> Régionales Limousin : l’UMP volée d’un siège ?

30032010

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pvrgionalessthilairelesplaces.pngLe petit évènement que constitue l’inversion du total des voix obtenu par Christian Audouin et Raymond Archer sur la commune de Saint-Hilaire-les-Places, va-t-il confirmer l’impression que bon nombre de limousins ont. A savoir que cette élection a été de loin une des plus animées et surprenantes de ces dernières années dans la région ? Quoi qu’il en soit, si le Conseil d’Etat valide cette modification, la liste UMP prendra un siège à la majorité, et propulsera de facto Guillaume Guérin à l’assemblée régionale, tout cela pour 50 petites voix échangées.

Si Raymond Archer se réjouit déjà de cette nouvelle inattendue qui viendrait redresser un bilan peu glorieux pour la droite locale (10 conseillers, soit 2 de moins qu’en 2004), c’est à gauche qu’on rit moins. Tout d’abord parce qu’il n’est jamais agréable de voir une victoire légèrement ternie par une erreur de chiffres, mais surtout parce que l’alliance Europe Ecologie-PS, faite sans encombres entre les deux tours alors que la fusion avec le Front de gauche avait été impossible, pourrait souffrir de la nouvelle.

En effet, le nouvel élu UMP prendrait la place d’un élu de la majorité, en toute logique le dernier élu. A savoir Dominique Normand, élue des Verts. Si les socialistes, par la voix de Gérard Vandenbroucke, estiment légitime que ce soit l’élue écologiste qui cède sa place, Ghislaine Jeannot-Pagès brandit la teneur de l’accord entre sa liste et celle de Jean-Paul Denanot. Soit 4 places éligibles dans la future assemblée. Et pas 3.

Espérons en tout cas que ces discussions aboutiront vite et surtout sans encombres. Les citoyens limousins attendant certainement que leurs élus s’attellent aux nombreux travaux qui les attendent.




> Jean Auclair se paye la page d’accueil du site de l’Elysée

29032010

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sarkozyauclairsalonagriculture.pngLe bouillant député creusois, qui se targuait du soutien des plus hauts parisiens, est-il l’homme du moment à droite en Limousin ? Fort de ses 38 % au second tour des élections régionales, Jean Auclair est en tout cas en page d’accueil du tout nouveau site internet de la Présidence de la République, présent aux côtés le même jour que Nicolas Sarkozy au salon de l’Agriculture.




> Bilan des élections régionales en Limousin

27032010

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Pour clore cette période riche en enseignements politiques, je vous propose de dresser un bilan en 7 points.

1 – Le PS conforté première force politique régionale… au détriment de ses alliés.

pslimousin.pngAvec 21 sièges, contre 19 en 2004, le PS est bien le grand vainqueur de cette élection, symbolisée qui plus est par ses 7 vice-présidences. 21 sièges qui le placent très nettement première force limousine, loin devant l’UMP et ses 10 sièges (en vérité 6 précisément pour l’UMP, les 4 autres étant partagés entre radicaux et divers droite). Cependant, les tractations d’entre-deux-tours ont peut-être laissé quelques traces dans les relations entre les différentes sensibilités de la liste Denanot. L’ADS perd en effet un siège, et le MRC, qui avait passé un accord écrit avec les socialistes, s’était vu placé en 10e position sur la liste corrézienne. Les représentants respectifs des deux partis avaient dès le début de semaine fait part de leur légère frustration. Bernard Beaubreuil (ADS) remarquant que « le PS est gagnant », et Patrick Trannoy (MRC) demande à ce que ce genre de résultat ne « devienne pas une habitude ».

2 – Le déclin du PCF.

pcf.jpgIl ne faut pas se voiler la face. La réussite de la liste Terre de gauche, si elle apporte indubitablement une diversité à la gauche, a précipité le déclin d’un PCF toujours davantage concurrencé par les socialistes. Avec 3 élus, soit 3 de moins qu’en 2004, les communistes se voient enserrés entre l’extrême-gauche, qui est la première gagnante de la « troisème voie » imposée par l’échec des négociations entre la liste de Jean-Paul Denanot et celle de Christian Audouin après le premier tour, et le PS lui-même. Ce déclin pourrait néanmoins se voir relativisé par la forte présence d’élus communistes dans la plupart des collectivités limousines… où l’alliance avec le PS s’est faite dès le départ. De plus, avec le refus des vice-présidences, le communisme limousin s’est privé d’une tribune qu’il possédait depuis la création de l’assemblée exécutive.

