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> Georges Frêche est mort

24102010

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georgesfrche.jpgLa nouvelle du décès d’un président de Conseil régional, personnalité souvent peu médiatisée, devrait passer inaperçue. Mais quand il s’agit d’une figure comme Georges Frêche, c’est différent. L’homme des polémiques, des petites phrases, des provocations et des excès, ancien maire de Montpellier, président en exercice du Languedoc-Roussillon et à ce titre vu comme le chef d’une région dont il est l’élu depuis près de 40 ans, est décédé aujourd’hui d’une crise cardiaque, à l’âge de 72 ans.

Figure singulière au sein de la gauche française, illuminé ou fou selon les avis, exclu du PS en 2007 après ses propos sur l’Equipe de France et les harkis, Georges Frêche avait aussi marqué Montpellier (dont il fut maire jusqu’en 2004) de son empreinte, notamment par des travaux titanesques et un urbanisme aussi déconcertant qu’original. C’est son souhait de voir la région rebaptisée « Septimanie » qui l’avait vraiment fait connaître sur le plan national, en 2005. On aimerait se risquer à l’imaginer trôner en bronze, au milieu des statues monumentales dont il avait l’année dernière décidé l’installation à Montpellier. Homme politique aussi original que controversé, Georges Frêche faisait encore parler de lui en 2010, à l’occasion des élections régionales qui l’ont vu triompher de sa rivale socialiste Hélène Mandroux, dépêchée par Martine Aubry après le dernier dérapage en date (à propos de Laurent Fabius). Le vieux président de région, roi de Septimanie, est mort sur son trône.




> Si y’en a que ça les dé(m/r)ange…

24102010

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sarkozysaletetetgp.jpg« On n’a pas le droit de prendre en otage des gens qui n’y sont pour rien, dans leur vie quotidienne », disait Nicolas Sarkozy la semaine passée, lors d’un déplacement dans l’Eure-et-Loir. Cette thématique chère à la droite en temps de grève, qui joue sur l’exaspération de ces mêmes « pris en otage« , naufragés du RER ou des halls d’aéroport, soulève un problème. 

Tous les soirs, les journaux télévisés, de plus en plus stéréotypés, serinent par de récurrents (lassants ?) reportages de seconde qualité, véritables marronniers des jours de mobilisation, le ras-le-bol de ces franciliens pressés. Cela ne changera jamais, et c’est bien plus le traitement des sujets que leur contenu même qui peut poser problème. Mais la partialité des médias, c’est une autre histoire, et je ne cherche pas à parler de cela ici…

Nous n’en sommes plus, et ce depuis longtemps, à se lamenter de voir un Président de la République se replacer sans cesse en chef d’un parti, en défenseur d’une partie de la population et pourfendeur de l’autre. S’attarder davantage sur cette marque de fabrique du chef de l’Etat paraît de moins en moins utile, tant le bafouement des principes républicains est devenu une nouvelle valeur du régime. Mais pour couper court à tout soupçon de laxisme ou de laisser-aller, nous nous devons de pointer du doigt la vulgarité qui émane de tels propos.

Un otage, d’après le Larousse, c’est une « personne prise ou livrée comme garantie de l’exécution de certaines conventions militaires ou politiques« , ou encore une « personne dont on s’empare et qu’on utilise comme moyen de pression contre quelqu’un, un État, pour l’amener à céder à des exigences« . Le dictionnaire juge bon de préciser que « la loi punit la prise d’otage de la réclusion criminelle à temps ou à perpétuité« . Bien entendu, pas d’amalgame, il n’y a pas de crime dans les propos du président. Mais de tels propos venant d’un tel personnage paraissent bien marques d’irrespect et de faute dans la mesure. Est-il utile de rappeler que plusieurs français sont actuellement otages (et au vrai sens du terme cette fois !) en Afrique et en Afghanistan ?

Mais après tout, la sémantique sarkozienne, n’est-ce pas un peu ça, aussi ?

 







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