> Temps confus…

20052011

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hollandeaubrystrausskahn.jpgQuelle densité d’informations bruyantes que dans ces six premiers mois de 2011. L’affaire DSK, dont je ne reparlerai pas dans les détails (les journaux télévisés se sont chargés bien avant moi de détailler les menus du prévenu à la prison de Rikers Island), est venue parachever un marathon médiatique enclenché par les révolutions arabes en janvier dernier, participant au bouleversement au moins partiel de nombre d’ »équilibres ».

Dans cette nébuleuse médiatique pour le moins mouvementée, une chose au moins paraît acquise : l’ancien favori des sondages pour 2012, et directeur général démissionnaire du FMI, ne prendra pas part à la course à l’Elysée l’an prochain. Ce n’est sans doute pas faire preuve d’inhumanité et de froideur que de se concentrer sur le sujet des primaires, certes franco-centré et en décalage vis-à-vis de tout ce que les médias ont brassé ces derniers jours. Car les dures (implacables pourrions nous-dire !) mais évidentes lois de la société globalisée et de l’information devraient logiquement faire, à terme (qu’il soit court ou plus long n’est plus lié qu’à la teneur de l’audience du 6 juin), que l’affaire DSK soit reléguée aux seconds titres de l’actualité. Comme l’ont été la mort de Ben Laden ou dans un registre tout autre, la catastrophe de Fukushima. Bref, je n’engage pas de réflexion introspective sur la nature des comportements humains.

La même implacabilité du temps qui passe nous impose déjà, de nouveau, les sondages quant aux intentions de vote pour tel ou tel candidat. Si tant est que l’on puisse accorder le plus haut crédit à ces études, ce que se gardent bien de faire – pour le moment – les socialistes nécessairement tiraillés entre Paris et New York, François Hollande semble avoir « profité » de l’affaire DSK. Les enquêtes sont unanimes, son score a très nettement et rapidement augmenté, quitte à mettre dans un embarras relatif les proches du député corrèzien, qui se défendent presque en jurant que leur candidat était déjà sur une pente ascendante depuis plusieurs semaines, écornant déjà la popularité d’un Dominique Strauss-Kahn, qui commençait selon certains à pâtir de boulets autrement moins extraordinaires que la tourmente morale et juridique dans laquelle il est empêtré. On se souvient encore de l’affaire dite de la Prosche, et aussi de son éloignement persistant de la France dans la volonté d’accomplir « jusqu’au bout » sa tâche prenante au FMI.

Par extension, et ce n’est pas porter atteinte au travail qu’est en train d’effectuer le PS que de le dire, il ne serait pas fou d’imaginer d’ici peu, l’émanation de critiques de plus en plus audibles de cette candidature Hollande. Une fois le délai de décence accordé à DSK, celles-ci proviendront de certains caciques socialistes qui pourraient, volontairement ou non, voir dans le contexte spécifique et le coup de massue qui a assomé le PS, une occasion de justifier et mieux faire passer leur appel à un soutien d’une candidature qui devrait être naturelle, celle de la légitimité, incarnée par le chef du parti, Martine Aubry. En d’autres termes, les appels lancés ça et là depuis quelques mois en faveur de la candidature de la première secrétaire, au risque de rendre obsolète le processus des primaires, ne peuvent-ils pas trouver dans le choc psychologique qu’est l’arrestation de DSK une occasion de percer et de s’imposer à tous ? Si les sondeurs semblent montrer le contraire, et si l’équipe Hollande s’est fort bien gardée, avec discrétion, d’exploiter ne serait-ce qu’indirectement la disparition de la menace DSK dans la course, il va sans dire que rien n’est joué, et que la tentation du vote « protecteur » et légitimiste pourrait donc éventuellement favoriser Martine Aubry… Si celle-ci montre rapidement davantage de détermination à incarner les espoirs d’un électorat doublement sonné par la perte de son favori et les résultats désastreux de la politique du gouvernement. Et si elle accepte d’endosser ce rôle, au risque, par défaut d’abnégation totale (ce qui ne serait rien lui reprocher, si son aveu d’absence d’envie est vrai), de désarçonner et/ou démobiliser, hélas, les électeurs. Ses toutes récentes déclarations semblent au contraire montrer qu’elle ne souhaite pas faire de figuration. En même temps, n’est-elle pas le leader officiel du premier parti de gauche français ?

Mais un autre problème paraît subsister : que répondre aux attaques visant un François Hollande incarnant davantage l’inexpérience et le passé, ayant été premier secrétaire du PS durant onze ans et ayant sans doute par maladresse laissé passer son historique chance en 2007 ? Je ne répondrai pas par la paraphrase de l’ancien maire de Tulle, citant David Cameron et Barack Obama, n’ayant jamais eu de poste ministériel avant leur accession au pouvoir. Mais je rappellerai que Jacques Chirac fut premier ministre 21 ans avant de devenir Chef de l’Etat, et que François Mitterrand était 34 ans avant le 10 mai 1981, ministre du gouvernement Ramadier.

