrit actuellement ses réflexions dans ses projets, ici avec des lycéens, là-bas pour un jardin public, ou encore une reconversion de site… Et l’ensemble de la très pertinente programmation de l’Université rurale du paysage s’attache à concilier découverte théorique et approche géographique sur le terrain. Les rencontres musicales de Nedde, en associant derrière le vivant terme de « traditions », vécues et réinventées (au contraire du folklore qui est avant tout reproduit), musiques d’ici et d’ailleurs de sa programmation, fait du pays de Vassivière un espace d’échange de savoirs et d’expériences. L’objectif des séances de cartographie et plus largement des Ateliers de cartographie populaire, organisées par La Pommerie – Apelboom, de Saint-Setiers, en association avec l’association Quartier rouge de Felletin (toutes deux membres du réseau régional d’art contemporain 5/25) et l’association Pivoine de Faux-la-Montagne, qui se sont tenus fin septembre entre ces trois localités, était lui aussi conduit par la volonté du développement local (territorial et humain) par l’art, une filière prometteuse. Lesdits ateliers conviaient les volontaires à venir représenter, sur des cartes collectives ou personnelles, politiques, naturelles ou sociologiques, de façon réaliste ou poétique, sage ou déjantée, quelle était leur perception, leur représentation, leur utilisation, leur idéal du plateau de Millevaches. Une façon de mieux comprendre le monde qui nous entoure en transcrivant nos représentations de façon originale. En outre, une question intéressante naissait dans mon esprit géographico-compatible, à partir de ce projet : qu’est-ce que le plateau de Millevaches ? Que veut dire « être du plateau » ?

légende-carte-AGP-St-Setiers-227x300 dans CreusePour lui ? Loin de vouloir proposer des animations spécifiquement dédiées aux ruraux ! Ces initiatives s’attachent plus précisément à tisser des liens entre tous les acteurs de ces territoires et ceux qui sont appelés à la devenir dans l’avenir, qu’ils y résident, se contentent d’y travailler ou d’y transiter, ou tout à la fois. Tous ses « acteurs ». Et de montrer en quoi ils sont vecteurs de possibles multiples, et incarnations-mêmes de la richesse de notre territoire.

Pour autant, la situation de ces espaces de la relégation demeure précaire. En soutien à l’optimisme et à la détermination, qui doivent demeurer sans faille, et à l’attachement à toujours garder en tête l’impératif de ne pas céder à la facilité de la construction « hors-sol » (sur le territoire mais ni pour lui, ni avec, ni pour ses acteurs), de nouvelles politiques territoriales pertinentes seront louables !

* Citons le Tiers-paysage, pour parler d’un des plus connus.

Photos Logo de l’URP (c) Pays Ouest Creuse, (c) L. Destrem :  visite des jardins du Mas-Maury à Rempnat dans le cadre des rencontres de Nedde, détail de carte réalisée à Saint-Setiers dans le cadre d’une séance de cartographie.




> Pour une écologie de la transversalité !

14032012

> Pour une écologie de la transversalité ! dans Actualité locale b2012b

Sch%C3%A9ma-D%C3%A9veloppement-durable-300x270 dans Aménagement du territoireDe passage dans la région en milieu de semaine dernière, la candidate à la présidentielle d’Europe Ecologie-Les Verts, à la peine dans les sondages en dépit d’un programme plutôt ambitieux, s’est livrée sans hésitation au Populaire du centre, dévoilant la vision qu’elle avait de la dimension écologique de la politique régionale.

