> Islande, l’invitée surprise

30 05 2009

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Deuxième volet de la série sur ces pays européens non-membres de l’UE mais qui importent tout de même !

On parlait plus de la Croatie ou de la Macédoine que de l’Islande pour une entrée prochaine dans l’UE. Mais il semblerait que l’Islande, dont on connaît surtout les grands glaciers, les étendues sauvages et Björk, soit en passe de leur griller la politesse.

En effet, la victoire inédite de l’alliance de gauche aux élections législatives d’avril dernier vient d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’île de l’Atlantique, durement touchée par la crise. Moins peuplé que la Haute-Vienne, le pays au plus fort indice de développement humain (IDH) de la planète derrière la Norvège a ainsi été frappé de plein fouet par la crise financière.

L’adhésion à l’Union et plus encore l’adoption de la monnaie unique seraient les seules perspectives d’avenir pour l’Islande.

Le gouvernement va essayer de faire voter au début de l’été une demande de négociations avec Bruxelles. Ce ne sera pas acquis d’avance, mais la première ministre devrait pouvoir compter sur une opinion de plus en plus favorable, qui a d’ores et déjà compris que le modèle qui avait fait de l’Islande un Etat prospère n’est plus d’actualité.

Car en Islande, l’économie reposait jusqu’à l’année dernière en grande partie sur les banques, dont les 3 principales ont fait faillite à l’automne. Dévaluation et inflation s’en sont suivies. La grande contestation qui a résulté de ce contexte difficile a permis à une femme social-démocrate, c’est historique, de devenir premier ministre. Jóhanna Sigurðardóttir a très rapidement choisi de mener une politique bien différente.

En attendant, la situation économique semble s’améliorer, puisque selon le FMI, qui a versé un prêt de 2,1 milliars de $, le pays devrait retrouver le chemin de la reprise dès l’année prochaine.

Un grand point noir persiste néanmoins en Islande. Il s’agit du seul pays avec son voisin norvégien et le Japon à continuer la pratique de la chasse à la baleine à des fins commerciales (notons que l’Islande ne commercialise la viande de baleine que sur son territoire et au Japon). En février, sept pays de l’UE, dont la France, avaient protesté contre la poursuite de ces activités, vertement dénoncées par les ONG, comme Greenpeace, qui a enjoint le nouveau gouvernement à « se réveiller« . En juin 2008, l’Union européenne, à l’instar des Etats-Unis, avait décidé de prendre communément position contre la chasse à ce cétacé menacé. Si l’Islande veut devenir le 28e Etat de l’UE, elle va sans doute devoir faire des concessions…

Prochain pays traité : la Turquie


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