3 – L’émergence d’une nouvelle gauche.

tdg1.pngMais la liste Terre de gauche a déabord attiré l’attention par son originalité et son maintien au second tour, dont la nouvelle a été présentée comme une expérience dont les effets pourraient servir à l’échelon national, pour 2012. Cette liste réunissant NPA, Parti de gauche, Alternatifs et donc communistes a fait l’évènement et a attiré les médias nationaux sur le Limousin, bien plus qu’à leur habitude. Avec leur entrée au Conseil régional, le NPA et le Front de gauche sont une illustration de cette réelle diversification de l’ »offre » politique dans cette terre résolument de gauche qu’est le Limousin, phénomène préfiguré dès les municipales en 2008. Le moment est maintenant venu pour les élus de ne pas décevoir leurs électeurs. Cela induit nécessairement la tenue d’une ligne indépendante de la majorité socialiste.

4 – Les écologistes profitent de la dynamique nationale… et de leur accord politique.

gjp.pngAvec un élu de plus, les écologistes sortent eux-aussi vainqueurs de cette élection. Une réussite qu’ils doivent aussi à leur fusion avec la liste PS. Il va maintenant falloir concentrer les efforts sur l’élaboration d’un consensus, ou au pire une prise de décision la plus commune possible autour des sujets qui fâchent. On pense évidemment au projet LGV. Quoi qu’il en soit, Europe Ecologie a réalisé la bonne opération de ce scrutin, avec 2 vice-présidences, comme le stipulait l’accord d’entre-deux-tours.

5 – La disparition du centre.

jjb.pngAutre évènement de cette élection régionale : la disparition de l’hémicycle régional d’élus centristes. La déroute du MoDem a empêché la réélection de Jean-Jacques Bélézy et Jean-Claude Deschamps, élus en 2004avec les voix de droite sur la liste d’union UDF-UMP. La stratégie de François Bayrou n’a pas payé, loin de là. La chute du MoDem sert les élus de la liste Terre de gauche, qui s’étaient montré extrêmement critiques quant à un possible rapprochement des élus orange avec les socialistes. Les résultats leur ont donné raison, prouvant que le Limousin n’était pas une région centriste.

6 – A droite, mauvais scrutin pour tous… ou presque.

auclair.pngEn perdant plus de 5 points par rapport à 2004, époque à laquelle l’UMP était pourtant associée à l’UDF, la droite limousine signe une réelle contre-performance. En témoigne encore mieux les scores de Raymond Archer en Haute-Vienne, qui a totalement désavoué la liste du conseiller général de Limoges-Emailleurs. La campagne n’a pas porté ses fruits, sans doute desservie par le contexte national, mais peut-être aussi par le manque de consensus autour du leader régional. Alain Marsaud ne dira pas le contraire. Seule consolation, le bon score de Jean Auclair en Creuse, qui limite réellement les dégâts, obtenant le meilleur résultat de la droite dans son département, avec 38 % au 2nd tour. La candidature du député controversé à la présidence de région préfigure peut-être ses ambitions au sein du parti en région.

7 – La mort de la « Chiraquie » s’accélère.

Si la Creuse est devenue le département le plus à droite du Limousin, c’est logiquement au détriment de la Corrèze. L’élection confirme la lente mais certaine déprise de l’influence chiraquienne sur le département, entamée à la présidentielle de 2007 et confirmée aux municipales et aux sénatoriales. L’UMP en effet ne réalise que 35 % au second tour, contre 43 % il y a 6 ans. Plus encore, elle perd un élu, n’en possédant plus que 4, alors que la fusion UDF-UMP avait en 2004 conduit à l’élection de 5 conseillers unis, avant la création du MoDem auquel Jean-Claude Deschamps s’était rallié.

En bref.

L’assemblée régionale, avec trois grands groupes politiques en présence, est marquée par une « tripolarisation » inédite en France, pays où l’on assiste habituellement à une configuration globalement faite de PS-UMP-FN voire PS-UMP-Centre. Christian Audouin a sans doute convaincu tous ceux qui pensaient que l’on se retrouverait face à une bipolarisation réelle : « nous sommes autonomes, libres, mais très responsables à l’égard des intérêts de la gauche en Limousin [...] pour faire reculer la droite [...] une participation responsable, offensive mais libre ».

Par ailleurs, je tenais à vous remercier de votre fidélité, en particulier pendant cette intense période électorale, puisque vous avez été près de 4 500 à venir sur le blog depuis le début du mois de mars, soit une moyenne de 160 visites par jour. Je vous remercie de cet encouragement.




> Denanot comme prévu

26032010

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crinstallation2010.pngJean-Paul Denanot a été reconduit officiellement président du Conseil régional du Limousin pour 4, voire 5 ans, selon les modalités de la réforme des collectivités concoctée par le gouvernement, fermement réprouvée par les exécutifs socialistes. Quoi qu’il en soit, le président sortant-entrant a réaffirmé sa volonté de continuer la politique de la région dans le sens entamé il y a 6 ans, et d’impulser au plus vite les promesses de son programme, même si le contexte politique se trouve changé par l’éclatement de la gauche en deux blocs, qui se veulent distincts (ainsi Christian Audouin avait symboliquement présenté sa candidature à la présidence ce matin), mais sans doute sans se tourner le dos.

