> Geutier et Bélézy veulent croire en leurs chances d’ébranler la forteresse Rodet
15012008
Et si on commençait par Limoges ? Ville gouvernée depuis la nuit des temps par la gauche, on voit mal comment quelqu’un d’autre qu’Alain Rodet, en place depuis 18 ans, pourrait devenir (en l’occurence rester) le locataire de la place Léon Betoulle. A Limoges, tous les scrutins, locaux comme nationaux donnent de grosses majorités aux candidats de gauche, particulièrement socialistes. Les sortants, qui n’ont officiellement pas lancé leur campagne, n’ont semble-t-il pas vraiment à s’inquiéter. Mais cela ne dit pas que le député-maire sortant sera forcément réélu au 1er tour, comme à chaque fois. C’est en tout cas ce que pensent ses principaux adversaires :
A ma droite, Camille Geutier, bien connu dans le paysage politique limougeaud, conseiller municipal depuis de nombreuses années et particulièrement attaché au développement économique de Limoges.
Au centre, Jean-Jacques Bélézy, qui va sans doute chercher à surfer sur la vague lancée par François Bayrou au printemps, magré les maigres 8 % obtenus aux législatives dans la 1ère circonscription. Son programme, comprenant comme on le sait maintenant l’ambitieux projet du retour du tram, se veut en dehors du clivage gauche-droite, credo du MoDem.
Ont aussi fait acte de candidature, Cyril Cognéras, des Verts, Claudine Roussie, de Lutte Ouvrière et le communiste révolutionnaire Daniel Clérembaux. Le parti de ce dernier, vivifié par le bon score d’Olivier Besancenot, pourrait, selon Le Populaire ne pas refuser un siège dans une majorité socialo-communiste.
L’objectif pour l’opposition est bien entendu d’obliger Alain Rodet au passage par le second tour. Un objectif très ambitieux, qu’on pourrait juger d’utopique tant les chances de la droite restent faibles dans la région. En témoigne la défaite du dernier député de droite de Haute-Vienne en juin. En 2001, aux municipales précédentes, le PS avait obtenu 53 % au 1er tour, contre seulement 20 % pour la RPR Béatrice Martineau, cependant minée par la liste dissidente Pauliat-Defaye / Guilhem.
En ce qui concerne la liste Rodet, les rumeurs disent que le Dr Lanfranca, 1er adjoint, directeur de la STCL, ne repartirait pas, tout comme l’adjointe à la culture Jacqueline Chevalier. En revanche, Monique Boulestin, fortifiée par son nouveau siège de députée, pourrait le remplacer, toujours selon le Popu. Reste à savoir quelle sera la place des autres forces de la majorité sortante dans la liste, à savoir les communistes et les membres de l’ADS.
– Prochain article : La campagne à Panazol
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