> Rejet de la liste PS en Limousin : et maintenant ?

13032009

euro2009limousin.pngLes militants socialistes de la région ont donc bien suivi les consignes de leurs élus. La liste qui doit être conduite en juin prochain par Henri Weber a été rejetée. Si cet évènement symbolise sans aucun doute la volonté légitime des élus locaux de pouvoir défendre les intérêts du Limousin au nom du PS à Bruxelles, ce désaveu pour la direction nationale du parti remet en question la clarté et l’unité précaire installées après le congrès de Reims.

denanot.pngPlus de mésentente apparente entre les partisans de la maire de Lille et de Ségolène Royal, mais les courants de pensée nés du lancement de la présidence Aubry ont montré leur fragilité (leur irréalisme ?). Les rivalités sont de retour, certaines sont apparues, d’autres se sont même curieusement effacées. On descend désormais le bilan de François Hollande : Vincent Peillon a évoqué le « mauvais esprit » de l’ancien premier secrétaire, élu limousin. Mais la vértiable question est désormais de savoir ce qui advenir de ce nouveau camouflet et de cette mésentente globale.

Jean-Paul Denanot appelle à un nouveau vote. On ne peut s’empêcher de penser au même appel lancé par les partisans de la présidente de Poitou-Charentes en novembre dernier, dans d’autres circonstances et d’autres proportions. On ne promet en aucun cas la tête de liste au président de la région Limousin, qui est dans l’attente d’ »une réunion des responsables des trois régions » de la circonscription (Auvergne et Centre ont approuvé quant à elles la liste), selon 20minutes.fr. Mais le Limousin ne lâchera rien. La direction du PS fait savoir qu’elle va prendre en compte le rejet de la liste. Mais elle laisse aussi clairement comprendre qu’elle ne vas pas tout donner au Limousin. François Lamy, conseiller politique de la première secrétaire, allait jusqu’à mettre en évidence que » 21 régions sur 22 ont voté les listes. Le Limousin est la plus petite région, après la Corse.« 




> Réforme territoriale : mes propositions

6032009

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A l’heure où l’ancien premier ministre Edouard Balladur, qui dirige la commission du même nom, s’indigne des nombreuses voix discordantes venues troubler la bonne conduite de son travail.

Il faut dire que le redécoupage des régions et départements ne plaît pas à tout le monde, que ce soit les bretons, les picards, les poitevins ou les alsaciens à cause d’une perte d’identité de leur région qui serait redéfinie (une fierté déjà mise à mal par les nouvelles plaques d’immatriculation qui entreront en vigueur le 15 avril), comme les élus en général, le projet prévoyant une forte réduction du nombre de représentants locaux, et la réunion des conseillers généraux et régionaux en une seule et même fonction.Quoi qu’il en soit, chez nous aussi, le débat passionne. Et entre rattachement à l’est et fusion à l’ouest, nous ne savons pas encore à quelle sauce nous serons mangé. Certains appellent à un mariage d’amour avec nos voisins charentais, d’autres à un mariage de raison avec les cousins auvergnats, et vice versa, … Bref, personne n’est d’accord.

Alors j’ai décidé de réfléchir quelques instants sur la question, et de moi aussi m’ajouter à ce brouhaha général en donnant mes propositions personnelles pour le futur Limousin. Je ne me suis donné qu’une contrainte, ne pas séparer les trois départements, Corrèze, Creuse, Haute-Vienne.

  • Rappel : hypothèse du Comité Balladur

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  • 1ère hypothèse : privilégier les facteurs économiques et de communications

nouveaulimousin1.pngSi on parle d’économie et de communications, on évoque forcément le futur. Cela veut obligatoirement dire vers l’ouest, car on pense au projet de LGV, d’autoroute vers Nantes, et aux échanges grandissant avec la façade atlantique. Deux idées s’imposent : une région avec la Vienne et la Charente. Limoges est une capitale évidente au centre de ce nouvel ensemble, la nouvelle liaison Poitiers-Limoges renforce les échanges et la complémentarité entre les deux villes. Notre capitale régionale a déjà son influence qui s’étend jusqu’à Angoulême. L’autre idée, c’est intégrer la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres. Cela ferait un apport important en matière de tourisme, avec le gain de la côte charentaise et le marais poitevin entre autres. La Creuse ne serait pas mise à l’écart, surtout avec l’amélioration de la RCEA entre Montluçon et Angoulême. Mais les échanges entre l’ouest et l’est restent mauvais, et il faut garder en tête que relier l’île de Ré à Ussel, c’est 5h de route. Et les Deux-Sèvres ont quand même tendance à plutôt regarder vers Nantes.
> 1 496 417 habitants (2 455 043 avec les Deux-Sèvres et la Charente-Maritime)

