> LGV : qui entend Madame Chirac ?

13 10 2012

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Apparemment confiante quant à la réalisation de la LGV Limoges-Poitiers, pour autant compromise par la situation économique, Bernadette Chirac a-t-elle un plan secret ? Compte-t-elle encore sur son aura ? Sur ses bonnes relations avec le nouveau président ? Pas sûr que son intervention annoncée ne fasse avancer les choses…

bernadette-chirac-claeys-rodet-209x300 dans Aménagement du territoireEn déplacement dans la Vienne dans le cadre de ses activités de présidente de la Fondation des hôpitaux de France, Bernadette Chirac a de nouveau affirmé au quotidien La Nouvelle République son soutien à la réalisation de la LGV Poitiers-Limoges. Elle va écrire au président de la République. Un soutien de poids, davantage par le symbole de l’histoire, que par la pertinence des arguments, tant l’ancienne première dame semble en décalage avec les considérations actuelles du gouvernement. Mais au final, un engagement qui pourrait ne pas avoir tant d’impact que cela. Prévoyant son « étonnement » dans le cas d’un abandon du projet, Bernadette Chirac compte-t-elle sur le copinage, la solidarité limousine, pour enfin donner à la région « sa » ligne, trente ans après le lancement des premières discussions en la matière ?

Associé par nombre de ses détracteurs comme un déraisonnable dépensier, François Hollande va pour autant incarner la rigueur, d’une manière ou d’une autre, quand son prédécesseur à l’Elysée, plus enclin, c’est presque logique, à revendiquer l’austérité, par ailleurs réputé proche de Mme Chirac, pouvait il y a seulement un an encore se permettre de promouvoir et promettre le même TGV dans son discours d’Aubusson. La « faute » de cet apparent paradoxe à la triple sanctuarisation des budgets de la sécurité, de la justice et de l’éducation, promesses symboliques et capitales de campagne. Ces dernières imposent nécessairement des restrictions parfois drastiques là à la culture, ici aux transports, les ministres en charge de ces domaines l’ont récemment réaffirmé, non sans difficulté. Sans parler de l’argument plus facilement avouable de la pertinence socio-économique, ou quand le terme de « social » vient légitimer le polémique vocable « économique ». Là-dessus, il faut bien le dire, il y aurait sans doute beaucoup à dire, mais là n’est pas le but de mon propos, la commission en charge d’évaluer la cohérence territoriale de la ligne s’en chargera bien assez vite.

A l’heure où jamais de sa tortueuse histoire, le projet n’a paru tant remis en question, l’intervention de l’épouse de l’ancien chef de l’État, que l’on a dès 2006 présentée comme grand défenseur du barreau Limoges-Poitiers, raisonne un peu dans le vide. La voix de l’épouse d’un ancien président, en toute fin de carrière d’élue locale, a-t-elle encore une portée ? En ces temps de difficultés financières, que pèse l’entente cordiale entre les Chirac et l’ancien maire de Tulle, nouée à travers les rencontres à Bity et les séances du Conseil général ? On ne le saura que lors de la révélation des priorités du gouvernement en matière d’aménagement. Comprend qui veut. Car si Bernadette Chirac en appelle aux promesses de François Hollande, elle est certainement consciente que ce dernier n’a plus ni la liberté de ton, ni la capacité morale de l’engagement du président du Conseil général de la Corrèze…

Photo : Des clivages politiques transcendés dans le soutien à la LGV (Bernadette Chirac associée aux maires de Limoges, Alain Rodet, et de Poitiers, Alain Claeys, socialistes favorables à la ligne).


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2 réponses à “> LGV : qui entend Madame Chirac ?”

  1. 16 10 2012
  2. 12 11 2012
    Lucas (11:15:47) :

    Je vois bien. Cf. article ci-après.

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