> Le 2 juin, circulez autrement en Limousin !

29052012

> Le 2 juin, circulez autrement en Limousin ! dans Actualité locale binitiativelocale

Ter-Jadh%C3%A8re-222x300 dans Aménagement du territoireCe week-end, la météo en Limousin s’annonce bien favorable. Alors, pourquoi ne pas en profiter pour sortir en balade, (re)découvrir les merveilles de notre région ? Pour cela, alliez l’utile à l’agréable, et participez à une démarche de développement durable en profitant de l’opération TER J’adhère, organisée par le Conseil régional des jeunes du Limousin (dont je suis) avec le soutien et la participation du Conseil régional et de la SNCF. Ce samedi 2 juin, tout aller-retour en TER sur le territoire régional* est à 2 euros seulement ! Les réservations peuvent s’effectuer jusqu’au jour même de l’opération. 120 destinations possibles au total !

Cette opération de promotion n’aurait pas beaucoup de sens sans un volet participatif et « humain ». Ainsi, des jeunes élus du Conseil régional des jeunes seront présents toute la journée de samedi dans les gares haut-viennoises de Limoges, Bellac et Saint-Yrieix-la-Perche. Ce sera l’occasion d’échanger sur les opportunités de déplacement en région, recueillir vos observations et vos attentes en matière de transport et de vous convaincre des avantages du train sur les plans économique, écologique et de sécurité. D’une certaine manière, l’intérêt est également d’envoyer un signal aux autorités organisatrices, à même de souligner l’importance du transport ferroviaire dans le développement et la dynamisation des territoires.

La même opération sera renouvelée le 23 juin au départ des gares corréziennes, et le 30 juin en Creuse. Pour de plus amples renseignements, vous pouvez consulter les sites suivants :
- Le blog du CRJ
- Le site TER Limousin
- Le site Belim (le site de la Région à destination des jeunes du Limousin)

Par ailleurs, ce samedi 2 juin correspond aussi à la fête du vélo. Organisée par l’association Véli Vélo, qui s’engage à promouvoir le vélo urbain à Limoges (il y a encore fort à faire!), elle permettra à tous ceux qui pensent que l’on peut circuler autrement en ville, de façon plus écologique (et moins bruyante!), d’exprimer leurs revendications à travers des animations, des stands et des déambulations. Pour de plus amples informations, voici le site de l’association.

Ceci n’est pas un encart publicitaire, mais bien la preuve d’un engagement citoyen, et de réflexions de fond. Pour que des opérations ponctuelles contribuent à influencer nos mentalités, sinon nos actes !

Bon week-end durable d’avance !

* dans les limites administratives de la région.




> Bref, j’suis allé à Limoges !

26052012

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Pourquoi la vidéo « Bref, j’suis allé à Limoges », est-elle un succès ? Tout d’abord, parce qu’elle est brillamment conçue et interprétée, trois crans au-dessus des dizaines de parodies amateur que l’on trouve facilement sur le net. Ensuite, parce qu’elle s’inspire d’une série TV, Bref, qui fait elle-même un carton d’audience sur Canal + depuis l’été dernier, jusqu’à en rentrer dans le langage quotidien et la culture contemporaine. Mais aussi parce que réalisée par un Limougeaud pour des Limougeauds (mais pas que !), elle multiplie les clins d’œil accessibles aux autochtones, surfe donc sur des clichés relevés et interprétés de façon juste et drôle, jamais trop caustique pour en devenir de mauvais goût. Le tout, en restant accessible au « non-local ». Le buzz – 250 000 vues en tout juste deux semaines ! – est donc à la hauteur de la qualité du clip, interprété par Ryan Lafarge, qui nous avait déjà offert la fameuse Valse des madeleines Bijou (voir ci-dessous), et écrit et réalisé par Julien Pestel, co-artisan de La Méthode Américaine ou de OSS 187, Limoges ne répond plus et occasionnellement visible dans Very Bad Blagues. Des talents au service de la renommée limougeaude, rien que ça !

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> La présidentielle a inspiré les publicitaires !