  • 2ème hypothèse : privilégier les facteurs historiques et culturels

nouveaulimousin2.pngSi l’on privilégie les facteurs historiques et culturels, on pourrait en évoquant le duché d’Aquitaine, faire une très grande région de l’Auvergne au Poitou et des Pyrénées au Berry. C’est grand. On préfère donc penser au XVe siècle, quand le Périgord et les vicomtés de Limoges et de Turenne étaient gouvernés par la maison d’Albret. On élimine donc le Poitou, qui reste lié à la Vendée, et même, au nord, à l’Anjou. Le tiers est de la Charente est occitan, le tiers nord de la Dordogne est limousin, on peut donc les intégrer.  Le Lot, loin de Toulouse, est dans la continuité du bassin de Brive, notamment avec l’ouverture prochaine de l’aéroport de Brive-Souillac. Le sud du Limousin est d’ailleurs appelé « portail du Midi ». La réunion du Lot et de la Dordogne (Quercy-Périgord) n’est pas illogique. Cela ferait donc une nouvelle région Centre-Ouest.
> 1 304 503 habitants (1 651 540 avec la Charente)

  • 3ème hypothèse : privilégier les facteurs géographiques

nouveaulimousin3.pngLes facteurs de décision sont donc les ensembles géographiques et géologiques. Cela exclut directement l’Indre, la Vienne et le Cher, mais aussi la Charente. Cette hypothèse nous tourne vers l’est, et c’est ce qui, à mon avis, nous serait le moins profitable, accollés à une Auvergne qui se tourne déjà vers Lyon. Et on ne peut pas dire, que malgré l’A 89, les liaisons Clermont-Limoges soient les meilleures. Et de réunir deux régions qui sont les plus « en retard » de France ne me paraît pas être une très bonne perspective. Mais elle est logique du point de vue géographie et même culturel. Par ailleurs, il me semble qu’un rattachement de l’Allier à la Bourgogne ou une nouvelle région Centre pourrait être pensé. Et je reste plutôt partisan d’une nouvelle Auvergne (avec rajout de la Lozère, de la Loire et de l’Aveyron) que d’une Auvergne-Limousin.
> 1 723 549 habitants (2 066 858 avec l’Allier)

 

Peut-être conviendrez-vous que l’idéal serait une des trois propositions. Ou bien une autre. Ou bien vous trouvez ça tout à fait ridicule, et vous souhaitez que les régions et les départements restent comme ils sont actuellement. Oui, la question n’a pas fini de mobiliser.




> Parcours du Tour de France 2009 en Limousin

3032009

Vous le savez maintenant, le Tour de France 2009 passera bien chez nous les 13 (jour de repos à Limoges) et 14 juillet (étape Limoges > Issoudun) prochains. Les hôteliers en sont témoins, il paraît que les réservations sont nombreuses. Je vous propose ici le tracé de l’étape dans les départements de la Haute-Vienne et de la Creuse (cliquez pour agrandir).

Nous aurons bien sûr l’occasion de reparler du passage de la Grande Boucle d’ici à cet été.

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> PS : le bazar n’est pas rangé

2032009

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denanotroyal.pngLa direction du PS est digne du « comité central du PC d’URSS« . La phrase n’est ni de Jean-François Copé, ni de François Bayrou, ni même de Jean-Luc Mélenchon. Non, c’est Gérard Collomb qui l’a prononcée.

On avait pourtant tellement espoir. Les royalistes et les aubrystes semblaient avoir scellé un pacte de non-agression, et l’opinion semblait de nouveau avoir un minimum de confiance envers le parti qui devra battre la droite dans 3 ans. On ne veut pas y croire, et pourtant, le PS, trois petits mois après son fabuleux congrès de Reims, semble avoir renoué avec la cacophonie qui lui a été si chère depuis deux ans.

Jean-Paul Denanot absent de la liste PS dans la circonscription Centre-Massif central et remplacé par un parachuté du Nord-Ouest, Vincent Peillon malheureux d’être parachuté en Sud-Est, des voix de plus en plus nombreuses appelant les militants du parti à voter contre les listes officielles le 12 mars. Le tout agrémenté de la petite phrase de Martine Aubry vantant le physique de son porte-parole, qui a suffi à laisser paraître la formidable mésentente entre les camarades du premier parti d’opposition.

En se recentrant sur ce qui alimente depuis quelques jours les blogs limousins et les colonnes du Populaire, on peut voir ô combien le futur proche du poing à la rose est incertain. Rendez-vous dans moins de quatre mois. En attendant, comme on le dit dans le langage courant, ça risque d’être folklorique. Et si ce n’était que ça…

Photo : Jean-Paul Denanot et Ségolène Royal à l’université d’été de la Rochelle, en août dernier







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