Pour cette mandature, on ne devrait compter que 10 vice-présidences, contre 12 précédemment. Et dans la dynamique de renouvellement qui a caractérisé l’élection (avec 25 nouveaux conseillers sur 43), 7 des 10 vice-présidents le sont pour la première fois. Si les charges précises ne sont pas encore définies, seuls Gérard Vandenbroucke, Jean-Bernard Damiens et Claude Trémouille retrouvent un poste de vice-président.

Les 10 nouveaux vice-présidents sont :

  • Gérard Vandenbroucke (PS)
  • Patricia Bordas (PS)
  • Armelle Martin (PS)
  • Catherine Beaubatie (PS)
  • Ghislaine Jeannot-Pagès (Verts)
  • Stéphane Cambou (PS)
  • Jean-Bernard Damiens (Verts)
  • Jacqueline Lhomme-Léoment (ADS)
  • Claude Trémouille (PS)
  • Gilles Pallier (PS)

La commission permanente, regroupant 31 membres, qui représente fidèlement les tendances politiques du conseil, est composée :

  • Nathalie Delcouderc-Juillard (PS)
  • Jean-Marie Rougier (PS)
  • Sylvie Aucouturier-Vaugelade (PS)
  • Gérard Audouze (PS)
  • Andréa Soyer (PS)
  • Alain Lagarde (PS)
  • Catherine L’Official (PS)
  • Marc Horvat (SE)
  • Christèle Coursat (PS)
  • Raymond Archer (UMP)
  • Michelle Suchaud (UMP)
  • Francis Comby (UMP)
  • Marie-Claude Lainez (PR)
  • Jean Auclair (UMP)
  • Nathalie Villeneuve-Delage (UMP)
  • Jean-Pierre Tronche (UMP)
  • Christian Audouin (PCF)
  • Laurence Pache (PG)
  • Stéphane Lajaumont (NPA)
  • Pascale Rome (PCF)



> Composition du conseil régional 2010-2014

25032010

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Je vous propose de découvrir les visages et la composition complète de cette nouvelle assemblée régionale du Limousin, élue dimanche dernier. Notez bien que l’élection du président et de ses vice-présidents aura lieu vendredi matin (demain). Je vous proposerai donc demain soir l’organisation complète de cette nouvelle mandature.

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Cliquez pour agrandir !

Quelques chiffres :

  • la plus jeune élue : Andrea Soyer (PS), 36 ans
  • le plus âgé : Raymond Archer (UMP), 67 ans
  • 18 sortants réélus
  • 21 hommes, 22 femmes (23 hommes, 20 femmes auparavant)

 




> Pari gagné pour Terre de gauche

22032010

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audouin.pngIl sera certainement impropre de parler de gauche plurielle pour définir la masse des élus de gauche au Conseil régional, même si ceux ci sont a priori susceptibles de se réunir (à défaut de s’allier) au sein d’une large majorité, selon les voeux même des socialistes se disant près à laisser au PCF une vice-présidence.

Mais avant toute décision sur l’organisation du futur exécutif, dont l’élection officielle du président aura lieu vendredi, il convient de revenir sur la performance de la liste inédite de Christian Audouin, qui a largement remporté son pari de prouver qu’elle est une force de gauche alternative et sur laquelle il faudra désormais compter. Avec plus de 19 %, (« score tout à fait remarquable » pour M. Audouin) soit 6 points de plus qu’au premier tour, et des scores notables en Haute-Vienne (21,47 %), amputant certainement la liste Denanot de la majorité absolue (49,24 %), ou bien encore dans certaines villes comme Le Palais-sur-Vienne (27 %), Bugeat (29,2 %), Rilhac-Rancon (26,8 %), Saint-Léonard (22,9 %), et plus encore sur le plateau de Millevaches (55 % à Toy-Viam, 48 % à Nedde, 45 % à Millevaches, 42 % à Tarnac, 39 % à Peyrelevade, 33 % à Eymoutiers, …), la liste Front de gauche-NPA a su rivaliser avec la liste socialiste avec laquelle la fusion de second tour s’était avérée impossible.

De 6 élus PCF, on passera pour la nouvelle mandature à 6 élus partagés entre PCF (3), NPA, fait inédit (2), et Parti de gauche (1 élue). Parmi eux, Stéphane Lajaumont, qui obtient son premier mandat politique.

Mais désormais se présente une nouvelle mission : aborder la mandature 2010-2014 dans un esprit apaisé, et de travailler au sein d’une majorité de gauche. De là à dire qu’il n’y aura pas de tensions…







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