> L’image de Limoges ? On y travaille !

1 07 2012

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Mairie-site-Limoges-300x115 dans Aménagement du territoireA l’heure de la réouverture du musée Adrien-Dubouché, les travaux du conseil municipal évoquent aussi une certaine envie de moderniser l’image de la ville. Tant mieux !

Lundi soir, en la salle du conseil de l’hôtel de ville de Limoges, se réunissait le conseil municipal. La riche actualité politique a largement inspiré les commentaires des traditionnels « animateurs » de séance, comme Philippe Reilhac (PS) à gauche, et Camille Geutier (UMP) à droite (le « vous regretterez le temps béni de la droite ! » a évidemment déclenché de grands éclats de rire…). L’élection d’un nouveau président de la République et d’une députée, Catherine Beaubatie, déjà élue limougeaude, et les visites successives à Limoges de plusieurs ministres en l’espace de quelques jours, suffisaient ainsi à assurer le minimum de spectacle.

De gesticulations et d’apostrophes, il en a donc été parfois question, mais les élus avaient aussi (surtout !) plusieurs dizaines de dossiers à discuter et/ou voter, souvent d’importance capitale. Si l’on a parlé des difficultés consécutives aux modifications de carte scolaire, si Cyril Cognéras (Alternatifs) et Nadine Rivet (MoDem) se sont pour une fois retrouvés sur le sujet effectivement problématique de la subvention à une église évangélique, alors que la question de la laïcité a déjà échauffé la salle d’assemblée de l’hôtel de région, si l’on a acté la démolition et la reconstruction du foyer des Coutures, si l’on a parlé de comptes municipaux, de marché dominical de Landouge et de culture occitane, on a aussi évoqué des sujets assez pratiques, qui touchent directement à l’image de Limoges, et dont l’aboutissement est particulièrement attendu.

En effet, la réaffectation et le réaménagement du site de l’ancienne caserne Marceau et de l’entrée de ville des Casseaux, puisque c’est de ça dont il s’agit, posent de grands enjeux. En terme d’image donc, puisqu’ils sont directement visibles aujourd’hui en venant de l’A20 et demain, peut-être, en venant de TGV, mais aussi, et en partie par extension, des enjeux en terme de dynamisation socio-économique et de cohérence urbanistique de la ville. Non contents de garantir une modernisation souhaitée et qu’il faut optimale, les travaux sur ces deux espaces doivent permettre de revivifier des quartiers stratégiques mais sous-utilisés, délaissés ou mal organisés.

La classification en ZAC du secteur Marceau pourrait profiter au réaménagement du quartier
Presque logiquement, ces épineux sujets sont des points de discorde parmi d’autres entre majorité et opposition, sur la forme comme sur le fond. En rendant compte de leurs observations et de leurs aspirations sur l’avenir de la caserne Marceau, Daniel Clérembaux (NPA), à partir du questionnaire envoyé aux riverains et des aspirations sociales qui en découlaient, et Camille Geutier, rappelant le projet à vocation économique, ambitieux mais controversé que le groupe d’opposition a présenté, rendaient compte – certes bien différemment – de leur impatience à voir la majorité du conseil proposer un véritable débat. Comprendre un débat qui puisse associer tous les élus et la population. Le leader de la droite au conseil regrettant que la majorité socialiste se contente de suivre les recommandations du cabinet Sémaphore. Le député-maire Alain Rodet a souligné que l’heure de l’échange viendrait, et qu’une éventuelle classification du secteur en ZAC (ndlr : Zone d’Aménagement Concerté, quelle autre meilleure appellation pour un espace voué au débat public ?) le rendrait d’autant plus nécessaire. En effet, une ZAC pose des enjeux d’aménagements et de structures, mais aussi de voirie. Une compétence de la communauté d’agglomération.

En attendant une nouvelle ambition en matière de transports publics…
Cette requête de clarification s’est une nouvelle fois vue formulée autour des perspectives de l’entrée de ville des Casseaux, véritable verrue de l’est de la ville, peu pratique, nouveau centre d’intérêt de la ville après la Bastide, et dont la reconfiguration s’est pour le moment limitée à l’arrivée de McDonalds dans une aile de l’ancienne usine Royal Limoges. Daniel Clérembaux a regretté qu’une meilleure information des conseillers ne soit pas effectuée, et Philippe Pauliat-Defaye (NC) de s’interroger sur la délégation de la maîtrise d’ouvrage à l’agglomération alors qu’il s’agit d’une entrée de ville. Ce à quoi Alain Rodet a rétorqué qu’une véritable procédure transversale de consultation et de concertation avait été menée il y a deux ans, et que l’enquête publique à la fin de l’année 2012 devrait recontextualiser les enjeux et réaffirmer l’actualité et l’urgence du projet. Si des documents ont en effet été communiqués en 2010, et que l’information du grand public sur ce site a, au moins à ce moment-là, été réalisée et incitée, la médiatisation a été moins importante ces derniers mois, contribuant peut-être au flou et à l’oubli par les limougeauds des impératifs formulés. Il est par ailleurs à regretter qu’une profonde réflexion sur la place des transports en commun le long de l’axe fluvial de la Vienne n’ait pas été menée, même si on peut raisonnablement penser que le résultat sera forcément plus appréciable que la situation actuelle.

Quoi qu’il en soit, et quelles que soient l’échéance et le résultat des réalisations, ces questions influenceront sans nul doute les programmes en vue des élections municipales de 2014. Une échéance qui s’annonce passionnante.

panneau-Limoges-2000-ans-dhistoire-300x117 dans GouvernementDe nouveaux panneaux sur l’A20
Sujet moins polémique et moins complexe, sans pour autant être simplement cosmétique, celui de la signalisation touristique de la ville a été abordé. Les fameux panneaux marronnasses qui annoncent depuis de nombreuses années quelques-uns des symboles de notre ville (2000 ans d’histoire, arts du feu, etc.) vont, résultats d’un accord trouvé entre l’Etat qui gère l’A20 et la mairie, par-delà la complexe réglementation, enfin être changés, et avec eux montrer (au) mieux, on l’espère, les atouts de Limoges. En espérant qu’ils arrêtent les touristes !

Quant à moi, c’est pour la première fois que je me rendais à la séance publique (sachez-le !) du conseil municipal, qui ne s’était plus réuni depuis février dernier. Et je m’engage à m’y rendre le plus souvent possible, tant, en dépit de discussions parfois un peu lassantes et de sujets peu attractifs, il s’agit de la manifestation la plus évidente et parmi les plus concrètes de l’exercice de la démocratie locale. Celle dont les acteurs, directement élus par les citoyens, parlent école, culture, aménagement, sport, comptes publics, où se trament, se font et se défont les ententes politiques qui déterminent les modes de gestion de la cité, et où colères et différends peuvent parfois devenir caricaturaux. Mais où, envers et contre tout, tant bien que mal, au final, se dessine et s’organise continuellement notre cadre de vie. S’intéresser à la vie de la cité, c’est déjà y participer. Se sentir concerné, s’efforcer de s’informer, c’est le premier et le plus important des engagements citoyens.


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Une réponse à “> L’image de Limoges ? On y travaille !”

  1. 1 07 2012
    LAMIREAU Thierry (21:48:56) :

    « L’image de LIMOGES »

    Et la radioactivité dans les lieux publics encore ignorés…on y travaille ?
    Et les poudres de colorants (jaune, rouge) à base d’uranium « appauvri » dans les émaux…on y travaille ?…poudres pourtant interdites et pourtant encore utilisées en douce par les créateurs d’émaux !
    Amitiés,
    Thierry LAMIREAU

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