Autrement dit, l’ancienne juge d’instruction s’est évertuée à critiquer, cela en pointant deux sujets brûlants de l’actualité régionale : l’un que d’aucuns assimilent à un point Godwin des discussions en Limousin, la LGV Poitiers-Limoges, tant la perspective de l’arrivée de la grande vitesse suscite les passions et les vifs échanges, alors que l’échéance de l’enquête publique se profile. A ce titre, Eva Joly, dans la lignée des détracteurs du projet, brandit le curieux et plus qu’approximatif argument des 15 minutes, quand RFF et les élus favorables n’ont de cesse de mettre en évidence le gain. Une contradiction qui rappelle la double interprétation du fameux sondage de RFF de janvier 2010… Le projet de LGV n’est certes pas parfait, mais il est une condition même de l’avenir du Limousin, qui doit pouvoir intégrer le territoire régional aux réseaux nationaux et européens, et qui nécessairement accompagné d’une politique régionale des transports cohérente, doit pouvoir tirer vers le haut l’ensemble des espaces de Haute-Vienne, de Creuse, de Corrèze, et de tout le Centre ouest. Il sera important de veiller à cela.

L’autre sujet évoqué concernait au contraire le véritable tabou régional – s’il en est – du devenir des mines d’uranium. Et cette fois, Eva Joly a évoqué ce grand enjeu environnemental et de santé publique, sur un ton certes dramatique, mais à la hauteur des non-dits et des approximations concernant ce dossier, en ciblant effectivement l’Etat, qui par le biais d’Areva devrait endosser la responsabilité d’une telle situation. Il va sans dire que lumière n’a pas été faite sur tous les aspects de la situation, et qui peut assurer avec certitude qu’aucun scandale ne pourrait éclater dans les années à venir ?

Eva Joly terminait en argumentant à nouveau sur les risques évidents du nucléaire. Rappelons que depuis les élections régionales de 2010, les élus écologistes, emmenés par Ghislaine Jeannot-Pagès font partie de la majorité au Conseil régional, aux côtés des socialistes, en dépit de plusieurs désaccords, au premier rang desquels se trouve l’épineuse question de la grande vitesse*. A l’image de l’instable équilibre national issu de l’accord entre EELV et le PS concernant les élections législatives. Pas sûr que les électeurs s’y retrouvent aisément.

Quoi qu’il en soit, si l’union de la gauche reste un impératif, et devra se construire entre les deux tours dans le respect des différences, il va de soi que l’écologie doit avoir toute sa place, plus que jamais transversale, souci encore mal compris par tous, dans les réflexions des futures majorités politiques locales, et dans les mesures menées par le prochain gouvernement français. À savoir, une écologie dont la motivation sera d’assurer la justice. Une écologie qui ne doit pas être perçue comme l’apanage d’un parti, qui ne doit pas être perçue comme une sorte de doctrine punitive, des riches urbains contre les pauvres ruraux, des élites contre les classes modestes. Mais comme une politique concertée, responsable, à même de concilier, assurer et promouvoir le développement et le bien-être social sans nuire au dynamisme économique des territoires, dont la transition écologique est une nécessité. Une politique de réflexion proprement territoriale, qui ne sera pas uniformément idéologique, qui n’opposera pas les territoires les uns aux autres. Une politique qui sensibilisera, et même concernera l’ensemble des populations. Une politique qui associera à ses réflexions non seulement les problématiques environnementales, sociales et économiques, mais aussi culturelles, éducatives, entre autres. Une politique qui ne sera plus réduite à une promotion politique, mais qui incitera un mode de vie, une évolution des conceptions, sans archaïsme ni sectarisme.

C’est dans ce sens que le Conseil régional des jeunes promeut des projets dont le fil rouge est l’association des populations de tous les territoires à ces réflexions et ces transitions mentales sur la problématique du développement durable. Nous, élus de ce Conseil, sommes conscients que la génération des jeunes de 2012, qui vivra pleinement le mandat présidentiel à venir et verra sa vie influencée par celui-ci, et au-delà de tous intérêts partisans, se doit de donner l’exemple. Il en va de l’avenir de la planète, nous le savons, mais également ni plus ni moins que du quotidien des populations, de leurs activités et de leur cadre de vie.

*Depuis le départ de Cyril Cognéras pour le mouvement des Alternatifs, EELV est absent du conseil municipal de Limoges, comme du conseil général de la Haute-Vienne.







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