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> Les jeunes parlent aux jeunes… de patrimoine

14112012

> Les jeunes parlent aux jeunes... de patrimoine dans Aménagement du territoire blim

logo-mh-300x198 dans CultureLe Conseil régional des jeunes du Limousin donne l’opportunité aux jeunes limousins de valoriser le patrimoine régional à travers un concours de création artistique. Autrement dit, la réalisation d’une plaquette touristique à travers laquelle il s’agira de mettre en évidence les richesses matérielles ou immatérielles des trois départements. Un bon moyen de sensibiliser les jeunes à cette question centrale, quand on sait combien la valeur du patrimoine, en ce qu’il recouvre de très larges acceptions, et permet de comprendre d’où l’on vient et où on vit, est un impératif à saisir. Et d’autant plus quand les jeunes cherchent à parler aux jeunes !

Ce concours est-il un énième exemple d’ « animation loisir » à destination des jeunes ? Certainement pas. Inciter à la valorisation de sa région, c’est promouvoir une nouvelle approche du cadre de vie, et sensibiliser à ses spécificités et la nécessité de le regarder avec un œil nouveau, plus conscient, plus réfléchi. Une initiative d’autant plus pertinente qu’elle est fruit des réflexions de mes collègues jeunes élus du Conseil régional des jeunes, qui ont sans doute assez bien saisi l’enjeu, et qu’elle est à destination des jeunes.

Trop souvent, on remarque combien les moyens mis en place par les générations plus âgées, quand ils existent, pour proposer une approche du patrimoine aux jeunes générations, peinent à intéresser ces mêmes jeunes, en dépit de plusieurs initiatives très pertinentes. Celles-ci sont confidentielles ou plus connues, incarnées par les animations annuelles du service pédagogique de Limoges Ville d’art et d’histoire, les projets de la Fondation du Patrimoine, ou le dynamisme de la filière universitaire de Valorisation du patrimoine – développement territorial. La pédagogie nécessaire, l’implication de l’acteur politique, la continuité de cette approche tout au long de la vie, à l’école peut-être, mais plus largement au quotidien, ne sont pas forcément au rendez-vous. Par manque de temps mais aussi parfois par manque de conscience même de cette valeur par les générations actives. Ce concours est à toute petite échelle (mais c’est non moins primordial!) un moyen d’œuvrer à la prise de conscience !

jm-mon-limousin dans InternetCar le patrimoine, c’est loin d’être uniquement le patrimoine bâti monumental ou emblématique, celui des églises, des châteaux ou de la porcelaine. Le patrimoine, c’est un bien commun, un héritage commun, que chacun se doit se s’approprier pour mieux le défendre, mieux le faire vivre en le faisant découvrir et en le reliant à nos références actuelles et quotidiennes. Arbres, sites industriels, plaques de signalisation Michelin, récits, savoirs, musique traditionnelle, langue occitane et art « ordinaire » sont du patrimoine. A nous de le comprendre, sans chauvinisme ni repli identitaire. Car s’il est de notre devoir de protéger le « patrimoine hérité » en ce qu’il est repère, utile à la compréhension du monde, le patrimoine, c’est également et presque par définition, une réinvention permanente, un concept vivant, mouvant. Comme chacun. « Vivant », « mouvant » : des qualificatifs à garantir par la sensibilisation auprès du public.

Concours « J’♥ mon Limousin », jusqu’au 18 décembre 2012 : formulaire de participation et règlement disponibles sur Belim.fr




> La Grande Battle : pour Limoges… et l’ouverture d’esprit !

13112012

> La Grande Battle : pour Limoges... et l'ouverture d'esprit ! dans Culture bculture

grandebattle dans DécouverteCe soir, les quatre jeunes limougeauds de Players Go Places défendront leur réinterprétation de la Valse des fleurs de Tchaïkovski, baptisée Jealousy, dans la toute nouvelle émission de France 2 « La Grande Battle » et y chercheront les votes des téléspectateurs. Les principes du programme : revisiter des morceaux du répertoire musical dit « classique », avec une instrumentation et une approche contemporaines. Et espérons-le, proposer une nouvelle approche moins sectaire et uniforme de la musique, et favoriser l’ouverture d’esprit.

