Premier petit tour d’horizon des villes importantes de France avant les municipales de 2008. Ici Paris, Toulouse, Bordeaux, Lyon et Marseille.
PARIS
Comme attendu, le maire PS sortant Bertrand Delanoë a déclaré sa candidature pour un second mandat le 3 septembre 2007. L’UMP présente l’ancienne ministre Françoise de Panafieu, désignée par les militants lors de primaires qui l’on vue affronter l’ancien maire Jean Tibéri, et les députés Claude Goasguen et Pierre Lellouche. L’UDF a pour candidate l’ancienne directrice de campagne de François Bayrou et conseillère de Paris Marielle de Sarnez. Bernard Debré (UMP) avait refusé de participer aux primaires organisées par son parti et maintient une candidature dissidente. Les Verts présenteront au 1er tour des listes dans chaque arrondissement ; l’adjoint Denis Baupin est leur tête de liste. L’Alliance royale a également présenté une candidature. En revanche, toujours aucune nouvelle de la part de l’extrême gauche et de l’extrême droite. La gauche apparaît plutôt en position de force après les résultats du PS aux présidentielles et législatives, et devant la mésentente et le certain désordre de la droite parisienne.
TOULOUSE
Encore beaucoup d’incertitudes du côté de la ville rose, qui vote toujours à gauche lors des élections présidentielles ou législatives, mais qui a une municipalité de droite depuis 35 ans. Du côté de l’UMP, deux candidats possibles semblent se détacher : le maire sortant Jean-Luc Moudenc et l’ancien maire et ex-président du CSA Dominique Baudis. Mais Philippe Douste-Blazy, démissionnaire après sa nomination au gouvernement en 2004 pourrait encore créer la surprise. A gauche, là encore trois personnalités sont pressenties pour diriger la liste socialiste : le président du Conseil Régional Martin Malvy, le secrétaire national aux fédérations et député européen Kader Arif, et l’avocat et maire de Ramonville, Pierre Cohen.
LYON Le sénateur-maire socialiste sortant Gérard Collomb est à nouveau candidat. Il sera opposé notamment à l’ancien ministre Dominique Perben, et l’ancienne présidente centriste de la région Rhône-Alpes Anne-Marie Comparini. Bruno Gollnisch est cette fois encore présenté par le FN. Si l’élection du maire en 2001 avait été assez serrée, un récent sondage réalisé par un mensuel lyonnais semble donner à la gauche un fort avantage, puisque Gérard Collomb l’emporterait au second tour avec 58% des suffrages contre 42% à l’ancien ministre des Transports. Cet avantage apparent vient confirmer les bons résultats du PS à Lyon aux législatives de 2007, où la droite avait perdu deux circonscriptions.
MARSEILLE
Sans surprise, Jean-Claude Gaudin briguera un nouveau mandat en 2008. Le PS a, après de nombreux mois d’attente, de doutes, et de rumeurs sur le candidat (les noms de Patrick Menucci ou Eugène Caselli, chef du PS local ont circulé), présenté son candidat ; il s’agit du sénateur Jean-Noël Guérini, qui dès l’annonce de sa candidature, a détaillé de nombreux enjeux ambitieux, tels l’organisation des JO en 2020 ou 2024 ou l’extension rapide du métro. Toutefois, l’idée d’une candidature socialiste dissidente (en la personne de Marie-Arlette Carlotti, députée européenne) est défendue par quelques-uns. Ce cas de figure diminuerait évidemment encore les chances de la gauche dans la cité phocéenne, qui marque son ancrage à droite à chacun des scrutins. La mairie est occupée par la droite depuis la mort de Gaston Defferre.
BORDEAUX
Ville de contradictions tout comme Toulouse, puisque la mairie de la « belle endormie » est ancrée à droite depuis 60 ans, que Jacques-Chaban Delmas tout comme Alain Juppé ont été élus à de grandes majorités, mais que la gauche a été majoritaire aux régionales de 2004, aux présidentielles de 2007, et chose inédite, aux législatives de la même année. Elections lors desquelles le maire en fonction a été battu par Michèle Delaunay, et contraint à quitter le gouvernement. Il est donc à noter que cette tendance de vote à gauche se confirme. Reste donc à déterminer un candidat qui pourrait fédérer tous les espoirs des socialistes et de toute la gauche bordelaise. L’ancien candidat Gilles Savary ayant renoncé, le président de région Alain Rousset est favori. Cependant, la très forte rivalité qui existe entre l’ancien premier ministre, toujours populaire, et le socialiste fait affirmer à Gilles Savary que son proche pourrait décliner. Grandes incertitudes donc, pour ce qui devrait être une des villes les plus regardées en mars prochain…
Prochainement : Lille, Besançon, Strasbourg, La Rochelle et Angers
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