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> Réflexions autour de l’adhésion de Verneuil-sur-Vienne à Limoges-Métropole

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Au 1er janvier 2011limogesmtropoleverneuik.png, comme annoncé depuis plusieurs mois, Verneuil-sur-Vienne a quitté la communauté de communes du Val de Vienne pour rejoindre le grand vaisseau de Limoges-Métropole (un budget de 185 millions d’euros pour 200 000 habitants contre 460 millions pour la région Limousin pourtant peuplée de 730 000 personnes). Il s’agit de la première extension de « l’agglo » depuis sa création. Cette adhésion a été motivée par la perspective d’économies en terme d’investissements, même si la population a pu s’émouvoir du changement.

Limoges-Métropole, cette communauté d’agglomération fondée en 2003 par la mue de la toute récente Communauté de communes du pays de Limoges, garde néanmoins toute son étrangeté géographique (cf. déroutante forme de crabe), et s’impose donc en exemple incontestable de la difficulté de concilier le destin d’entité administrative qui s’impose de plus en plus aux intercommunalités, et la fonction avant tout politique de celles-ci. En effet on estime de plus en plus souvent que communautés de communes et d’agglomération, quelques dizaines au milieu des années 1990, plus de 2 600 en 2010, sont appelées à remplacer les cantons, d’autant plus avec le rôle que ceux-ci devraient perdre avec la réforme territoriale de 2014.

Mais les désaccords (d’ordre donc politique) entrent en contradiction avec la constitution d’espaces géographiques clairement définis et ne laissant aucune entité à l’écart. C’est l’antériorité de la création de la communauté de communes Aurence Glane Développement qui explique l’absence de continuité logique entre Couzeix et Limoges par exemple (causant quelques problèmes d’ordre pratique, notamment pour les transports de la STCL). Si le PS couzeixois réclame un rattachement à Limoges, l’inexistence de solutions trouvée jusqu’à présent, indépendamment des réussites sans doute parallèles d’une communauté comme de l’autre, montre qu’il y a encore du chemin à faire…

Par ailleurs, l’arrivée d’une nouvelle commune dans la communauté d’agglomération devrait précipiter les réflexions d’autres communes pouvant à plus ou moins long terme affirmer plus fortement leurs velléités d’adhésion, parce que la situation économique pourrait s’y prêter. Interviewée par L’Info magazine en novembre dernier, Elisabeth Maciejowski, maire socialiste d’Ambazac, craignait en effet devoir un jour rejoindre Limoges-Métropole. Elle déclarait notamment : « un mouvement de pensée se dessine, on s’interroge sur le devenir de la ‘com com’ [Monts d'Ambazac et Val du Taurion, NDLR] si notre intérêt est de rejoindre l’Agglo. J’ai proposé à mes collègues de faire un diagnostic. Je crains qu’à l’avenir nous n’ayons pas la taille suffisante pour mener de grands projets, nous devons y réfléchir. » Une éventualité qui cependant devrait se heurter aux critiques déjà émises de façon plus ou moins assumée par certains élus de certaines communes déjà membres de la Communauté d’agglomération de Limoges, à propos du poids de la capitale régionale et du conseil municipal de Limoges dans les décisions communautaires. En septembre 2008, le maire SE d’Isle, Gilles Bégout, rappelait dans les colonnes du Point qu’il ne tenait pas à ce que sa ville devienne « une mairie annexe de Limoges !« .

En attendant, les politiques communautaires devraient progressivement intégrer Verneuil aux 17 autres communes. On attend par exemple une certaine extension du réseau de la STCL.







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