18052012

> La présidentielle a inspiré les publicitaires ! dans Hollande bmedias

Une fois les élections législatives passées (et quel qu’en soit le résultat), les travaux de la mandature seront lancés, et avec eux, la page de renouvellement politique de 2012 sera fermée. De fait, la campagne électorale et ses symboles entreront dans l’histoire politique de la République. Ces moments extrêmement théâtralisés laissent pléthore d’occasions de commenter les affres de notre société. A ce titre, vous l’avez sans doute remarqué, les publicitaires s’en sont donnés à cœur joie, les publicités faisant de nombreuses allusions aux acteurs du scrutin, et reprenant de près ou de loin des bouts de slogans électoraux (ça avait déjà été le cas en 2008 après l’élection de Barack Obama, mais également avant et après la campagne de 2007, ou la présidence de Nicolas Sarkozy avec son épouse Carla Bruni). Retour en son et image sur certains spécimens (liste non-exhaustive).

Diaporama de publicités également disponible à tous sur la page Facebook du blog.

Leerdammer
Le goût du changement avec un fromage des Pays-Bas : l’allusion paraît évidente. Nombre d’internautes ont également raillé la chute du clip, parallèle à l’inconnue supposée du cap d’un nouveau gouvernement de gauche.
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Sixt3-300x169 dans InsoliteSixt (ci-contre)
La société de location met dos à dos les deux finalistes, après les avoir chacun apostrophé par un slogan à double sens.

Fédération des aveugles et handicapés visuels de France
Dans la mouvance des affiches sur le sida ou de l’ancienne campagne de RTL (Vivrensemble, avec les couples Villepin-Sarkozy et Royal-Hollande). DSK, Daniel Cohn-Bendit, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, Cécile Duflot, Martine Aubry, Carla Bruni, François Hollande et Dominique de Villepin sont mis en scène.

Skoda
Skoda joue sur l’éternel mais efficace discours de défiance du politique.

Nouvelles frontières
Pas une attitude très citoyenne. Ah, si, il y a un lien pour connaître les modalités du vote par procuration !

Le slip français
Ici, même la chorégraphie du slogan officiel de François Hollande est réemployée ! Les affiches des principaux candidats ont également été détournées. Un bon coup de buzz pour cette modeste entreprise qui s’attache à produire en France. Tiens tiens !
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Aides
Petite provocation pour la lutte contre le Sida. Ca peut déranger, mais quand il s’agit d’interpeller les candidats sur un sujet important…

Spontex
Un détournement parmi tant d’autres de l’affiche de Nicolas Sarkozy, et sans doute un des plus indulgents !

Ikea
La simplicité du slogan de François Hollande a visiblement inspiré.

Ford-Fiesta2-247x300 dans InternetFord Fiesta (cf. ci-contre)
Ressemblances plus que troublantes de ces deux candidats fictifs avec MM Hollande et Sarkozy. La publication de cette campagne après les résultats a fait mouche.

Triumph
Publicité décriée (cela peut se comprendre), comme bien souvent quand le corps est bradé à des fins commerciales… et d’autant plus quand la chose publique y est associée !

Sensee
Claire allusion à la fameuse anaphore de François Hollande. L’entreprise a publié une série de publicités concernant les deux candidats du second tour jouant sur le double sens.

Recylum
De là à penser que les candidats étaient bon au recyclage…

Wijet
Le vol Brive-Paris le soir du 6 mai a laissé des traces !

Mutualité française
Récidive, après 2007, où la Mutualité française avait aligné des photos et les scores finaux des deux finalistes, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, avant de leur opposer son « audience ».




> Nous sommes tous des Creusois !

16052012

> Nous sommes tous des Creusois ! dans Actualité locale blim

Labouseoulavie2-300x201 dans CreuseNon, ce n’est pas faire preuve de chauvinisme acharné ou exprimer une fierté artificielle, que de s’offusquer de l’article traitant de la Creuse, de Guéret, et de la jeunesse qui tenterait d’y subsister, paru il y a quelques jours dans le magazine Technikart. Sujet pontentiellement intéressant mais traitement plus que douteux. D’autres ont relevé le défi du reportage en terre inconnue avec bien plus de succès, et ce ne sont pas forcément les plus provinciaux. De Ryan Lafarge (cf. article très bientôt) à Claude Miller, en passant par Michel Houellebecq et Nathalie Baye, on a pu prouver que la vie, sinon l’intérêt, était possible en Limousin, pays des tournages de cinéma, des centres d’art contemporain, des pôles de compétitivité, du webdesign, des présidents et de la céramique industrielle, et on s’étonne encore qu’en 2012, de telles conceptions, sans doute encore largement répandues dans les couloirs de métro et les open-spaces parisiens, puissent encore paraître dans une presse dite de qualité.