Hollande ou Aubry (sans compter sur la stratégie de Ségolène Royal), quoi qu’il en soit, les temps sont confus, et nous n’avions sans doute pas besoin de cela. Mais le PS se doit de convaincre, et il le fera.

Photo : DSK, François Hollande et Martine Aubry, alors promouvant le « oui » au traité européen, en 2005




> Un nouveau blog…

11052011

J’aurai au moins réussi à tenir une de mes promesses. Le modeste projet que j’annonçais à demi-mots associant histoire et culture est lancé : il s’agit d’un blog proposant de très courts commentaires (et non de véritables critiques) sur différentes chansons francophones ou non (et à terme, des films je l’espère) du XXe siècle, ayant toutes comme point commun celui d’évoquer des évènements historiques aussi divers que la Guerre Froide, la Libération de Paris ou les attentats du 11 septembre.

Vous pouvez dès à présent y jeter un petit coup d’oeil, par curiosité (pour le moment, cinq chansons seulement, mais cela s’étoffera avec le temps). Merci à vous !

Voici le lien : [ici]




> Nicolas Sarkozy en visite à Oradour le 10 juin ?

9052011

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C’est une information révélée par Le Populaire du Centre, qui doit encore être confirmée. Après la visite de François Fillon, il y a deux ans, on attendait la visite du chef de l’Etat (Jacques Chirac avait inauguré en personne le Centre de la Mémoire en 2000) qui ne s’était encore jamais rendu sur les lieux du massacre du 10 juin 1944, qui rappelons-le, avait vu une cohorte de SS de la division Das Reich tuer méthodiquement 642 habitants du village, le plus important massacre de civils perpétré au XXe siècle sur le territoire français.

Si l’on ne peut être mécontent de cette nouvelle, si elle est confirmée, il va sans dire que des accusations de récupération politique seront certainement évoquées de part et d’autres, plus que jamais après le lancement il y a quelques mois des « pèlerinages » du président sur des lieux emblématiques de l’Histoire de France (le précédent du Puy-en-Velay avait fait des marques). L’épisode du plateau des Glières, important site résistant, dans les Alpes savoyardes, avait lui aussi suscité la polémique. Le président s’était montré lors de sa visite en mars 2008 très cavalier.

Image de prévisualisation YouTube




> Retour… et perspectives !

7052011

Les partiels terminés (du moins, je l’espère), de longues vacances se présentent à moi, épilogue d’un calendrier universitaire parfois un peu déconcertant mais dont on prendra bien les avantages. Quoi qu’il en soit, je compte bien mettre à profit le temps libre dont je « risque » disposer pour reprendre en main le blog, avec de nouveaux articles bien entendu, mais aussi plus généralement pour lancer de nouveaux projets. En faire une liste complète et datée serait bien trop se risquer, le principal de ces risques étant de ne pouvoir me contenir aux délais annoncés. Je me garderai donc de préciser ces délais, mais voici ce que je vais essayer de proposer à terme :

  • reprendre en charge les dossiers à tonalité historique que j’avais entamés sur l’ancien blog Géolim, notamment celui sur le lien entre les cartes IGN et le patrimoine paysager et historique de la région ; celui sur la généalogie des hommes illustres ayant des racines limousines ; enfin celui sur les 70 ans de médias en Limousin,
  • dans la mesure du possible, réfléchir à une suite à donner aux deux premières interviews publiées récemment,
  • lancer une nouvelle page du blog (ou une page web indépendante) sur un sujet qui me tient à coeur, Limoges, et plus particulièrement les noms de ses rues.
  • j’ai un autre projet « webistique », un peu plus ambitieux, dont je préfère taire la nature tant que je ne m’y suis pas véritablement plongé, mais qui, s’il aboutit, associera culture et histoire, et dans le meilleur des cas, culture, histoire et géographie.

Inutile de préciser que la rentrée de septembre venue, (et même dès le mois prochain dans le cadre du dépôt des candidatures à la primaire socialiste) mon blog revêtira les couleurs de la campagne présidentielle. Je signale aussi que ma nouvelle fonction de Conseiller régional jeune du Limousin devrait transparaître de temps à autre dans mes articles.

Bien entendu, ces ambitions reposent sur l’encouragement que les visiteurs du blog représentent par leurs passages réguliers. Je vous remercie donc très sincèrement, vous qui jetez un coup d’oeil, de temps à autre ! ;)

Bientôt…

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> « Je vous aime toutes et tous, la vie est belle ! »

3052011

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L’émotion qui m’a envahi à l’annonce de la disparition de ce grand homme m’a poussé à publier ce petit article. Immense hommage au député Patrick Roy, pensée à tous les malades du cancer et leurs proches. C’est le cancer qu’il faut combattre et exclure, pas les malades.

Rectificatif : Patrick Roy est né en 1957, et non 1953.







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