> La LGV à l’épreuve du président Hollande

14 05 2012

> La LGV à l'épreuve du président Hollande dans Actualité locale bamnagement

Ries-Hollande dans Aménagement du territoireFrançois Hollande n’est pas encore officiellement président de la République. Et vient à peine de quitter ses fonctions de président de Conseil général. Et déjà, à l’heure où l’on parle davantage de dette, de politique internationale et d’Angela Merkel, les acteurs des dossiers à même de concerner sa région d’adoption s’évertuent à consulter ses positions et profiter de cet ancrage. Il va sans dire que l’arrivée à l’Élysée d’un élu limousin sert les convoitises.

Le projet de LGV Poitiers-Limoges, qui allie intérêts et pouvoirs nationaux (le cadre du Schéma national d’infrastructures de transport (SNIT), le maître d’ouvrage et le co-financeur qu’est l’État) et locaux (la sollicitation des collectivités et des associatifs dans les études et le bouclage du budget), est l’incarnation de cette effervescence de circonstance. La lettre envoyée entre les deux tours par François Hollande aux associations opposées à la réalisation de la ligne relance encore une fois les espoirs de cette partie… autant qu’elle conforte ses principaux soutiens, comme Jean-Paul Denanot, qui faute d’être favori pour faire son entrée au gouvernement, a réitéré son soutien le plus entier au nouveau chef de l’État, notamment par sa prestation musicale à Tulle, dimanche dernier…

Une situation paradoxale déjà rencontrée il y a deux ans, avec la publication d’un sondage commandé par RFF à l’Ifop. Ledit document affirmant que 80 % des interrogés approuvaient le projet, quand 71 le trouvaient peu utile… servant de cette manière à étayer les arguments et renforcer les positions des « pro », comme des « anti »… et contribuant à complexifier la visibilité des positionnements !

Dans son courrier, François Hollande, attaché au désenclavement et à la dynamisation des territoires, qui soutenait avant le premier tour qu’ « il y [aurait] un audit des nouveaux projets de lignes à grande vitesse » et un ministère de l’Égalité territoriale, reconnaissait la lente déliquescence du réseau ferroviaire et affirmait son souhait de concilier l’amélioration des lignes et dessertes existantes avec l’ « [identification] des projets de nouvelles infrastructures qui devront être engagés dans les prochaines années ». Avant de conclure non sans être évasif : « le projet de LGV Poitiers/Limoges fera l’objet d’un examen attentif ». Pour les acteurs favorables, donc, cela confirme un engagement. Pour les associatifs, c’est l’élargissement de la brèche et une nouvelle atteinte bienvenue à la crédibilité de la ligne.

Rencontré dans le cadre d’un travail universitaire sur l’arrivée de la grande vitesse en Limousin, Yvan Tricart, figure emblématique des opposants au projet Limoges-Poitiers et militant écologiste du Palais-sur-Vienne, avait fait part de son relatif optimisme consécutif à une entrevue avec Roland Ries. Le maire de Strasbourg, en charge des transports dans l’équipe de celui qui n’était encore que candidat à la présidence, affirmait qu’en cas d’élection du socialiste, les quatre projets en cours (Nîmes-Montpellier, extrémité de la LGV Est, Le Mans-Rennes et Rhin-Rhône) seraient achevés. Mais que les tronçons promis à plus long terme seraient un à un réévalués en fonction des finances de l’État, et de leur pertinence socio-économique… dont doutent les opposants associatifs comme élus (notamment Ségolène Royal). De quoi relancer les débats autour d’un sujet dont le citoyen lambda peinera à démêler le vrai du faux, tant vérités et contre-vérités semblent se suivre et se superposer…

L’existence de ladite lettre y contribue. Bien que son étude soit capitale pour l’avenir des territoires et de leurs populations, la question de la grande vitesse ne sera sans doute pas à l’ordre du jour avant plusieurs semaines, mais en attendant, la lutte continue (d’autant plus), et pas qu’ici. D’un côté, comme de l’autre. Le TGV Chirac deviendra-t-il le TGV Hollande ?

Photo : Roland Ries, probable futur ministre des Transports, et François Hollande.


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2 réponses à “> La LGV à l’épreuve du président Hollande”

  1. 21 05 2012
    PAULY (10:00:26) :

    Et la ligne POLLT dans tout çà ! les gens qui résident à LA SOUTERRAINE vont prendre le train à LIMOGES par tous les temps ! est-ce que les élus limougeauds y ont pensé quand ils ont décidé la LGV LIMOGES-POITIERS, non, même pas, nous d’abord, la Creuse (qu’ils se débrouillent) pas très sympa pour nous ! Mr HOLLANDE a dit maintenant qu’il est Président qu’il verrait les problèmes ferroviaires les uns après les autres, et je pense que la ligne POLLT sera modernisée et équipée de bons trains AGV parce que les TET (personne n’en veut ce sont des vieux trains) et également que nous aurons des allers-retours réguliers tous les jours de préférence ! Parce que, quoi qu’on en dise la Creuse fait encore partie intégrante de la Région Limousin que je sache !

  2. 22 05 2012
    Lucas (10:17:43) :

    Comme je le disais, je ne suis pas sûr que cette question fasse partie des priorités de ces prochains mois… mais il va très certainement devoir se positionner (et il a dit qu’il étudierait la question, apparemment) sachant que l’enquête publique doit être lancée dans les prochains mois !

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