Ces gens-là, sous couvert d’amuser et d’offrir une enquête intelligente dans son traitement, foncent droit dans tous les poncifs du parisianisme. Désoeuvrés, consanguins, arriérés, has-been : les « bouseux » les plus heureux seraient-ils ceux qui ne s’en rendraient pas compte ?

Le ton désinvolte, faussement « djeun’s » et décontracté, contribue sans nul doute à véhiculer la condescendance. Opposer « branchés de la campagne » à ceux qui ne le seraient pas, ne parvient pas à supposer une quelconque concession de la part du journaliste. L’ambition recherchée, – on aura du mal à nous faire croire à la promotion d’un territoire –, n’est-ce pas la moquerie simple ?

Pourquoi n’avoir pas choisi de rendre compte avec justesse et justice des habitudes de la jeunesse rurale, des difficultés posées par l’enclavement d’une région, ou mieux, d’imaginer des solutions pour y remédier (quoi de mieux que de demander leur avis aux jeunes plutôt que de rire de leur survie apparente ?). Technikart n’est pas le premier journal à s’intéresser au Limousin, comme il n’est pas le premier à le moquer. Mais les exemples d’articles plus judicieux existent.

Interrogé par France Bleu Creuse sur la polémique, le rédacteur en chef de Technikart a reconnu que « l’anagonisme entre Paris et la province n’a jamais été aussi fort ». La faute à qui ? Il s’étonne que les Creusois s’indignent de propos tenus sur des réalités qu’ils ont eux-même formulées. Les Creusois sont bien en droit de formuler leur désespérance, s’ils la vivent. Mais en faire un article qui ne traite que de cela et semble presque s’en amuser, c’est loin d’être la même chose ! L’argument politique sur le clivage promu par le gouvernement sortant entre territoires et populations se défend, même si les réflexes partisans ont pu s’effacer quand il s’agissait d’impératifs de survie (le service de radiothérapie de Guéret défendu par la droite comme la gauche en est un exemple) mais ne vient pas forcément justifier une telle approche. Quant à l’argument de la non-compréhension du ton du magazine, n’est-il pas un aveu de faiblesse ? Soyons plus intelligents, nous mettrons ça sur le compte de la maladresse dans la quête d’un exotisme dont doivent furieusement manquer les élites de la capitale. Maladresse qui est évoquée par les responsables du magazine, d’ailleurs. Ce qui n’atténue pas la portée des propos.

Certains propos peuvent blesser. On peut s’amuser d’une situation, on peut tourner en dérision, avec talent et intelligence, et surtout cohérence, sans aller jusqu’à offrir un ramassis de clichés dans lequel l’ambition journalistique éventuellement louable et les points positifs et espoirs du territoire creusois se sont évaporés. Cet article n’est-il pas un révélateur du triste fossé qui semble exister entre les territoires, mais peut-être aussi (surtout?) de la vogue de certaines conceptions que les élites de la capitale ont de la province et de son développement ?

Ne nous trompons pas de combat. Quoi qu’il en soit, Technikart recevra un lien vers mon article, une manifestation de plus parmi les nombreux commentaires outrés laissés sur Facebook ou retransmis par la presse locale. En attendant un « manuel de survie contre les préjugés anti-provinciaux » ?

En prime, un petit florilège des « compliments » de Technikart :

- « Enterrée dans le Limousin, Guéret est une ville […] où [il y a] des ploucs, des viocs, des bovins en surnombre » (intro.)
- « la Creuse, ce centre névralgique de la diagonale du vide qui défigure l’Hexagone » (l. 1)
- « le tout couplé à une vie sociale un brin consanguine » (l.30)
- « deux rades se tirent la bourre pour le titre du bar le moins naze de Guéret » (l. 73)
- « les damnés, ceux qui n’ont d’autre choix que de moisir sur place ou de se tirer une balle » (l. 105)
- « des marques anachroniques comme Jules, Devred ou Brice ont la faveur, faute de choix, des autochtones mâles les mieux sapés » (l. 177)
- « Même à la cambrousse, conduire en état d’ivresse est interdit » (l. 189)

N.B : tentatives de rabibochages avec la mairie de Guéret et regrets en vue ?
Ce serait la moindre des choses. En espérant que Technikart saura trouver les bons mots et faire les bons gestes pour réparer en partie sa triste appréciation !