Un concept télévisuel que certains jugeront facile, et que les puristes réprouveront peut-être. Et l’émission sera peut-être une grande fête avant d’être un plaidoyer pour l’ouverture d’esprit. Peu importe. La musique n’est-elle pas faite pour être vécue ? C’est certes à partir de codes, de références communes qu’un style musical construit et perpétue son identité. Mais le figer, le cloisonner, n’a aucun sens, peu d’intérêt. D’ailleurs, ce terme de « musiques actuelles » n’est-il pas un peu réducteur, si on réfléchit un instant ? Une musique actuelle, indépendamment de son style et de ses références, n’est-ce pas avant tout une musique que l’on fait vivre, soit en l’appréciant et l’écoutant, soit, encore mieux, en l’interprétant, et donc par extension, en l’actualisant de nos motivations musicales ? Toutes les musiques n’ont-elles pas été en un sens, un jour, des musiques actuelles ? La réputation que l’on colle à certains styles musicaux, avec son cortège de préjugés, n’est-elle pas nuisible, et ne va-t-elle pas à l’encontre même du concept d’ouverture culturelle ?

players-go-places-300x150 dans InsoliteConnus à l’échelle régionale pour être issus d’anciens groupes dynamiques et pour avoir été programmé dans plusieurs salles dont La Fourmi, les musiciens de Players Go Places, repérés par Les Inrockuptibles, ont récemment été auditionnés à Tulle dans le cadre des sélections régionales des Inouïs du Printemps de Bourges, tremplin pour le célèbre festival berrichon. On leur souhaite quoi qu’il en soit bonne chance pour leur prestation télévisée de ce soir !




> Enfin en finir avec le cumul des mandats !

9112012

> Enfin en finir avec le cumul des mandats ! dans Gouvernement B-Gvt-300x33

Révolu, le temps où Louis Longequeue cumulait les postes de maire de Limoges, sénateur de Haute-Vienne et président du Conseil régional ? Oui ! Quoique… 5 des 6 députés limousins, tous socialistes, sont également maires, et quatre d’entre-eux sont de surcroît à la tête d’une intercommunalité. Et ne semblent pas pressés d’éclaircir leur CV, quitte pour certains à aller à l’encontre des règles du PS, et demain, peut-être, du projet de loi qui émanera des préconisations – encourageantes mais pas assez ambitieuses – de la commission Jospin ?

cumul-des-mandats-le-monde dans HollandeAlors, oui, il faut écouter tous les avis. Mais le moment est venu de trancher et de respecter la parole donnée, promesse de campagne de François Hollande. Loin de toute chasse aux sorcières – la tentation du « tous pourris » n’est hélas jamais loin, et nuit au débat sain –, de toute démagogie, le non-cumul des mandats doit s’appliquer, car il est un élément fondamental de la moralisation de la vie publique en France. Et se doit de prouver en quoi il ne nuit pas à l’efficacité du travail des élus, mais au contraire assure transparence, proximité et vitalité du personnel politique.

Avant toute chose, je demeure sceptique quant aux arguments de certains pourfendeurs du cumul, qui estiment que cumuler des mandats nuit à l’efficacité du responsable politique et le coupe des débats nationaux (des études ont pu démentir cette hypothèse, voire prouver le contraire). Autant que je l’étais d’imposer un âge limite aux candidatures, idée abandonnée, à l’instar du non-cumul dans le temps (et ça, c’est plus dommageable). Je suis en revanche bien plus convaincu de la nécessité de déverrouiller les postes politiques afin de les ouvrir davantage : mixité sociale, parité, diversité et peut-être surtout âge et ouverture à la société civile. Autant d’enjeux majeurs pour revivifier une classe politique qui se doit de ressembler aux populations qu’elle administre. Sans parler des questions de rémunération, sensibles car facilement instrumentalisées par les « bouffeurs d’élus », même si l’exemplarité, fut-elle symbolique, doit là aussi s’imposer.

Et non, un parlementaire qui n’est pas dans le même temps un élu local – puisqu’officiellement, rappelons que le député comme le sénateur, s’ils sont élus dans une circonscription, sont avant tout des élus de la nation qui siègent dans les chambres de la République – ne passe pas à côté des « vrais » sujets, il ne manque pas les vrais enjeux, il n’est pas déconnecté du terrain. Le temps dégagé par le mandat unique, la présence de collaborateurs et de conseillers, l’ancrage territorial « sentimental » et personnel, la possibilité de garder un siège de conseiller municipal, général ou régional, sont autant d’éléments qui étayent cette idée. Et qui de fait, devraient convaincre.

Et au final, rappelons que les deux tiers des Français réclament, au nom de la clarté et du lien distendu entre les gouvernants et eux-mêmes, d’en finir avec cette pratique. N’est-ce pas un argument d’autorité, quand on sait de qui les responsables tiennent leur mandat ? Exigeons un peu de courage et de cohérence à nos parlementaires, nous ne saurions que faire d’une pagaille supplémentaire.

Voir aussi : aidons les députés et sénateurs PS (s’il n’y avait qu’eux…) à ne plus cumuler les mandats – carte interactive de Rue89.







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