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> Retour sur 2010

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2010 a été une année riche en évènements. Certes, ce discours est l’apanage de tous les tournants d’année, mais je tenais à revenir (rebondir ?) sur 3 faits qui ont marqué l’actualité locale : la réélection de Jean-Paul Denanot à la tête de la région Limousin, l’inauguration du Family Village et la réouverture du musée de l’Evêché de Limoges.

26 mars 2010 : Jean-Paul Denanot reconduit dans son poste de président du Conseil régional du Limousindenanot.pngCette élection attendue clôt cette campagne qui avait pris un tournant plutôt inattendu au soir du premier tour, quand les premières dissensions entre les forces de gauche s’étaient faites sentir. Ce qu’on redoutait mais qu’on n’espérait aucunement intervenir arrive finalement le 15 mars au soir. En raison de désaccords sur la présence en Haute-Vienne d’un candidat NPA sur la prétendue liste qui au second tour devait unir les candidats des listes Denanot, Jeannot-Pagès et Audouin, la liste Limousin Terre de gauche s’inscrivait définitivement dans l’histoire politique du Limousin en se maintenant au second tour, provoquant une triangulaire à l’issue de laquelle elle prouvait sa légitimité (19 % des voix et 6 sièges). La presse nationale s’en émeuvait, de façon assez discrète, mais tout de même ! Le Limousin élit donc les deux seuls conseillers régionaux du NPA de toute la France, et dans la tradition historique de terre rouge, décidait de se démarquer et d’offrir à la « gauche de la gauche » une revanche, certes symbolique, sur le Parti Socialiste, ce rival allié…

Cet évènement politique pourrait avec le recul relever de l’anecdote, tant le poids du Limousin dans la politique nationale est infime et tant les tractations entre les forces de gauche continueront à se faire sans notre région. Mais à l’échelle locale, ce coup d’éclat, et plus globalement les modalités et l’issue de la victoire de Jean-Paul Denanot, continueront sans doute à peser dans les dossiers du conseil (en particulier celui de la LGV, vecteur de tensions au sein même de la majorité resserrée aux écologistes et aux socialistes), mais aussi dans les rapports de force et la nature des relations entre les partenaires de la gauche limousine. Les représentants locaux des radicaux de gauche ou du MRC s’étaient ainsi montrés irrités de la place qui leur avait été accordée au sein de la liste.

Le Limousin est bien trop marqué par une tradition socialo-communiste pour connaître une alternance brutale, qui par la soudaineté mais aussi le décalage et l’approximation des représentants de la droite, serait mauvaise. Mais cela n’est pas une raison pour négliger les risques d’une déliquescence d’une gauche qui parfois oublie qu’elle n’est pas plus « légitime », mais seulement plus évidente. La gauche se doit de se remettre en question, en permanence, mais aussi de garder cohésion et cohérence, afin de perpétuellement garder sa capacité à séduire, convaincre, renouveler, aider et satisfaire.

28 septembre 2010 : inauguration du Family Village

familyvillage.png21 magasins, 4 restaurants, 2 200 places de parking. Un espace commercial inédit dans la région, qui a pour ambition de drainer un public dépassant les limites régionales. Certes, ce concept a créé des emplois, ce qui profite globalement à l’économie de la ville comme de la région. Mais pourquoi là-bas ? Et surtout, n’est-ce pas une façon quelque peu étrange, sinon déplacée, de répondre à la nécessité de garder un centre-ville attractif, animé, vivant tout simplement ? L’altruisme pour certains, et pas d’autres ? Aujourd’hui encore, les enseignes qui quittent le centre de Limoges pour ce Family Village à la dénomination douteuse sont légion. Sans parler de la politique des transports, avec un centre commercial en adéquation avec le règne de l’automobile. Sans parler non plus de la promotion étonnante et quelque peu déconcertante du pilote Guillaume Moreau : « Family Village, c’est un projet génial. Y’a un tas de nouvelles enseignes. C’est à ciel ouvert. Y’a des arbres. Moi je suis sûr que toutes les familles vont s’y retrouver, et vont être comblées de bonheur à venir dans ce nouveau centre. » Et de conclure : « Moi je suis persuadé que ça va faire un carton« . Ne nous trompons pas : la « politique de la ville », ce n’est pas que celles des quartiers de grands ensembles.

4 décembre 2010 : réouverture du musée des Beaux-Arts de Limoges, ancien musée de l’Evêché, après 4 ans de travaux

En dépit des petites lacunes (de très nombreuses étiquettes manquant toujours près d’un mois après l’inauguration !) propres aux nouveaux établissements, la réouverture du musée, devenu BAL (pour Beaux-Arts de Limoges) est un des points forts de l’année à Limoges. Espace, lumière, modernisme, … un véritable outil d’enseignement, de découverte de d’épanouissement, mais encore un vecteur de développement touristique et culturel pour les visiteurs, la région et ses habitants.

 Photo Jean-Paul Denanot (c) CR Limousin, 2010

 







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