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> Le syndrome de Vichy existe toujours, hélas…

1052010

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rousso.pngLa censure par une mairie française d’une lettre écrite par une ancienne déportée, Ida Grinspan, sous prétexte qu’elle stigmatise la profession des gendarmes, alors qu’une allusion était faite à leur responsabilité dans la déportation-même sous l’Occupation, paraît déjà dérangeante. Mais le fait que l’argument défendu ensuite par l’adjoint « chargé des affaires patriotiques » (dénomination déjà douteuse) soit une volonté d’en finir avec l’époque du « repentir« . « Nous en avons assez [...], c’est fini, on n’en parle plus« , assène l’élu, par ailleurs ancien gendarme…

Est-ce une preuve de la persistance chez certains du syndrome de Vichy, défini par l’historien Henri Rousso, comme l’habitude que les autorités et les spécialistes eux-mêmes avaient dans les années 60 ou 70, de fermer les yeux sur le passé vichyste au nom de la réconciliation nationale ? Voici ce que disait par exemple le président Georges Pompidou en 1962, à l’occasion de sa très controversée grâce de l’ancien milicien Paul Touvier :

« Le moment n’est-il pas venu de jeter le voile, d’oublier ces temps où les Français ne s’aimaient pas, s’entre-déchiraient et même s’entre-tuaient ?« 

En 2010, il apparaît effrayant, et même choquant, qu’un élu de l’Etat de la France, dont la responsabilité dans la déportation a été reconnue il y a 15 ans par le président Chirac, et dont le rôle dans l’attribution des pleins pouvoirs au maréchal Pétain n’est pas à prouver, (alors que la gendarmerie elle-même a reconnu son rôle depuis 1992) puisse avoir 40 ans de retard dans sa vision de telles atrocités criminelles, encadrées par l’Etat français lui-même. Pour rappel, voici un extrait du discours prononcé par Jacques Chirac le 16 juillet 1995 :

« Oui,la folie criminelle de l’occupant a été, chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l’Etat français. La France, patrie des Lumières, patrie des droits de l’homme, terre d’accueil, terre d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable« .

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Les précisions et excuses apportées par le maire en personne sont bien la moindre des choses.

 







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