Photo : détournement de la photo et du titre de l’article de Technikart (groupe Facebook « Résitants creusois contre les bobos »), Lily La Fronde (tous droits réservés)

Ci-dessous, mon courriel au rédacteur en chef de Technikart.

Lire la suite… »




> La LGV à l’épreuve du président Hollande

14052012

> La LGV à l'épreuve du président Hollande dans Actualité locale bamnagement

Ries-Hollande dans Aménagement du territoireFrançois Hollande n’est pas encore officiellement président de la République. Et vient à peine de quitter ses fonctions de président de Conseil général. Et déjà, à l’heure où l’on parle davantage de dette, de politique internationale et d’Angela Merkel, les acteurs des dossiers à même de concerner sa région d’adoption s’évertuent à consulter ses positions et profiter de cet ancrage. Il va sans dire que l’arrivée à l’Élysée d’un élu limousin sert les convoitises.

Le projet de LGV Poitiers-Limoges, qui allie intérêts et pouvoirs nationaux (le cadre du Schéma national d’infrastructures de transport (SNIT), le maître d’ouvrage et le co-financeur qu’est l’État) et locaux (la sollicitation des collectivités et des associatifs dans les études et le bouclage du budget), est l’incarnation de cette effervescence de circonstance. La lettre envoyée entre les deux tours par François Hollande aux associations opposées à la réalisation de la ligne relance encore une fois les espoirs de cette partie… autant qu’elle conforte ses principaux soutiens, comme Jean-Paul Denanot, qui faute d’être favori pour faire son entrée au gouvernement, a réitéré son soutien le plus entier au nouveau chef de l’État, notamment par sa prestation musicale à Tulle, dimanche dernier…

Une situation paradoxale déjà rencontrée il y a deux ans, avec la publication d’un sondage commandé par RFF à l’Ifop. Ledit document affirmant que 80 % des interrogés approuvaient le projet, quand 71 le trouvaient peu utile… servant de cette manière à étayer les arguments et renforcer les positions des « pro », comme des « anti »… et contribuant à complexifier la visibilité des positionnements !

Dans son courrier, François Hollande, attaché au désenclavement et à la dynamisation des territoires, qui soutenait avant le premier tour qu’ « il y [aurait] un audit des nouveaux projets de lignes à grande vitesse » et un ministère de l’Égalité territoriale, reconnaissait la lente déliquescence du réseau ferroviaire et affirmait son souhait de concilier l’amélioration des lignes et dessertes existantes avec l’ « [identification] des projets de nouvelles infrastructures qui devront être engagés dans les prochaines années ». Avant de conclure non sans être évasif : « le projet de LGV Poitiers/Limoges fera l’objet d’un examen attentif ». Pour les acteurs favorables, donc, cela confirme un engagement. Pour les associatifs, c’est l’élargissement de la brèche et une nouvelle atteinte bienvenue à la crédibilité de la ligne.

Rencontré dans le cadre d’un travail universitaire sur l’arrivée de la grande vitesse en Limousin, Yvan Tricart, figure emblématique des opposants au projet Limoges-Poitiers et militant écologiste du Palais-sur-Vienne, avait fait part de son relatif optimisme consécutif à une entrevue avec Roland Ries. Le maire de Strasbourg, en charge des transports dans l’équipe de celui qui n’était encore que candidat à la présidence, affirmait qu’en cas d’élection du socialiste, les quatre projets en cours (Nîmes-Montpellier, extrémité de la LGV Est, Le Mans-Rennes et Rhin-Rhône) seraient achevés. Mais que les tronçons promis à plus long terme seraient un à un réévalués en fonction des finances de l’État, et de leur pertinence socio-économique… dont doutent les opposants associatifs comme élus (notamment Ségolène Royal). De quoi relancer les débats autour d’un sujet dont le citoyen lambda peinera à démêler le vrai du faux, tant vérités et contre-vérités semblent se suivre et se superposer…

L’existence de ladite lettre y contribue. Bien que son étude soit capitale pour l’avenir des territoires et de leurs populations, la question de la grande vitesse ne sera sans doute pas à l’ordre du jour avant plusieurs semaines, mais en attendant, la lutte continue (d’autant plus), et pas qu’ici. D’un côté, comme de l’autre. Le TGV Chirac deviendra-t-il le TGV Hollande ?

Photo : Roland Ries, probable futur ministre des Transports, et François Hollande.







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